Avec sa marque « La MOB française », une maison à ossature bois au processus de fabrication optimisé, l'Alsacien Patrick Lutz qui fut le pionnier de la charpente en kit pour les professionnels vise les marchés de la primo-accession à la propriété et de l’investissement à but locatif, sur une zone géographique étendue jusque dans le nord Franche-Comté.

La mode est à la mise en valeur de la fabrication française. C’est au tour du constructeur de maisons Lutz de brandir l’étendard tricolore, avec la mise sur le marché, depuis l’automne dernier, de sa nouvelle marque intitulée « La MOB française ». La PME familiale de 30 salariés à Durlinsdorf (Haut-Rhin), créée en 1959 comme scierie par le grand-père de l’actuel dirigeant Patrick Lutz, joue sur les initiales pour pousser en avant sa spécialité :  non pas la mobylette, mais la maison à ossature bois. 

Par cette nouveauté, Lutz entend se procurer de nouveaux débouchés. «  Nous sommes positionnés depuis plus de 25 ans sur la maison bois traditionnelle sur-mesure qui sert notamment de résidence secondaire. Avec La MOB française, nous visons les marchés de la primo-accession à la propriété et de l’investissement à but locatif », décrit Audrey Surgand, directrice administrative et financière. C’est elle qui a plus particulièrement porté le projet.


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La nouvelle marque doit  booster le chiffre d’affaires situé autour de millions d’€. 
« Les études montrent les unes après les autres l’image positive que la maison en bois véhicule auprès des Français, en terme de construction durable, respectueuse de l’environnement, et génératrice d’économies à long terme », poursuit-elle.


Des éléments communs pour rationaliser les coûts
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Lutz vise le marché des primo-accédants. Par exemple, avec ce modèle de 111 m2 à moins de 1.560 € le m2, en version toit plat (image du haut) et plus traditionnel toit à quatre pentes. © Lutz

La nouvelle offre permettra à Lutz d’utiliser à plein le potentiel de l’atelier de préfabrication dont il s’est doté en 2010. Pour rationaliser les coûts, les constructions reposeront en effet sur des éléments communs : mur pré-fabriqué en bois sur un soubassement béton, isolé par l’intérieur en fibre de bois et à l’extérieur par du polystyrène.
A partir de là, la PME déclinera une douzaine de modèles de base, en fonction des demandes générales des clients (nombre de chambres, superficie…) que ceux-ci sont invités à formuler au préalable sur une page web spécifique, je-cree-ma-mob, du site La Mob Française dédié à la marque. L’acquéreur continuera à personnaliser les revêtements extérieurs et intérieurs et les menuiseries, aluminium ou PVC. « Nous proposons les maisons sur des surfaces de 70 à 140 m2, à trois stades d’achèvement possibles, selon la capacité du client à boucler les travaux par lui-même : clos et couvert, ou « prêt à décorer », ou la version la plus complète, clés en mains », expose Audrey Surgand. 

La MOB française porte le triple objectif d’une mise à disposition rapide, à budget maîtrisé et selon des qualités comparables au traditionnel. « Pour la version en prêt à décorer, nous sommes en mesure de livrer sous 6 à 8 mois », poursuit Audrey Surgand. Quant au coût de construction, il est annoncé à moins de 1.560 € par m2 pour une maison de trois chambres d’une surface de 111 m2.

 

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La PME poursuit ainsi son développement en aval de la scierie qui fut son origine. Avant les maisons, elle s’était mise à fabriquer des abris de jardin, des garages et préaux, des gloriettes, des planchers de terrasses. Elle a été aussi une pionnière de la charpente vendue en kit aux professionnels ou aux particuliers très bons bricoleurs. 

Grâce à la MOB, Lutz recherche une autre expansion, d’ordre géographique. Alors que son marché traditionnel le cantonne pour l’essentiel au territoire rural du Sundgau à la pointe de l’Alsace, la nouvelle offre vise un rayon d’une centaine de kilomètres. De quoi couvrir l’ensemble du Haut-Rhin, la partie sud du Bas-Rhin et le Nord de la Franche-Comté.

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Audrey Surgand, directrice administrative et financière qui jouera un rôle dans la transmission que prépare Patrick Lutz, petit-fils du fondateur de l'entreprise qui était au départ une scierie. © Lutz.
Qui sont Patrick Lutz et Audrey Surgand ?

Patrick Lutz a pris progressivement les rênes de l’affaire fondée par son grand-père puis son père, pour en devenir le dirigeant principal au début des années 1990. Muni de son profil de technico-commercial, il pressentait que la scierie seule ne suffirait plus à assurer l’avenir. Il a alors impulsé le virage vers la maison bois. Puis, en complément, celui de la préfabrication par la création de l’atelier, dont il a pris la décision d’investissement  « en un soir », en novembre 2009, fidèle à son tempérament de fonceur. 

A plus de 60 ans, Patrick Lutz prépare le passage au relais… dans lequel Audrey Surgand jouera un grand rôle. Directrice administrative et financière, elle connaît les rouages de l’entreprise de longue date, puisqu’elle y est entrée il y a 21 ans. Elle y a occupé diverses fonctions administratives.
La MOB française, elle en est un peu – ou beaucoup – « la maman  » comme elle le dit en souriant.

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