L’Allemand Gusto Palatino va fabriquer des fonds de tarte à Drachenbronn. Les foies gras Feyel & Artzner rachètent la Ferme du Puntoun dans le Gers. L'Allemand Gutmann installe sa filiale française au port de Colmar pour transporter des éoliennes. Lancement de l’usine de contreplaqué de Garnica à Troyes. Première croissance externe pour la SSII Versusmind à Nancy. Succès des rencontres économiques de Strasbourg. Le Club Med envisage de réduire la voilure dans la ville thermale de Vittel.
• Gusto Palatino s’implante à Drachenbronn
L’entreprise allemande Gusto Palatino qui fabrique des fonds de tartes flambées a officialisé le 22 janvier son implantation à Drachenbronn, près de Wissembourg (Bas-Rhin). L’investissement s’élève à 15 millions d’€ : 5 millions pour la construction du bâtiment de 6.000 m² et 10 millions d’équipements. Une dizaine de lignes de production seront dédiées à la fabrication de fonds de tartes flambées.
Au démarrage de l’activité, 25 emplois seront créés. Le site devrait être opérationnel en septembre 2021. La société prévoit aussi la construction d’un restaurant de 150 couverts et le développement d’hébergements.
Ces projets s’inscrivent en harmonie avec l’ouverture à l’été prochain du « Chemin des Cimes » une passerelle de randonnée à travers la forêt débouchant sur une tour panoramique – un projet de la société allemande EAK qu’il avait été question de poser dans le Morvan il y a trois ans – , qui contribue aussi à la reconversion de l’ancienne base militaire de Drachenbronn. Créée en 2006 par trois dirigeants associés (Frank Wambsganss, Michaela Paulsen, Dieter Wieser), Gusto Palatino emploie 90 salariés à Hauenstein en Rhénanie- Palatinat. Julie Giorgi
• Feyel & Artzner implante ses foies gras dans le Gers
Le producteur de foie gras alsacien a acquis la Ferme du Puntoun, un abattoir et une entreprise de transformation et de distribution de foies gras et confits de canards à Mirande, dans le Gers. La transaction a été signée le 15 janvier, pour un montant resté confidentiel.
La Ferme du Puntoun emploie 35 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 12 millions d’€ avec une production de 800 tonnes par an.
L’approvisionnement provient de fermes proches du site et bénéficie du sigle officiel « IGP Gers » ou « Sud-Ouest ». Sa clientèle est essentiellement constituée de professionnels de l’hôtellerie restauration et de la restauration hors foyer (RHF).
Par cette acquisition, Feyel & Artzner (chiffre d’affaires de 13 millions d’€, 87 salariés) à Schiltigheim (Bas-Rhin) entend sécuriser son approvisionnement tout en s’offrant un accès indépendant à l’origine France. Un renforcement de ses positions dans la restauration hors foyer est également visé. Les deux marques perdurent et vont s’enrichir mutuellement.
L’entreprise gersoise pourra proposer à ses clients des produits transformés de la gamme Feyel & Artzner et celui-ci pourra vendre les foies gras origine France de la Ferme du Puntoun à ses clients professionnels. Pour le moment cette marque ne sera pas vendue dans le circuit grand public.
Les 35 salariés restent en place ainsi que l’ancien dirigeant de la Ferme du Puntoun, qui devient actionnaire de Feyel & Artzner.
À Schiltigheim, Claudine Roposte, PDG, prévoit par ailleurs 2 millions d’€ d’investissements en 2020-2021 pour moderniser certains outils de production (chaînes de dosage et de sertissage) et remplacer le groupe froid de l’usine (réfrigérateurs, congélateurs, chambres froides, flux traversant les salles de production). Julie Giorgi
• Gutmann transporte les éoliennes à partir du port de Colmar

L’allemand Gutmann, spécialiste du transport exceptionnel (60 salariés) installe sa filiale française au port de Colmar-Neuf-Brisach (Haut-Rhin), pour faire de ce site le tremplin de l’activité principale de celle-ci : le chargement/déchargement d’éoliennes. « Les dimensions de plus en plus importantes des composantes d’éoliennes (nacelles, pales…) rendent de plus en plus complexe leur transport par la route et en accroissent le délai, qui devient équivalent à celui d’un transport par barges », expose Paul Schmitt, directeur de Transports Gutmann France.
Le port de Colmar a été choisi car il permet à Gutmann d’aménager, à partir de ce printemps, une aire de stockage de 5.000 m2 pour le regroupement des composants et la préparation de chargement. De plus, il dispose depuis cet automne d’une grue mobile adaptée aux marchandises lourdes. Le nouveau site visera l’acheminement dans un rayon principal de 300 à 400 km dans le quart Nord-Est de la France, notamment la Franche-Comté. La dernière portion de parcours, vers le site final, s’effectue par la route.
Transports Gutmann France n’exclut pas de développer d’autres types de transport de marchandises à partir de sa nouvelle implantation. Mathieu Noyer
• Garnica pose la première pierre de son usine de contreplaqué à Troyes

Un an et demi après l’annonce de sa seconde implantation en France (la première dans le Lot-et-Garonne en 2010), l’Espagnol Garnica a posé le 28 janvier dans le parc du Grand Troyes (Aube), la 1ère pierre d’une usine de 7287 m2. Le fabricant de contreplaqué en peuplier y investira 80 millions d’€ pour dérouler du bois de peuplier principalement récolté dans l'Aube, la Marne, l'Aisne et l'Oise.
La production devrait démarrer dans le milieu de 2021 avec une quarantaine de salariés. À terme, la société vise 300 personnes. Garnira emploie 1.100 salariés et réalise un chiffre d’affaires d’environ 250 millions d’€.
Christiane Perruchot

• Première croissance externe pour la société de services informatiques nancéienne Versusmind

La société de services en ingénierie informatique (SSII) Versusmind, à Nancy, a annoncé le 23 janvier avoir bouclé sa première opération de croissance externe en rachetant son homologue parisien Afersys. Cette opération permet à la société lorraine de diversifier la palette de compétences de ses 150 collaborateurs basés dans cinq agences en France et au Luxembourg.
Fondé en 2006 par Benoît Koch, Versusmind ajoute en effet à son expertise technique les savoir-faire d’Afersys en Internet des objets et systèmes embarqués et étoffe son activité d’ingénierie dans le secteur industriel. L’entreprise qui a réalisé 10 millions d’€ de chiffre d’affaires en 2019, renforce dans le même temps son ancrage en région parisienne dans la perspective d’accroître son rayonnement national. Le nouvel ensemble totalise 200 salariés. Philippe Bohlinger
De nouveau courues par un très nombreux public de 1.500 décideurs, les Rencontres économiques de l’Eurométropole de Strasbourg (Bas-Rhin) ont délivré le 23 janvier un vibrant plaidoyer pour la coopération industrie-recherche. Et ce, que les orateurs soient politiques ou économiques.
À quelques semaines de quitter la vie politique, le président de l’Eurométropole de Strasbourg Robert Herrmann a reformulé avec sincérité sa conviction que la mise en dialogue de la recherche fondamentale avec l’économie était une force pour l’agglomération.
La même profession de foi a été délivrée par les dirigeants d’entreprise qui ont apporté leur témoignage : le transporteur-logisticien Heppner, la société de R&D Woodlight (plantes bioluminescentes) et EcoGreenEnergy (efficience énergétique). Ces sociétés étaient invitées à partagées également leur vision de la « Smartcity » (ville intelligente) imprégnée du changement climatique, à la suite de la conférence d’un spécialiste de la question, le professeur Carlos Moreno. Les Rencontres ont été co-organisées par la CCI Alsace Eurométropole et l’université de Strasbourg. Mathieu Noyer

• À Vittel, le Club Med ne devrait pas renouveler le bail d’un de ses deux villages

Le Club Med envisage de réduire la voilure dans la ville thermale de Vittel (Vosges). L’exploitant de villages de vacances, confronté à d’importantes pertes dans ses deux villages vittellois, pourrait profiter de l’arrivée à échéance de son bail en 2021 avec le suisse Rolaco pour recentrer ses activités.
Contrôlé par le conglomérat chinois Fosun, Club Med exploite deux des trois édifices du vaste ensemble hôtelier situé en bordure du parc thermal. Il s’agit du Grand-Hôtel édifié de 1912 à 1920, associé à son village « Vittel Le Parc », ainsi que l’hôtel Ermitage construit en 1929, rattaché au village « Vittel Golf Ermitage ».
Le groupe français devrait céder le Grand-Hôtel pour conserver le second, plus haut de gamme et y investir. « Nous rénoverions le resort existant de l’Ermitage pour passer sa capacité de 200 à 300 lits. C’est la solution que nous étudions actuellement », confirme la communication du Club Med. L’arrivée du Club Med en 1973 dans la cité vosgienne avait contribué à redynamiser l’activité thermale. Philippe Bohlinger






























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