Le succès de la seconde édition du salon Business Industries Dijon, organisée ces 7 et 8 septembre au parc des expositions de la métropole dijonnaise, en appelle une troisième qui se déroulera les 29 et 30 novembre 2023. La deuxième et dernière journée a connu une forte affluence, notamment grâce à la présence de nombreux lycéens et jeunes venus à la recherche de formation ou d’emploi. Pour la plus grande satisfaction des exposants ci-dessous.
• Le bureau d’étude dijonnais 5ATA déménage

Le bureau d’étude 5ATA, fondé en 1995 par Bernard Roy et désormais dirigé par son fils Simon, se prépare à déménager vers le parc d’activité Beauregard, au sud de la métropole dijonnaise. « Nous avons déjà réservé le terrain, mais la construction n’a pas encore commencé », précise Simon Roy. Spécialisée dans la conception de machines sur mesure, la Sarl de 8 salariés, dont 6 dessinateurs chargés d’affaires, travaille pour toutes les industries, notamment aéronautiques, agroalimentaires, militaires, d’électro-ménager et joaillières. « Nos clients viennent nous voir avec un besoin, et nous partons d’une page blanche pour concevoir la machine qu'ils recherchent. Nous achetons les pièces, puis réalisons l’assemblage et l’intégration sur site », détaille le gérant. 5ATA a, par exemple, réalisé récemment un banc de test de l’endurance des poignées de casseroles pour SEB, avec un automate qui charge la casserole avec des billes en métal, tandis qu’un autre lève la poignée. Il a réalisé 1,2 million d’€ de chiffre d’affaires en 2021, « en progression maîtrisée », précise le dirigeant. A. Morel
• United Caps répond présente pour réduire l’impact carbone

Wilfried Griessner, directeur des sites français. © Didier Hugue
L’usine française du fabricant de bouchons United Caps, implantée à Lons-le-Saunier (Jura), joue la carte de l’environnement. Elle répond avant l’échéance de 2024 à l’obligation européenne de sortir des versions solidaires : des bouchons qui demeurent attachés au goulot par une collerette, ce qui évite qu’ils se dispersent dans la nature. L’industriel mise aussi fortement sur la réduction de son empreinte carbone avec de nouveaux équipements plus économes en énergie et la diminution du poids des bouchons. Il atteint les 46 millions d’€ de chiffre d’affaires annuel avec 120 personnes, en incluant son atelier d’Alençon (Orne). À l’image de toute l’industrie française, ses besoins en recrutement sont importants : conducteurs de ligne, techniciens de maintenance, monteurs, régleurs, usineurs… D. Hugue
• Chesneau préserve jalousement son savoir-faire industriel par la formation

Ce polisseur et ajusteur, implanté à Sarrey en Haute-Marne, sait convaincre sa clientèle de donneurs d’ordres de l’aéronautique, du médical et de l’énergie par sa réactivité et sa capacité de co-ingénierie. Ces atouts découlent « d’importants programmes de formation que nous élaborons chaque année pour notre personnel », indique Alexandre Lemoine, le responsable commercial. Chesneau emploie 50 salariés et réalise 4,4 millions d’€ de chiffre d’affaires. L’entreprise de rang 1 et 2 a réalisé une récente croissance externe en reprenant le drômois Serret Mécanique. D. Hugue
• À Dijon, le spécialiste du mouvement industriel ACE déploie son robot multibras

Fondée en 1973, la SAS ACE se définit comme spécialiste du mouvement industriel, hydraulique, pneumatique et robotique. Elle conçoit, développe et intègre des automates pour de grandes entreprises de la sidérurgie, la plasturgie, l’énergie et l’agroalimentaire, entre autres. La société emploie 156 personnes, dont 120 à Dijon, son siège social. En 2021, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 26,3 millions d’€. « Nous avons retrouvé nos niveaux d’activité d’avant la crise sanitaire, et nous nous engageons fortement, en interne et pour nos clients, sur la voie de l’économie d‘énergie », explique Luc Guerin, responsable commercial. Un audit interne vise à améliorer l’efficacité énergétique des développements, tandis que les équipements vendus sont désormais assortis d’une étude complète de consommation. Pour entrer dans l’ère de l’industrie 4.0, « l’autre axe majeur pour nous », dixit le commercial, ACE a notamment mis au point un robot « dévraqueur » 6 axes, capable de se saisir de pièces non rangées, en se guidant à l’aide d’une caméra 3D qui scanne le tas de pièces. A. Morel
• L’entreprise de mécanique de précision et d’outillage MGO investit le fraisage de grande dimension

Quatre ans après avoir repris MGO (Mécanique Générale d’Outillage) à Varanges, en Côte-d’Or, Michel Reveillon engrange les bénéfices d’un conséquent investissement, consenti dans deux fraiseuses grand dimensionnel, capables de travailler des pièces jusqu’à 4,5 mètres. « Cet engagement de 600 000 €, qui s’est accompagné durant la crise sanitaire d’un grand plan de formation de nos salariés, nous apporte de gros développements », note-t-il. Spécialiste de la mécanique de précision et de l’outillage, MGO travaille essentiellement pour des concepteurs de machines spéciales et de grands groupes industriels comme Safran. Après avoir enregistré une très légère baisse d’activité du fait de la crise sanitaire, l’entreprise a vu son chiffre d’affaires bondir de 20 % en 2021-2022 (exercice clos en juin dernier), pour s'établir à 2,6 millions d’€. A. Morel

La seconde édition du salon Business Industries Dijon s’inscrit dans la problématique rencontrée par nombre d’industriels, à savoir les difficultés de recrutement. « En partenariat avec l’UIMM 21, nous avons mis en place un espace de jobs dating, ouvert aux exposants, ainsi qu’un espace dédié aux formations », décrit Pierre Godfroy, chargé de communication de Promosalons, organisateur de la manifestation.
L’espace de jobs dating (ci-dessus) aura recensé des dizaines d’offres d’emploi. « J’ai déjà rencontré une trentaine de personnes, et j’ai bon espoir de pourvoir certains postes ouverts au recrutement », assure Clarisse Morel, chargée de recrutement au Gieq Industrie 21. Le groupement d’employeurs a travaillé en amont avec Pôle Emploi afin de garnir son carnet de rendez-vous.
Plusieurs classes de lycées professionnels de la région ont fait le déplacement, de même que quelques post-bac. Erwann et Nolan, en BTS conception des process, se félicitent de leur venue, qui leur a permis de se familiariser avec certaines activités industrielles. Erwann en est convaincu : « L’industrie est le futur de l'économie, notamment grâce à ses avancées technologiques. »A. Morel





















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