Moules et Outillages de Bourgogne imprime sa marque en 3D. Le promoteur bisontin JPR Invest investit à Dijon. Pour 2020, le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté donne un coup d’accélérateur aux investissements. Un clic, un prêt pour les communes de moins de 1.500 habitants en Bourgogne-Franche-Comté. À Dijon, une société d’économie mixte à opération unique pour la gestion de l’eau et de l’assainissement. Retour sur l'assemblée générale du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB). La Banque Populaire de Bourgogne Franche-Comté re-signe avec l’association Initiative Côte-d’Or. Passage de relais à BGE Franche-Comté.


• Moules et Outillages de Bourgogne (MOB) imprime sa marque en 3D


L’entreprise de Jean Patenet, spécialisée dans la fabrication de moules et outillages en fonderie à cire perdue à Chalon-sur-Saône, innove. Elle vient d’investir 700.000 € dans une imprimante 3D de grande dimension (1.000 x 500 x 600 mm).
Implantée, vu sa taille, sur un site dédié avec un technicien spécialisé, l’équipement permet de remplacer la cire pour les petites séries et les pièces prototypes, générant une réduction des coûts de production. Un scanner en périphérique établit le fichier numérique correspondant.
D’autres débouchés s’offrent à l’industriel auprès d’une population d’architectes, de réparateurs de pièces vintages, pour l’automobile notamment. 
Moules et Outillages de Bourgogne (MOB) atteint les 2,7 millions d’€  de chiffre d’affaires et emploie 26 personnes. D.H.

 

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• Le promoteur bisontin JPR Invest investit à Dijon

Le promoteur immobilier bien connu à Besançon, JPR Invest, que préside Jean-Paul Robinet, se porte acquéreur auprès de la Splaad (Société publique d’aménagement de l’agglomération dijonnaise) de deux terrains, de 2.434 m²et de 2.272 m², sur la zone d’activités de Valmy, au nord de Dijon, pour y construire un hôtel 3 étoiles et trois immeubles de bureaux.
Une première tranche de 3.700 m² sur cinq étages concernant l’hôtel et un premier immeuble de bureaux démarrera début 2020 en même temps que sa commercialisation, à la vente et à la location. L’investissement total est estimé à plus de 30 millions d’€.  
Dijon Métropole fait par ailleurs savoir qu’elle a conclu la cession de quelques 16.000 m2 à quatre entreprises, dans le parc d’activités Beauregard, là où Savoye (Lire ici l’article de Traces Ecrites News) va réunir ses unités de Dijon et de Savigny-lès-Beaune.
Il s’agit de la relocalisation d’entreprises déjà présentes dans l’agglomération : Ciblex Eurotranspharma, logisticien des produits de santé, dans un bâtiment de 4.800 m², Lustral (propreté pour les entreprises ), l’entreprise de génie climatique ITGC et Ambiance Intérieure (aménagement intérieur). C.P.

 

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• Pour 2020, le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté donne un coup d’accélérateur aux investissements

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Le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté entend soutenir des projets structurants de grands groupes, comme le centre mondial d’expertise sur les réservoirs à hydrogène « Clean Mobility Lab » que Faurecia est en train d’installer à Bavans, dans le Pays de Montbéliard, un investissement de 25 millions d’€ opérationnel mi 2020. © Faurecia

À deux ans des élections régionales, prévues en 2021, Marie-guite Dufay, la présidente du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté accélère  les investissements qui s’élèvent, au budget 2020 voté fin décembre, à 527,4 millions d’€. « Nous avons été accaparés par la fusion, l’investissement en a pâti », déclare t-elle. En progression de 7%, les investissements représentent environ un tiers du budget de 1,630 milliard d’€.  Ce sont les lycées (une centaine de millions d’€ de travaux), les TER ainsi que les subventions aux projets territoriaux qui en captent l’essentiel. C’est l’emprunt qui les financera eu égard à la marge de manoeuvre dont la présidente dit disposer avec une capacité de désendettement de 4 ans, certes en hausse (2,7 années en 2017), mais qui n’obère pas l’équilibre financier de la Région. « J’ai à coeur de rendre cette région dans le bon état financier dans laquelle je l’ai trouvée. »
Pas d’économie substantielle de fonctionnement en vue, insiste la présidente compte tenu que ce poste ne couvre pas seulement les salaires des fonctionnaires. La circulation des TER en absorbe une grosse partie, 229 millions d’€ (l’achat des rames étant inscrit dans le budget d’investissement). « Nous avons massivement baissé les tarifs et augmenté l’offre avec des bus lorsque la desserte ferroviaire n’était pas satisfaisante. » Concernant les entreprises dont elle est le partenaire institutionnel privilégié, la Région a voté une aide de 9,24 millions d’€ pour soutenir la transition vers l’industrie 4.0 et plus généralement la modernisation de l’outil industriel.
Elle se donne la capacité de soutenir 600 entreprises d’ici à fin 2022 à travers des programmes d’accompagnement pilotés par le Cetim (centre techniques des industries mécanique), le Pôle Véhicule du Futur (PVF), le Gifas (groupement des industries française saéronautiques et spatiales) ou encore en complément d’aides de l’Ademe en ce qui concerne les projets d’économie d’énergie. Grande nouveauté : les PME ne sont plus les seules à bénéficier d’aides publiques, mais aussi les grands groupes industriels, en soutien de leurs projets de recherche et d’innovation qui pourraient déboucher sur des emplois. C.P.  

 

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• Un clic, un prêt pour les communes de moins de 1.500 habitants en Bourgogne-Franche-Comté

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De gauche à droite, Isabelle Brouté, membre du directoire de la Caisse d’Epargne de Bourgogne-Franche-Comté en charge du pôle de la banque du développement régional (BDR), Léa Faye, chargée d'affaires collectivités locales et Ludovic Rochette, président de l'association des maires de Côte-d'Or

La Caisse d’Epargne de Bourgogne-Franche-Comté lance une application web pour le moins innovante concernant les communes de moins de 1.500 habitants. Elle concerne les demandes de crédit dans une fourchette de 10.000 à 150.000 €. Baptisée Numairic, cette offre digitale est des plus faciles à manier. 
En quelques clics, et 24h/24 et 7h/7, on peut conclure l’affaire comme l’a fait la commune de 450 habitants, les Hôpitaux-Vieux dans le Doubs, qui a obtenu 70.000 €, puis 28.000 € par Numairic en deux à trois jours. Pas moins de 3.117 communes sont concernés par cette solution.
« Les petites communes représentent aujourd’hui une part importante de l’investissement public, 465 millions d’€ en 2017, soit 30% du total des dépenses d’équipement, c’est la raison pour laquelle nous avons souhaité simplifier les démarches, pour accélérer les décisions », argumente Isabelle Brouté, membre du directoire en charge du pôle de la banque du développement régional (BDR). D.H.

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• À Dijon, une société d’économie mixte à opération unique pour la gestion de l’eau et de l’assainissement

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Dernier gros investissement de Suez dans le contrat qui court jusqu’en avril 2020 avec Dijon, l’usine par infiltration de la source de Morcueil opérationnelle depuis début 2019 et dont les révlèvements avaient été interrompus cinq ans auparavant à cause de sa pollution. © Suez

En prévision de la clôture de la délégation de service public de l’eau, le 1er avril 2021, Dijon Métropole met en place une Société d’économie mixte à opération unique (Semop) pour la gestion de l’eau et de l’assainissement. Désigné sur appel d’offres, l’opérateur actuel, Suez, sera l’actionnaire majoritaire à 51%, le reste du capital de 980.000 € revenant à la collectivité.
Une formule plus partenariale, estime François Rebsamen, le président de Dijon Métropole, qui permet à la collectivité de « mieux contrôler et ce, tous les ans » les engagements du délégataire et de réviser plus facilement le plan d’actions dans la limite de l’enveloppe d’investissements du contrat. La présidence de la Semop sera confiée à un élu de Dijon Métropole qui disposera de trois élus au sein du conseil d’administration, Suez en ayant quatre. « Cela aurait difficile de revenir à la régie, commente François Rebsamen, car la collectivité ne dispose plus des compétences et embaucher les techniciens du délégataire actuel n’aurait pas été satisfaisant pour eux d’un point de vue salaires. »
Le contrat d’une durée de 9 ans prévoit un programme de travaux de 103 millions d’euros HT et une baisse conséquente du prix de l’eau. Les investissements les plus lourds concernent le traitement des micropolluants de l’eau potable par le procédé du charbon actif, l’augmentation de capacité de stockage de la station d’épuration de Longvic et une installation de traitement des boues d’épuration par méthanisation. C’est ce dernier projet qui a provoqué l’ire de Véolia, le concurrent de Suez qui a tenté de faire valoir en référé, mais en vain, auprès du devant le tribunal administratif de Dijon que la solution de méthanisation étant hors du cahier des charges.
Plusieurs communes de l’agglomération étant encore liées à leur délégataire après avril 2021, elles ne rejoindront le contrat, qu’une fois libérées de leur contrat de gestion actuel. C.P.

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 •  Cité des vins de Beaune, vilaine OMC, bienvenue à la Place financière et petite belle récolte

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L'une des ambianc de scénographie proposée pour expliquer les vins de Bourgogne. © ADLV Fleury
 
Les assemblées générales du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB)  offrent toujours de délicieux moments. Non comme naguère de polémiques stériles entre viticulteurs et négociants, qu’attendent toujours quelques folliculaires de service, mais de vrais instants de respiration.
Il fallait ainsi, mardi 17 décembre, écouter l’architecte Emmanuelle Andrénani et la sa consœur scénographe Emmanuelle Garcia décortiquer la future cité des vins de Beaune – piloté par l’entreprise Rougeot - . Ce sera au vu des images de synthèses et du film d’animation présentés, de la belle ouvrage sur cinq niveaux (21 mètres de haut) en forme d’une vrille de vigne. La scénographie de l’espace d’exposition proposera une découverte des vins et des climats de Bourgogne sous forme d’un parcours immersif sur 1.100 m2.
Les deux présidents délégués, qui se succèdent tous les deux ans avec, au 1er janvier prochain, un passage de témoin à Louis-Fabrice Latour, évoquent aussi des sujets sensibles. François Labet donne le chiffre de la récolte 2019 qui ne dépassera pas 1,2 million d’hectolitres. « Certains de nos vignobles comme Chablis et Mâcon ont été durement touchés par les aléas climatiques, dont le gel. » L’homme regrette également ce mois sans alcool, en janvier « aussi inutile qu’inefficace quant à la prévention.»
Sujet plus sérieux dans une conjoncture très bonne qui voit sur 10 mois les bourgogne progresser globalement de 8,5% en volume et de 12,5% en valeur, la taxe OMC (25%), à tort baptisé taxe Trump. « Ce ne sera pas facile à gérer car les Etats-Unis sont notre premier marché export et, pour certains d’entre nous, le premier débouché », regrette Louis-Fabrice Latour.
Plus agréable : la signature d’un partenariat entre le BIVB et la Place Financière que préside l’industriel de la filière pain, Jean-Philippe Girard, président d’Eurogerm. Cet instance a pour but de fédérer les professionnels du droit, ceux du chiffre (expertise-comptable) et les financeurs publics et privés (banques et fonds d’investissement). « La finalité ne consiste pas à se substituer à l’un ou à l’autre, mais à mutualiser les compétences de chacun pour débloquer ou accélérer le traitement des dossiers », note Jean-Philippe Girard.
Le BIVB dispose d’un budget de 13 millions d’€ et emploie 48 personnes. D.H.

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Au premier plan de gauche à droite, Jean-Philippe Girard, Louis-Fabrice Latour et François Labet. © Traces Ecrites

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•  La Banque Populaire de Bourgogne Franche-Comté re-signe avec l’association Initiative Côte-d’Or

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De gauche à droite, Fabienne Somstay, présidente d'Intiative Côte-d'Or, et Sylvie Brun, directrice régionale Côte-d'Or à la Banque Populaire. © Traces Ecrites

Ils se fréquentent depuis déjà 17 ans pour le plus grand bonheur des 177 entreprises épaulées (664 emplois) l’an dernier. La Banque Populaire de Bourgogne Franche-Comté « re-signe » pour trois ans avec Initiative Côte-d’Or, association qui aide les créateurs et les entrepreneurs d’entreprises en Côte-d’Or.
Fabienne Somstay, la présidente, l’exprime avec une fougue à décoiffer les plus réticents. « Nous oeuvrons avec toutes les banques mutualistes, accordons des prêts à taux zéro, doublés parfois d’une avance remboursable du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté et couvrons tous les secteurs économiques. »
Initiative Côte-d’Or a distribué 2,8 millions d’€ l’an dernier, accompagné notamment 14 start-up et réfléchit à un fonds d’innovation agricole pour lequel elle recherche des financeurs. « Il faut bouger, faire bouger, être inventif, cultiver le goût de l’indépendance, pousser les portes, faire tomber les barrières… », égraine la présidente d’Initiative Côte-d’Or, décidément gonflée à bloc. D.H.

 

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Magali Cazeneuve, la nouvelle directrice de BGE Franche-Comté, avec André Aurière qui lui laisse la place. © BGE

• Passage de relais à BGE Franche-Comté


Le dernier petit déjeuner mensuel de Temis de 2019, ce jeudi 19 décembre, est l’occasion de fêter les 40 ans de BGE Franche-Comté au service des entrepreneurs régionaux et, surtout, d’officialiser le passage de relais qui a lieu depuis début novembre à la tête de cette structure.
Ex-Boutique de gestion, BGE Franche-Comté gère en effet la pépinière et l’hôtel d’entreprises de Temis Innovation, mais pilote aussi des centres d’affaires. 
André Aurière, son directeur, laisse sa place à Magali Cazeneuve, après deux mois de « tuilage ».
Originaire du Sud-Ouest et âgée de 41 ans, cette diplômée de l’école de commerce de Reims vit en Franche-Comté depuis 35 ans et a œuvré dans la grande distribution, où elle s’est occupée de conduite de changement et de management opérationnel, puis dans la formation, à la fondation INFA puis chez Onlineformapro, dont elle dirigea le pôle présentiel.  « Avec BGE, je retrouve les valeurs associatives que j’avais connues à la fondation INFA et j’ai envie de me réinventer un peu », explique la nouvelle venue. 

« Avec la réforme professionnelle il y a plein d’enjeux que j’ai envie d’embrasser. J’ai une bonne connaissance du milieu de la formation, la structure frôle les 50 salariés, une taille critique, et il est temps de structurer les équipes. Nous devrons travailler tout ce qui est B to C pour proposer une offre de service aux entrepreneurs. » Son premier chantier ? « Nous devrons être présents sur la nouvelle appli “Mon compte formation”. » M.C.

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