Le temps de la pause de fin d'année est venu. Nous vous souhaitons de passer de belles fêtes avant de se projeter en 2025. Bonne année 2025 à toutes et tous ! Nous reprendrons nos éditions quotidiennes le 6 janvier et dans l'intervalle, nous vous proposons ce retour sur des actualités des dernières semaines de 2024 en Bourgogne-Franche-Comté et dans le Grand Est. Aujourd'hui : Charpente Industrielle de Franche-Comté. La PME familiale et centenaire de construction bois installera à l'automne 2025 près de Toul (Meurthe-et-Moselle) une nouvelle unité après son siège d'Arbois (Jura) et les Pays de Loire. Elle consacre au projet un investissement de 3 millions d'euros qui s'inscrit dans une stratégie de montée en gamme vers les murs à ossature bois, afin de se prémunir contre les soubresauts de la charpente traditionnelle.
ARTICLE PARU LE 7 NOVEMBRE. Depuis la Franche-Comté, sa base inscrite dans son nom, le charpentier CIFC avait déjà essaimé vers l’Ouest, dans le département de la Sarthe. Il s’apprête à répéter l’opération, plus près d’Arbois (Jura) où il est localisé : en Lorraine. Charpentes Industrielles de Franche-Comté prépare en effet la création d’une troisième unité de production, à Bois-de-Haye, à mi-chemin entre Nancy et Toul (Meurthe-et-Moselle).
Sous la dénomination de « Sycomore », ce site se déploiera « pour commencer » sur une surface bâtie de 3.000 m2 au sein d’un terrain d’1,2 ha, « dans le but d’entrer en service en septembre 2025 », annonce Arnaud Clément, le président de CIFC. L’investissement va s'élever à 3 millions d’euros et il s’accompagnera de la création de 7 emplois, dans un premier temps.
A proximité de cette implantation, la PME familiale trouvera la ressource forestière de résineux nécessaire à leur transformation en les différents produits de construction dans lesquels elle déploie son offre : charpente traditionnelle, fermettes, éléments en lamellé-collé (celui-ci étant acheté en externe) et de plus en plus, murs à ossature bois. Son dirigeant met également en avant le rapprochement géographique qui sera généré avec les pôles techniques et de R&D du matériau, l’Enstib (Ecole nationale supérieure des technologies et industries du bois) d’Epinal (Vosges) et le Critt Bois que l'école d'ingénieurs spinalienne héberge.
Ces synergies permettront de doper une activité de conception déjà exercée dans le secteur. Le nouveau territoire de production de CIFC n’est en effet pas inconnu de l'entreprise jurassienne, dans la mesure où elle a déjà implanté, depuis sept ans, un bureau d’études dans la commune voisine d’Ecrouves (Meurthe-et-Moselle), qui compte également sept collaborateurs.

CIFC va ainsi ajouter des nouvelles capacités aux 15.000 m2 bâtis de son siège et aux 9.000 m2 d’Altobois, la société-sœur née en 2016 à Mamers (Sarthe) dans l’optique de constituer une base d’approvisionnement du marché sur la façade nord-ouest du pays et la région Centre-Val-de-Loire. « Le schéma consistant à tout centraliser ne s’avérait pas ou plus pertinent. Les coûts logistiques et la demande de la clientèle en produits de proximité nous ont décidés à opérer cette extension géographique », relate Arnaud Clément.
L'individuel de préférence à la masse

Ainsi au total, le « groupe CIFC » atteint un chiffre d’affaires de 13 millions d’euros pour un effectif de 59 salariés (dont respectivement 10 millions d’euros et 42 personnes à Arbois), à partir de la transformation de 12.000 m3 de résineux. La nouvelle entité Sycomore porte l’objectif d’ajouter 3 millions d’euros « à l’échéance de quatre ans. » Arnaud Clément reste en effet prudent, constatant que le décollage d’activité d’Altobois avait pris du temps, et que le marché de la construction en général n’est pas au meilleur de sa forme loin s'en faut, même si le bois semble résister globalement mieux.
Dans ce contexte, CIFC opère un double choix. Au niveau de la destinée finale, la PME privilégie les applications de taille unitaire réduite : la maison individuelle, l’habitat en petit collectif - « nous poussons jusqu’à une centaine de logements cependant », ajoute le dirigeant - les pavillons de lotissement ou des équipements publics de proximité tels les gymnases. Sachant qu’elle-même n’intervient pas en direct pour le futur propriétaire ou utilisateur, sa propre clientèle est composée des entreprises de pose, une intervention qu’elle-même n’effectue pas.
D’autre part, CIFC s’est équipée pour développer l’offre en ossature bois, son dirigeant relevant en ce moment un « gros freinage » sur la fermette traditionnelle. L’installation à Arbois d’un nouveau pont-roulant en avril du fournisseur Weinmann (320.000 euros d’investissement) traduit l’ambition de pousser un cran vers de telles solutions.
Les débuts dans la rénovation

CIFC a tenu son objectif de produire ses premiers murs à ossature bois le 5 octobre dernier, une date qui n’avait rien d’anodin : elle célébrait les 100 ans de son existence. La société fut créée en 1924 par Léon Clément, l’arrière grand-père d’Arnaud, à l’origine dans une fabrication artisanale de socles pour des poids en cuivre. Après diverses activités de menuiserie, elle a effectué ses premiers pas dans la charpente industrielle en 1953, un virage confirmé et accentué par l’actuel président depuis sa prise de fonction en 2013.
« Nous tenons notre réputation de notre rapidité, nous sommes en mesure de monter un projet en une semaine », souligne Arnaud Clément. Le président de CIFC met également en avant la capacité à assurer un suivi personnalisé des demandes puis des interventions. Chaque client dispose de la page dédiée à son projet sur le site web de l’entreprise, de sorte à observer sa progression.
Son mode opératoire, la PME familiale jurassienne, qui a intégré le programme du Grand Est d'accélération C2IME, l’avait mise jusqu’à présent uniquement au service de la construction neuve. Mais l’importance croissante de la rénovation ne lui a pas échappé. « Nous nous dirigeons désormais aussi vers elle », annonce son président. Toujours avec l’intention de démontrer que l’entreprise sait faire à la fois vite et bien.















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