Alors qu’il fête ses trente ans d’existence, le promoteur et contractant général alsacien recense un niveau record de plus de 200.000 m2 de projets en cours. Il continue de tisser sa toile dans le quart nord-est. Après Dijon et Nancy, Reims fait partie des prochaines implantations de LCR (Les Constructeurs Réunis).

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L'Austrasian, immeuble de bureaux de 6.000 m2 à Nancy, construit en blanc, qui va être livré cette fin d'année aux premiers locataires. © LCR.

 

Les vents sont porteurs pour LCR (Les Constructeurs Réunis). Alors qu’il fête ses trente ans d’existence, le promoteur et contractant général basé à Strasbourg recense un niveau record pour lui de plus de 200.000 m2 de projets en cours, répartis sur les territoires d’interventions de son siège et de ses huit agences : Mulhouse, Metz, Nancy, Besançon, Dijon, Lille, Lyon et Annecy. Il dépasse parfois ce périmètre, lorsqu’il accompagne ses clients dans leurs développements par exemple en ce moment à Brest ou au Mans dans le transport-messagerie.

La carte des implantations LCR s’étoffe régulièrement. En 2017, elle s’est enrichie de Dijon et de Nancy. Les prochaines étapes devraient mener notamment à Reims ou à Clermont-Ferrand, selon la logique de consolidation géographique : « L’objectif est de densifier notre présence au sein du grand quart Nord-Est », souligne Patrick Jean, le président.

Depuis qu’il a racheté la société en 1997 en devenant associé majoritaire, le chemin parcouru est impressionnant. «  Nous faisions un chiffre d’affaires de 256 millions de francs, centré sur l’agglomération strasbourgeoise », rappelle Patrick Jean. Aujourd’hui, LCR a cumulé plus de mille réalisations soit 2 millions de m2 construits.

La société réalisera cette année un chiffre d’affaires de 100 millions d’€. Les effectifs ont été portés à 115 salariés, en procédant à une soixantaine de recrutements en deux ans. Mais - c’est une force qui lui est reconnue sur son marché - LCR a conservé un principe de fonctionnement à taille humaine.  

 

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«  Nous recrutons à haut niveau et rassemblons des compétences pluridisciplinaires. Notre groupe attire par son expérience, son sérieux et sa stabilité. Dans ces éléments résident en partie la force et la confiance qui animent nos équipes », décrit Hélène Konsens-Bourel, secrétaire générale en charge des RH. Le capital a été ouvert aux salariés, qui en détiennent 36 %.

Mais la croissance pour la croissance n’est pas le moteur de LCR. « Cette année, nous n’aurons pas augmenté le chiffre d’affaires, c’est un choix volontaire pour prendre le temps de mener à bien les projets et de consolider la stratégie. A l’horizon de quelques années, par contre, l’objectif de 150 millions d’€ est réaliste », expose Patrick Jean.

L’activité se répartit entre 30 % de promotion immobilière avec ou sans pré-commercialisation, et 70 % de contractant général, c’est-à-dire la construction du bâtiment dédié à un futur utilisateur. 

 

 La logistique, segment le plus porteur du moment

 

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Le nouveau siège du logisticien Rhenus Logistic dans la zone du port de Strasbourg : 2.100 m2 pour un montant de 3 millions d'€, inaugurés au printemps 2018. © LCR.

 

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Décathlon à Geispolsheim, près de Strasbourg. © LCR.

 

Dans le détail, les bureaux représentent 40.000 m2 des projets en cours. Parmi les plus marquants, l’Austrasian de 6.000 m2  est livré en cette fin d’année à Nancy pour ses premiers locataires dans le quartier Rives de Meurthe. Le Working Gold de 5.300 m2 a déposé son permis dans l’Espace européen de l’entreprise de Strasbourg-Schiltigheim et la construction d’un immeuble de 5.000 m2 vient de démarrer à Jonage près de Lyon.

« Notre segment-cible pour les bureaux va de 1.500 à 10.000 m2, il correspond au cœur des marchés de nos implantations régionales », ajoute Jean-Philippe Hoffmann, directeur général. En tertiaire, la diversification se poursuit  « sans précipitation », vers des  centres de loisirs, des commerces (magasins Boulanger à Colmar, Decathlon et Cultura à Geispolsheim près de Strasbourg), ou l’hôtellerie (B&B).

La logistique « est le segment le plus porteur du moment, il représente à lui seul 150.000 m2 de projets », relève Hugues Heinrich, directeur de l’exploitation. A Reichstett, dans la banlieue nord de Strasbourg, c’est LCR qui va réaliser sur le site de l’ancienne raffinerie, le nouveau centre de Hager représentant 30.000 m2.

 

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Mais la marque d’identité du groupe reste la construction de locaux d’activités. A ce titre, il accompagne l’expansion d’une quantité infinie d’industriels de ses territoires d’implantation. En Alsace par exemple, on compte parmi les projets prochainement en travaux, le complexe de transports-logistique de Kimmel à Thal-Drulingen (30.000 m2) et parmi les références récentes l’extension du centre de pièces détachées BMW à Strasbourg, les vins VPCF à Monswiller, Festein (charcuterie) à Obernai, la chocolaterie Bockel à Saverne....


Bon nombre de ces entreprises ont le profil de la PME indépendante, familiale souvent qui est toujours dirigée par son fondateur, ses héritiers ou de proches collaborateurs qui ont pris la suite. Ce n’est pas un hasard : elles trouvent en LCR un interlocuteur qui leur ressemble dans leur histoire et leur philosophie. Lors de l’inauguration fin septembre de l’usine EMI à Saint-Louis, une des plus belles références récentes, son patron et créateur Jean-Pierre Wissler le confiait : « Avec LCR, nous étions faits quelque part pour nous rencontrer ».

 

Dijon et Besançon : l’incursion en Bourgogne-Franche-Comté

 

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Inventeur d'un tonneau sophistiqué, R-Tech Onenologie fait construire ses locaux à Beaune. © Ligne Bleue.

 

Besançon fut la première croissance organique en 2002 hors du territoire historique du groupe. Une incursion en Bourgogne-Franche-Comté menée avec succès par Louis Dromard, son chargé d’affaires qui s’apprête de partir à la retraite. Puis elle conduisit en 2017, à l’implantation d’une agence à Dijon que pilote David Landré avec une équipe de trois personnes.


Le bilan d’une année et demie dans la capitale régionale se résume en « une belle performance », commente Patrick Jean, président de LCR. Avec les 7 projets de bureaux et locaux d’activités en cours et quatre programmés pour une livraison en 2020, le carnet de commandes s’est rempli à hauteur d’environ 3 millions d’€. La greffe a pris « parce que nous travaillons toujours avec des sous-traitants locaux, avons une approche industrielle et portons autant attention au projet d’un artisan qu’à celui d'un gros industriel. »

 

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Bâtiment en construction du grossiste en viande La Petite Louisette à Fenay, près de Dijon.© Ligne Bleue.


La méthode de LCR  consiste aussi à établir des partenariats avec des acteurs locaux de l'immobilier d'entreprises. Ce fut le cas avec la SEM Est Métropole pour laquelle LCR a bâtit la halle Saint Martin, un bâtiment de stockage de matériel à destination des viticulteurs de Vosne-Romanée. Le contractant général est aussi un partenaire régulier de Batifranc, la société de crédit-bail de Bourgogne-Franche-Comté pour laquelle il construit actuellement un immeuble 2.500 m2 à Grand-Charmont (Doubs) où s’installera l’ingénieriste Segula Technologies. A Besançon, LCR fut souvent associé aux projets de Sedia, la société d’économie mixte du Doubs comme Bioparc 2, un immeuble de bureaux avec salles blanches construit sur le parc d’activités Temis Santé. Christiane Perruchot

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