Basée à Elsenheim, dans le Bas-Rhin, l'entreprise d'équipements pour l'agriculture et la forêt est en pleine croissance. Elle va encore créer dix nouveaux postes de travail cette année pour atteindre un effectif de 90 salariés.
L’usine d’AMR, à Elsenheim (Bas-Rhin) tourne à plein régime. Et pour cause : en quatre ans, son activité a presque doublé. « En 2019, l’entreprise réalisait un chiffre d'affaires de 15 millions d’€ et employait une cinquantaine de salariés. L’an dernier nous avons atteint 22 millions d’€ avec un effectif de 80 personnes, et cette année nous devrions finir à 28 millions d’€ avec 90 collaborateurs », annonce Michaël Hornecker, directeur de la société depuis deux ans.
L'explication principale tient à la forte demande du marché forestier, qui bénéfice à plein à cette spécialiste de la conception et fabrication de fendeuses de bûches et de scies. « Il y a eu trois vagues : la première liée à la hausse du prix de l’essence, la deuxième est survenue suite au conflit russo-ukrainien et au stress sur le gaz. Quant à la troisième, je ne l’explique pas vraiment. Elle est peut-être due au réchauffement climatique qui accélère le dépérissement des forêts », analyse le directeur.
En 2022, le marché allemand a été le plus dynamique pour AMR en raison des tensions sur le gaz russe. Cette année, c’est en France que la PME enregistre le plus grand nombre de commandes. « Dans un contexte de pouvoir d'achat problématique dans le pays, le bois de chauffage est plébiscité car son tarif est plus stable que celui des autres énergies », observe Michaël Hornecker.

L’entreprise a également fidélisé ses clients en augmentant raisonnablement ses prix par rapport à la hausse du tarif des matières premières. Elle a rogné en conséquence quelque peu sur ses marges, mais la croissance des volumes de vente a compensé cette baisse. Elle a établi des quotas de sorte à sécuriser sa production et « pour que les marchés ne se tuent pas entre eux », souligne son directeur. Actuellement, les délais de livraison se situent à six mois pour la France et 10 à 11 mois pour l’étranger. La PME cherche à les réduire.
En 2021, AMR a construit un nouveau hall d’usinage, mais aujourd’hui, faute de foncier, elle oeuvre plutôt à optimiser les 10.700 m2 de son usine. Pour gagner en productivité, elle poursuit également ses investissements. Elle a installé une nouvelle machine de découpe laser et va acquérir un nouveau robot de soudure. Le montant de ces acquisitions va approcher un million d'€ en 2023.
Des développements à l’export et sur le marché de la motoculture

L’entreprise souhaite également poursuivre sa croissance à l’étranger. Elle est présente dans une quinzaine de pays, surtout en Europe dont l'Allemagne qui reste son premier marché, mais aussi en Australie et au Chili. L’export représente 60% de son chiffre d’affaires. Afin d'accroître ce développement à l’international, AMR a créé depuis un an un poste de responsable export. En 2022, elle a fait son entrée sur le marché italien et depuis le début de l’année, elle a trouvé de nouveaux importateurs en Roumanie et en Espagne. Elle cible désormais les Pays-Bas et la Pologne.
La PME alsacienne s’est également diversifiée sur le secteur de la motoculture depuis 2014. Elle produit des mini-pelles multifonctions sous le nom de marque et d’entreprise Jmeka. Ce marché enregistre aussi une forte croissance. Si bien que la gamme des mini-pelles pourrait être élargie par des machines plus petites, et à moteur électrique.
Depuis 2022, les machines et accessoires de marque Jemka sont vendus via un réseau de revendeurs spécialisés, sur le même modèle que les équipements AMR. « Auparavant, nous écoulions cette gamme en direct sur internet mais nous ne pouvions pas assurer le service après-vente comme c'est le cas pour les produits AMR », explique le directeur. C’est désormais chose faite. Les machines AMR sont commercialisées dans toute la France par le biais de plus de 1.000 revendeurs spécialisés.



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