Nous marquons la pause des congés de printemps cette semaine et vous proposons un retour sur des informations que nous avons diffusées depuis fin février. Aujourd'hui : 5ATA, qui met au point des systèmes de levage et des équipements de production à Dijon. L'entreprise de 10 salariés prévoit de déménager en 2026 dans des locaux plus vastes. Ce projet à 800.000 euros lui permettra àd’assurer elle-même l’assemblage de ses pièces et d’accroître son marché.
Article publié le 20 février 2025.
Ce projet va faciliter grandement son activité. Le bureau d’études 5ATA projette de quitter, courant 2026, ses locaux de 150 m2 dans la zone de Dijon-Mirande afin de rejoindre 500 m² dans le nouveau parc d’activités de Beauregard à Longvic. L’envie de voir le projet aboutir est palpable, mais le stress l'est tout autant pour le gérant Simon Roy qui pilote un investissement de 800.000 euros, conséquent à l’échelle de la société de 10 salariés.
L’enjeu est en effet d'importance pour 5ATA, qui conçoit et fait fabriquer des machines pour le compte de clients entre autres dans les domaines de l’industrie, de l’aéronautique, de l’automobile, de l’électroménager et de la défense. Dans ses nouveaux locaux de Beauregard, l’entreprise disposera de son propre atelier de 200 m² lui permettant de rassembler les pièces de ses clients actuellement prises en charge par des prestataires externes, amenés eux aussi à fabriquer ces mêmes pièces. « L’objectif avec ce déménagement, c’est de montrer que nous ne sommes pas qu’un bureau d’études mais aussi un constructeur », insiste Simon Roy.
Après la réinstallation, les pièces continueront à être fabriquées en externe, mais 5ATA pourra gérer elle-même la partie assemblage. « Aujourd’hui, c’est la croix et la bannière pour assembler de grosses pièces. Ce ne sera plus le cas dans nos futurs locaux qui seront adaptés aux projets d'envergure », poursuit Simon Roy.
L’atelier disposera notamment d’un pont roulant et d’un chariot mobile, ce qui facilitera amplement la tâche pour les pièces les plus imposantes. A titre d’exemple, 5ATA a conçu et fait fabriquer récemment des colonnes amovibles (une sorte de pont élévateur) pour poser des réacteurs d’avion.
Un autre objectif visé par la direction consiste à accroître le portefeuille de clients composé d’entreprises de Bourgogne-Franche-Comté et l’Ile-de-France à part pratiquement égale. Bien occupé par le projet, le dirigeant est épaulé par deux collaborateurs pour cette action commerciale qu’il pilote habituellement seul. Tout le monde est dans les starting-blocks pour augmenter le volume d’activité. Deux personnes supplémentaires devraient être embauchées après le déménagement, des profils de concepteur dessinateur et chargé d’affaires. A partir de marchés conclus d’un montant unitaire jusqu'à 200.000 euros, l’entreprise augmente d’année en année son chiffre d’affaires. Celui-ci a atteint 1,5 million d’euros en 2024.
Une activité organisée en séquences

L’activité de l’entreprise est décomposée en plusieurs séquences. Un client la contacte pour un besoin de machine à créer. Dès lors, 5ATA tente d’identifier les solutions techniques en s’appuyant parfois sur des imprimantes 3D, de sorte à concevoir des prototypes. Le projet est dessiné et budgété avant d’être transmis au client. L’entreprise établit un plan de fabrication qui identifie les différentes pièces, leur composition, leur matière et leur technique d’assemblage. Les pièces sont ensuite achetées ou produites, puis assemblées et testées.
Pour certaines commandes comme les systèmes de levage, des analyses de risque s’imposent. Les matériaux doivent être éprouvés et répondre à un dossier qualité spécifique. Certains tests consomment 500 kg de fonte, et il faut parfois acheminer une grue et du béton, suivant les besoins et les degrés de résistance des matériaux. Pas de quoi faire peur à 5ATA, tout tourné vers un avenir qu’elle espère concrétiser rapidement à Beauregard.

L’entreprise 5ATA a été créée par Bernard Roy en 1995, le père de Simon. Ce dernier, muni d’un BTS Mécanique et automatisme industriel, l’a rejoint un an plus tard. « Même si j’avais décroché ce diplôme, c’est surtout dans l’entreprise que j’ai tout appris », concède l’actuel gérant. Il a repris la direction en 2007. La société était initialement installée dans la pépinière d’entreprise du Cap Nord avant d’être orientée sur la zone de Mirande, sa localisation actuelle.



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