Entre le « no code » dont Flexio à Besançon a été un précurseur et les solutions technologiques plus élaborées de Divalto, la complémentarité était naturelle. Elle est devenue réalité avec le rachat de la PME bisontine par le groupe strasbourgeois. Celui-ci acquiert ainsi une compétence qui doit accélérer ses développements dans les solutions cloud.
L’avenir se décline en alsacien pour une pépite du digital de Besançon : Flexio, la spécialiste du « no code », rejoint le groupe Divalto basé à Entzheim près de Strasbourg (Bas-Rhin). Le rachat conclu au début de l'année et officialisé fin mars permet la réunion de compétences proches.
Il apporte aussi la réponse jugée la plus adéquate et la plus simple aux aspirations des deux parties. Pour poursuivre sa marche en avant, Flexio se trouvait face au choix entre levée de fonds - telle qu’elle l’avait concrétisée il y a sept ans pour un montant d’1 million d’euros - et l'intégration à plus grand qu’elle. « Davantage que d’argent, nous avions besoin de légitimité et d’expérience en matière de commercialisation » expose Julien Brugger, son directeur général. Avec l’option de l’ « adossement » à Divalto, « nous gagnons un temps appréciable et pouvons nous concentrer sur notre cœur de métier », poursuit le dirigeant, fondateur en 2016 à partir de sa compétence de concepteur-développeur et de responsable informatique exercée dans diverses entreprises auparavant.

Du côté du nouveau propriétaire, « le no code constituait une pièce qui manquait à notre palette d’offre. La voie de la croissance externe nous permet de l’acquérir plus rapidement et d’accélérer ainsi notre propre croissance, qui est à deux chiffres chaque année », expose Jérémy Grégoire, directeur général récemment nommé.
L’entreprise alsacienne du digital a réalisé en 2023 un chiffre d’affaires de 31 millions d’euros, en hausse annuelle de 19 %, pour un effectif de 270 salariés. « Avec l’intégration de Flexio et notre propre campagne de recrutement, nous sommes en chemin pour dépasser la barre des 300 à court terme », souligne Jérémy Grégoire. L'expansion à l'échelle nationale est assurée par un réseau d’une trentaine de partenaires intégrateurs en France, recrutés parmi diverses entreprises de services du numérique (ESN).
Avec Flexio, Divalto mène à bien sa première acquisition d’envergure depuis 2008. L’entreprise fondée en 1982 par Maurice Vallet sous le nom Interlogiciel est elle-même propriété depuis 2006 du fonds Pléaide Investissement ainsi que de ses managers.
La nouvelle filiale bisontine « apporte » à ce développement ses 15 collaborateurs, pour un chiffre d’affaires d’environ 1 million d’euros réalisé auprès de 5.300 utilisateurs dans une palette de clientèle dont le cœur de cible est formé du segment des entreprises de 100 à 500 personnes, dans l’industrie, le transport et le BTP, à destination de services comme la QHSE (qualité-hygiène-sécurité-environnement), les supports de production ou la maintenance. Parmi ses références, Flexio peut brandir des noms comme Kéolis et Transdev dans le transport de personnes, Suez, Vinci Construction, Total Energies, ou encore Diehl Metering et Streit Industrie au chapitre des PME et ETI de l’Est.
Dans le sens de l’histoire informatique

C’est donc, schématiquement, le « no code » qui vient s’ajouter au « low code » dans l’escarcelle des solutions proposées par Divalto. « Elles participent, avec leurs spécificités respectives, à la simplification de l’approche digitale pour ses utilisateurs », résume Jérémy Grégoire, qui assurait jusqu’alors la direction produits de la société bas-rhinoise.
Le no code, comme son nom l’indique, permet de développer des solutions - comme les applications web et mobile, les formulaires numériques personnalisés, les interfaces de connexion à des logiciels - rapidement, sans code, sans besoin de compétence informatique particulière, « tout en atteignant un niveau de fonctionnalité bien supérieur aux solutions les plus basiques comme le logiciel Excel », rappelle Jérémy Grégoire. Alors que le low code, lui, pousse un cran plus loin. Il n’est pas un modèle « prêt à l’emploi » comme le no code, mais il repose sur une programmation manuelle spécifique - supposant une appropriation de base du langage informatique - et se combine avec l’utilisation d’outils graphiques.
L’expertise de Flexio s’intègre, de la sorte, aux deux grandes familles de produits de Divalto, dédiées à la même finalité la gestion des entreprises : les logiciels ERP (gestion intégrée, Enterprise Resource Planning) son « fonds de commerce » historique, et ceux de CRM (relation clients, Customer Relationship Management) qui l’ont rejoint il y a une dizaine d’année. Ils se déploient aujourd’hui dans le cloud. Leur avenir s’inscrit dans le fameux SaaS (Software as a Service). « La totalité de nos solutions CRM a déjà basculé dans le SaaS. Pour l’ERP, le taux se situe à 80 % environ, le solde est constitué de parcs d’équipements historiques et leur basculement continue de s’opérer », souligne Jérémy Grégoire.
Cette évolution qui semble inéluctable va de pair avec celles des voies technologiques empruntées par Divalto et sa nouvelle filiale Flexio. Les deux sociétés désormais unies par un destin commun mettent en exergue des études qui prédisent une part de 70 % pour le low code et/ou non le no code dans les nouvelles applications numériques des entreprises en 2025, contre moins de 20 % en 2020.
Photos fournies par l'entreprise



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