Environ 800 visiteurs attendus pour partir à la rencontre de 80 exposants et assister à 60 conférences : le salon consacré au traitement thermique et de surfaces des matériaux arrive les 2 et 3 juillet au Parc des expositions et congrès, dans une dimension étendue par rapport à ses 50 précédentes éditions. La manifestation riche de cette longue histoire fait évoluer ses formats afin de mieux stimuler les échanges entre donneurs d’ordre de fournisseurs. Elle change aussi de nom pour incarner son évolution : après A3TS, elle prend la dénomination plus séduisante Mattris.
Escale 2025 du rendez-vous national et international du traitement de surfaces, les 2 et 3 juillet prochains, Dijon en ouvre aussi une nouvelle étape. Le salon dont le nom se confondait depuis un demi-siècle avec celui de son association organisatrice, A3TS, se rebaptise « Mattris ». Une consonance assurément plus conviviale et moins arithmétique, dont la déclinaison complète se lit aussi bien en français qu’en anglais pour exprimer son objet : les matériaux, les traitements thermiques et l'ingénierie des surfaces.
La subtilité n’a rien d’anecdotique. Elle exprime l’ambition de ce salon « de prendre une dimension plus européenne, dans la mesure où il n’a guère d’équivalent sur le continent », observe Pierre Bruchet, délégué général exécutif de l’A3TS, l’Association de Traitement Yhermique et de Traitement de Surfaces. Cette filière se retrouve certes aussi en Allemagne chaque année pour une grande manifestation, mais « plus ciblée », selon le responsable de son association française fédératrice des ingénieurs, techniciens et chercheurs.
A Mattris en effet, fournisseurs de machines et de traitement thermique, concepteurs et constructeurs de lignes de traitement de surfaces mettront en exergue leurs savoir-faire et offres, aux côtés de quelques gros donneurs d’ordre comme Framatome, formant ainsi une conséquente communauté de 80 exposants.
L’optique ne consiste cependant à pas se retrouver en cercle restreint d’experts, mais de s’ouvrir au tissu des PME régionales (mécanique, métallurgie, matériaux, énergie, médical-santé, usinage, etc.) en quête de solutions. « Elles sont en attente de veille technologique. Notre salon leur apportera l’occasion de la faire fructifier, dans un espace et un temps donné de deux jours suivi d'une journée de visites », plaide Pierre Bruchet.
Les quelque 60 conférences qui rythmeront le programme sont promises « renouvelées » dans le but de conjuguer haut degré d’expertise et clés d’appropriation par leurs participants. Au chapitre des enjeux environnementaux, les débats porteront notamment sur le sujet épineux des PFAS, les « polluants éternels. » La conférence en anglais incarne l’internationalisation du salon. Elle prend l’intitulé « Heat Treatment and Surface Engineering for Energies of the Future. »
Le choix de Dijon pour l’énergie
C’est « un salon prenant l’ampleur », selon Pierre Bruchet, qui s’installe pour sa 51ème édition et sa première en nouveau format à Dijon. La métropole régionale a attiré l’association professionnelle pour « son très bon réseau de communications soulignant la position géographique centrale » et pour la solidité du tissu de la métallurgie et de l’énergie de la Bourgogne-Franche-Comté.
Chaque rendez-vous annuel cherche en effet à s’articuler autour d’une thématique dominante, mais pas exclusive. Après Mulhouse en 2023 autour de l’automobile puis Toulouse l’an dernier dans l’aéronautique, l’énergie endosse ce profil en 2025. Industriels, fournisseurs, applicateurs, chercheurs et scientifiques sont ainsi invités à partager leurs visions et expériences sur le sujet très transversal à l’industrie. L’organisateur de Mattris attend environ 800 exposants et le salon pourrait attendre le seuil du millier, en fonction des inscriptions encore à venir.
Les 2 et 3 juillet, au Parc des exposistions et congrès. Visites de terrain le 4 juillet. Informations et inscriptions ici.



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