La 10e session collective en cinq ans, de sensibilisation à la RSE (Responsabilité Sociétale de l’Entreprise) menée par FQP-BFC (France Qualité Performance Bourgogne-Franche-Comté) vient de s’achever pour cinq entreprises régionales : Geotec, Mazoyer, Hydroprocess, S2E et Lennox.

 
Le discours est souvent le même : « Nous faisions de la RSE (Responsabilité Sociétale de l’Entreprise, ndlr) sans le savoir. » Il a été une nouvelle fois entendu à la clôture, mi-juin, de la 10e session collective de FQP-BFC (France Qualité Performance Bourgogne-Franche-Comté) qui a accompagné depuis mars 5 entreprises de la région : Geotec, Mazoyer, Hydroprocess, S2E et Lennox dans la découverte de la RSE. Trois mois après, les participants, invités à restituer leur expérience dans trois ateliers, conviennent modestement qu’un long chemin reste à parcourir : « Il nous faut prioriser nos actions, la RSE c’est tellement vaste. »

 


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Selon une étude du conseil régional citée au cours de la matinée de restitution le 17 juin dernier, et réalisée auprès d’une trentaine de participants des sessions antérieures, l’amélioration des conditions de travail est la première motivation des entreprises. Un sujet hautement d’actualité au moment où les recrutements se font de plus en plus difficiles. Jean-François Girard, directeur administratif et financier de l’entreprise Mazoyer, qui fait de la vente de chariots élévateurs et engins de travaux publics (42 salariés) à Brochon (Côte-d’Or) en est convaincu.
« La pratique de la RSE qui fut pour moi une découverte, peut aider une entreprise à se rendre plus attractive auprès de futures recrues. » Nader Ouakidou, chargé d'affaires chez S2E, bureau d’études construction et rénovation de bâtiments à Besançon qui a, dit-il, d’énormes besoins de recrutements, le confirme.

 

La démarche RSE à inscrire dans les objectifs annuels

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La production vedette d’Hydroprocess, une machine de découpe par jet d’eau pour les artisans des métiers de bouche. © Traces Ecrites


C’est toutefois la seconde motivation citée dans l’étude, l’impact de l’activité de l’entreprise sur l’environnement, que les participants de cette session de FQP-BFC ont mis le plus en avant. Gestion des déchets, politique d’approvisionnement responsable, numérisation des process pour éviter le papier, réflexion sur l’optimisation des trajets des équipes commerciales et bilan carbone des flottes de véhicules d’entreprise, sont les sujets placés en haut de la liste des actions à concrétiser.
« Nous travaillons sur tout le cycle de production, de la conception d’une machine à sa construction, en passant en revue les achats et les déchets », témoigne Philippe Dereims, co-gérant de Hydroprocess, fabricant de machines pour l’agroalimentaire à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).

 


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Cette session sur les fondamentaux achevée, les participants s’interrogent maintenant sur la façon de déployer la stratégie RSE en interne. Comment impliquer les cadres ? Les salariés ? Quel type de comité de pilotage mettre en place ? À quel rythme le réunir ? Tous les mois, au moins au début, fut la réponse la plus généralisée.

« Il faut inscrire la démarche RSE dans les objectifs annuels pour que ça marche », ont-ils convenu. Mais surtout, associer les salariés quel que soit le niveau hiérarchique à la définition du plan d’action pour avoir une réelle adhésion. Celui-ci n’est d’ailleurs pas forcément simple à formaliser. Notamment pour les entreprises multi-sites.

L’entreprise d’études des sols Geotec (photo ci-dessous) qui compte 800 salariés répartis sur plusieurs sites en France et en Europe estime primordial de faire remonter la vision du terrain au siège de Quétigny (Côte-d'Or). Un référent local, par service, peut-être aussi une solution, avancée par le fabricant de matériels de climatisation Lennox qui possède trois sites de production, à Longvic, près de Dijon, dans le Rhône et au siège en Espagne.

Geotec forageDepuis l’origine positionnée comme révélateur d’une prise de conscience à la RSE, FQP-BFC souhaite aller plus loin. La récente obtention de la certification Qualiopi décernée par un organisme de certification tierce partie, pour son activité de formation, et la construction d’un réseau d’experts, lui donne la possibilité d’accompagner la démarche complète sur la durée. Elle a déjà bien défriché le terrain.

Depuis la mise en place en 2017 de cette action collective cofinancée par le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté (jusqu’à 70%-80% du coût de la formation), 50 entreprises de toutes tailles (de quelques dizaines de salariés à plusieurs centaines) se sont engagées dans la formalisation d’une démarche RSE et une centaine en comptant les prédiagnostics.

 

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