La PME de transformation de matières plastiques et de fabrication de supports visuels a procédé à l’acquisition de plusieurs équipements de pointe en un an, pour un montant de 500.000 euros. Elle s’appuie sur l’énergie toujours impulsive de son jeune dirigeant de bientôt 80 ans, Jean-Pierre Courtet son fondateur en 1979 et son constant modernisateur. Clients et partenaires pourront s’en rendre compte d’eux-mêmes, à l’occasion des journées professionnelles organisées les 26 et 27 juin dans les locaux de Vieux-Charmont, dans le Pays de Montbéliard.


Jean-Pierre Courtet ne cache pas son âge : il atteindra les 80 ans à la fin de cette année. Mais dans la tête, le fondateur de Courtet Polycomm en a bien moins. L’état d’esprit du toujours vaillant dirigeant de la PME de plasturgie et impression de Vieux-Charmont (Doubs) le range dans la catégorie des « jeunes » entrepreneurs, au sens de la propension à se remettre en question et à réagir sans tarder aux mutations du marché. Entouré de son épouse et de plusieurs de ses enfants au sein de l’entreprise, il engage résolument celle-ci vers l’avenir.
 

courtet machine impression numérique
La modernisation de l'entreprise de Vieux-Charmont (Doubs) repose aussi sur une machine d'impression numérique à plat comptant parmi les plus performantes au monde. © Mathieu Noyer


Cette stratégie a son coût, assumé : Courtet Polycomm vient d’investir 500.000 euros en une grosse année seulement, afin de moderniser ses équipements. La PME de 21 salariés s’est dotée en particulier de deux « bijoux », une machine d’impression numérique à plat de fabrication Swiss Print de 3m x 2m et une autre d’usinage à commande numérique cinq axes de la société Biesse.

Elle va ainsi pouvoir consolider ses positions comme acteur de pointe de ses spécialités : la transformation - complétée du négoce - de matières plastiques thermodurcissables obtenue par l’usinage et une multiplicité de procédés associés (tournage, thermoformage, pliage, découpe…) ; et l’impression sur divers supports pour la communication visuelle.

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« Tout bouge très vite, et nous tenons le rythme »
, estime Jean-Pierre Courtet. Il a créé la société en 1979 en venant de PSA, dans les anciens locaux de l’équipementier automobile IP Marti qui a imprégné l’histoire industrielle de Vieux-Charmont et procure à son actuel occupant une surface couverte plutôt confortable de 5.000 m2.

Ainsi, pour l’une et/ou l’autre de ses activités, Courtet Polycomm a conquis les clientèles de l’automobile, notamment l’usine de sièges de Forvia-Faurecia récemment transplantée dans la zone d'activités voisine du Technoland, de la mécanique, de l’isolation, de l’agroalimentaire, de la communication ou encore de la signalétique (panneaux, bâches, affiches…). Le secteur public apporte également sa part, en témoignent la belle fresque historique qui s’est déployée sur l’école de Bethoncourt (Doubs) et celle qui dépeint la bataille de la Lizaine s’étant déroulée à Héricourt (Haute-Saône) durant la guerre 1870-71.

 

Engagé sur les réseaux sociaux

Courtet Jean-Pierre
A 80 ans à la fin de cette année, le fondateur Jean-Pierre Courtet tient toujours solidement les rênes de la PME, entouré de son épouse et de plusieurs de leurs enfants, prêts à prendre la relève. © Mathieu Noyer


De la sérigraphie initiale, l’expertise s’est étendue pour faire entrer résolument Courtet Polycomm dans l’univers de la 3D. Et son bientôt octogénaire dirigeant n’a pas été le dernier à flairer les potentiels des nouvelles technologies. « Nous avons bien saisi toute l’importance des réseaux sociaux aujourd’hui pour continuer à nous faire connaître…et à engranger des affaires. »

Ni une ni deux, Jean-Pierre Courtet a embauché l’an dernier une spécialiste du sujet, qui a renouvelé le site web et plus généralement la communication de la PME. Le dirigeant est prêt à aller plus loin. Il avoue sans ambages sa « fascination » envers l’intelligence artificielle et les potentialités qu’elle recèle pour les activités de son entreprise. 

Pas de quoi cependant déposséder Jean-Pierre Courtet et son équipe de leur sens du contact humain. Celui-ci aura tout loisir de s’exprimer grâce aux journées professionnelles organisées sur le site de l’entreprise, les 26 et 27 juin à destination des clients, fournisseurs et autres partenaires. Une première depuis sept ans.

Toute cette dynamique de modernisation, automatisation et digitalisation résulte aussi en partie d’une contrainte, ou d’une contrariété : « trouver la main d’œuvre relève parfois, et même trop souvent, de la gageure », note Jean-Pierre Courtet. En 45 ans d’existence de Courtet Polycomm, la Suisse est toujours aussi proche…et généreuse en salaires. De plus, avec le temps, les aspirations des candidats et candidates à l’embauche ont changé, encore une mutation qui n’a pas échappé à l’œil de l’entrepreneur.

Sans tourner le dos à la formation par l’apprentissage, Jean-Pierre Courtet s’y engage avec parcimonie, ayant été quelque peu échaudé par le passé. « Du monde, on en a formé, mais il a souvent franchi la frontière ensuite. Ce que je peux comprendre. »

1 commentaire(s) pour cet article
  1. georges larochedit :

    mes amitiés a Mme et Mr Courtet Jo france aunis la Rochelle

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