Fondée en 2015 à Nuits-Saint-Georges par Patrick Collot, Glial Technology cherche actuellement à lever des fonds pour asseoir son développement. Cette société propose des solutions digitales aux industriels en intégrant des outils numériques dans leur processus, par une interface entre la production et le système d'information.


Afin de stimuler son expansion et intensifier son développement commercial, Patrick Collot, PDG...et unique employé de Glial Technology à ce jour, cherche de nouveaux investisseurs pour un apport total  d'environ 500.000 euros. Dans l’idéal il vise une levée complémentaire dans les deux à trois ans. « En 2015 quand j’ai lancé la société, j’étais accompagné de quatre associés qui sont toujours à mes côtés, mais après dix ans de travail, j’ai besoin de m’appuyer sur d’autres expertises », introduit Patrick Collot de son bureau à Nuits-Saint-Georges (Côte-d'Or).

« Je suis dans une période appelée par les banques, la vallée de la mort », ne tarde-t-il pas à ajouter. A savoir que l'entreprise se situe dans le « creux de la courbe » entre la fin du développement de son innovation et l’atteinte de son autonomie financière. « Il y a toujours une certaine inertie, mais pour autant tous les voyants sont au vert », assure le dirigeant qui confie ainsi ouvrir « avec un grand enthousiasme » 33 % du capital à de nouveaux associés.

 

Des compétences au-delà du cash !

glial chez so bag
Le capteur Glial clôt les prestations en temps réel. Ici sa version installée chez l'emballeur So Bag en Saône-et-Loire. © So Bag


Patrick Collot envisage ces nouveaux entrants comme de véritables partenaires. « Je cherche des compétences et des réseaux autant que du cash : des apporteurs d’affaires, des développeurs de logiciels informatiques et d’intelligence artificielle aussi, qui puissent injecter en moyenne 25.000 euros chacun », expose-t-il.

Le dirigeant de Glial Technology se dit très optimiste car avec une quinzaine de clients fidélisés, il connaît son potentiel. Il souhaite constituer un service commercial actif sur toute la France, de façon à proposer son boîtier à toutes les entreprises manufacturières, en particulier des TPE et PME qui travaillent notamment dans l’agroalimentaire, le textile, l’automobile ou la mécanique. Une fois installé sur les équipements de production, cet appareil propose une interface standard qui fait circuler les informations dans les ateliers sans nécessairement être connecté au système d’information de l’industriel, et surtout sans passer par le papier comme c’est souvent encore le cas.

 

Banque Pop

 

Le fait de disposer d'indicateurs de performances et de suivi de production fiables affichables en temps réels sur tous types d’écran permet aux managers un pilotage visuel et un partage des informations en toute transparence. C’est l’information qui va vers son destinataire et non pas celui-ci qui doit aller la chercher. Ainsi, en limitant également les déplacements inutiles et les tâches à faible valeur ajoutée, le dispositif améliore le confort et les conditions de travail des personnels.

Ingénieur généraliste de formation, Patrick Collot a perçu dès 2013 qu’il pouvait aider certaines petites entreprises en manque d’outils pour améliorer la productivité et le quotidien des opérateurs, techniciens et ingénieurs afin qu’ils vivent, selon ses termes, « leur industrie du futur 4.0 ».

 

Un capteur qui fait circuler les flux et optimiser le temps

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Le capteur Glial vise la convergence OT/IT (informatique d'entreprise/informatique industrielle) .© Patrick Collot


Comment fonctionne le système de Glial Technology ? Il s’agit de capteurs hardware aisément programmables qui s’installent dans les ateliers et mettent en réseau les machines et ainsi les font communiquer entre elles. Et cela dans deux directions, de sorte à favoriser la convergence OT/IT (informatique d'entreprise/informatique industrielle).

Le terme désigne l'intégration de données provenant de systèmes qui gèrent des informations sur la production (comme les plans de production, les documentations et la gestion de matières premières) avec des données provenant de systèmes qui surveillent et contrôlent directement la production, comme les historiques de températures ou de consommation énergétique. « En résumé c’est le rapprochement entre physique et ce qui est informatique. Le but consiste à rendre les machines interopérables et entièrement intégrées informatiquement », ajoute Patrick Collot.

Afin de s’organiser dans le temps et faire évoluer les applications, Patrick Collot a besoin de comprendre les problématiques des entreprises comme il l’a, par exemple, fait chez So Bag, fabricant d’emballages de grande contenance, à Blanzy, en Saône-et-Loire. « L'entreprise avait besoin de la solution Glial pour facturer une commande dès qu’elle était fabriquée et cela juste avant d’être livrée. Souvent même si la fabrication est terminée physiquement, un  délai s'écoule pour que cet achèvement soit enregistré dans le système de gestion, alors que le capteur Glial clôt les prestations à l'instant T », expose le dirigeant de Glial. 

 

Groupe Active

 

Et comme le temps, c’est de l’argent, tous les soirs, sur chaque poste de travail, la performance est remontée et le chef d’entreprise reçoit par courriel une synthèse de la journée avec le chiffre d’affaires généré. Ce capteur, au-delà de sa fonction de mesure, digitalise les relevés, automatise les processus, surveille les procédés, assure la traçabilité des produits et alerte toute dérive. Comme le premier client de Patrick Collot le lui a confié : « sa seule limite c’est mon imagination. .

Les perspectives de Glial apparaissent donc bonnes : avec un carnet de commandes qui doit faire tripler le volume d'activité l’an prochain.  Son fondateur l'assure : l'investisseeur dans sa société « récupérera beaucoup plus qu’un livret A à la fin ! »

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