ECO)BREF. Un marché au Niger pour le belfortain Belplast. Simpa, l'un des leaders de la fenêtre en bois, liquidée. Caddie reprise par son ancien directeur général. En Franche-Comté, les travaux publics de Franche-Comté prévoient un premier semestre 2015 encore morne. A Mâcon, Beewair décroche un marché en Arabie Saoudite. En Alsace, Mille et Une parie sur l'intelligence collective.

 

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Les toilettes sèches commercialisées par Belfort en Afrique. ©DR.

 

- Belplast décroche son premier marché au Niger.

 

La société belfortaine installée au Techn'hom confirme ses perspectives sur le continent africain avec un premier marché de solution globale d'assainissement au Niger.

Elle met en œuvre quelques innovations technologiques qui permettent à Belplast de répondre à la fois aux exigences cultuelles et environnementales du pays et plus généralement de l'Afrique.

Ce système est basé sur des toilettes sèches qui répondent au manque d'eau, mais intègre également urinoirs mobiles publics, récupération et recyclage, jusqu'à l'abondement des sols, donc le compost.

Quelque 150 toilettes et urinoirs sont en cours de livraison et d'installation au Niger, dans la perspective du Jour de la République, la fête nationale du pays, le 18 décembre. Cette première livraison en Afrique a provoqué le recrutement de 2 salariés en CDD.

Mais il s'agit là « d'une première marche vers d'autres commandes dans d'autres pays africains », espère Philippe Hueber, P-DG de Belplast. Si les objectifs sont atteints, le recrutement de 7 CDI est envisagé dans les six prochains mois.

L'enjeu est en effet vital dans les pays qui ne sont pas encore équipés de système de traitement de l'eau et de tout-à-l'égout. L'ONU n'a pas institué pour rien une journée mondiale des toilettes : si rien n'est fait d'ici là, le sous-équipement pourrait remettre en cause l'existence même d'eau potable en Afrique d'ici 2030. Dès à présent, la pollution de l'eau a de fortes conséquences sur la mortalité infantile.

 

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Simpa était l’un des leaders français de la fenêtre en bois. ©Agence Info.

 

- La menuiserie Simpa en liquidation judiciaire : 360 salariés licenciés.  

Les derniers espoirs de sauvetage du groupe Simpa, à Vendeuvre-sur-Barse (Aube) se sont évanouis à la barre du tribunal de commerce de Troyes le 23 octobre 2014. Les juges consulaires ont en effet rejeté l’unique offre de reprise présentée par le fonds d’investissement allemand Quantum Partners, l’estimant insuffisamment étayée. Ils ont par voie de conséquence prononcé la liquidation judiciaire du fabricant de portes et fenêtres bois, aluminium et PVC.

Cette menuiserie industrielle fondée en 1930 comptait trois sites dans le département : l’usine principale de Vendeuvre-sur-Barse, ainsi que les filiales Arbat à Torcy-le-Grand et Escao à Lusigny-sur-Barse. A noter toutefois qu’Escao échappe à la liquidation, puisque le tribunal de commerce a validé l’offre de reprise des dirigeants du site. La poursuite d’activité sauvegarde 71 des 81 emplois de cette PME spécialisée dans la fabrication d’escaliers.

Avec 360 emplois supprimés, non comptés d’éventuels impacts chez les fournisseurs et les sous-traitants, ce plan social est l’un des plus importants survenus dans le département de l’Aube ces dernières années.

Le groupe Simpa, qui avait été repris en 2012 par trois industriels, était l’un des leaders français de la fenêtre en bois. Il a été plombé par l’effondrement du marché de la fenêtre en France et par son niveau d’endettement.

 

- Caddie repart avec son ancien directeur général.

 

Le tribunal de commerce de Paris a validé hier 27 octobre 2014, l'unique offre de reprise du fabricant alsacien de chariots pour supermarchés présentée par l'ancien directeur général, en poste jusqu'en 2013.

Stéphane Dedieu évite la liquidation, mais laisse au passage 270 des 380 salariés sur le carreau et, selon l'AFP, il s'engage à ne pas effectuer de licenciements économiques pendant deux ans. Un comité d'entreprise entérinera le plan le 4 novembre. La nouvelle société pourra exploiter la marque Caddie - désormais utilisée comme un nom commun- , obstacle brandi ces dernières semaines par l'ancien propriétaire Altia.

L’ancien directeur général contrôle désormais 65 % de la nouvelle société. L’italien Bertoldi, distributeur de Caddie depuis 1961, prend 25 % du capital et l’allemand Shopbox, spécialiste de l’entretien et du nettoyage des chariots, les 10 % restant.

Les repreneurs visent un chiffre d'affaires de 17 millions d'€ en 2015 (contre 37 millions en 2013).

Seul fabricant français de chariots de supermarchés, Caddie est implanté à Drusenheim où sont maintenus 105 emplois et Ober-Hausbergen (Bas-Rhin), usine de galvanisation où demeureront 23 salariés. 

 

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La 3ème édition du Entrepreneurs des travaux publics et élus se sont retrouvés au Carrefour des Maires à Besançon. ©Traces Ecrites.

 

- Malgré le plan de soutien du conseil régional de Franche-Comté, les travaux publics prévoient un premier semestre 2015 morne.

 

Au Carrefour des maires qui s’est déroulé en fin de semaine dernière à Besançon, un plus grand nombre d’institutionnels aux côtés d’entreprises de mise en œuvre et fournisseurs traduit, si besoin était, la crise que traverse les travaux publics.

« Les entreprises qui se sont malgré tout mobilisées en investissant dans un stand illustrent le message que la fédération régionale des travaux publics a voulu faire passer dans cette 3ème édition : c'est lorsqu'on est confronté à des difficultés qu'il faut oser », affirme Patrick Robert, président de la FRTP Franche-Comté.

Le plan de soutien de 35 millions d'€ présenté fin septembre par le conseil régional, renforcé d'un financement complémentaire des conseils généraux du Jura (à hauteur de 1,3 million), de la Haute-Saône et du Doubs, apporte un peu de baume au cœur des entrepreneurs. Mais le temps de finaliser les projets et de lancer les ordres de services, la FRTP prévoit un premier semestre 2015 morne.

L'activité des travaux publics a reculé de 38% en Franche-Comté depuis 2007, certes année faste pour le secteur dans la région et les effectifs ont diminué de 20%.

Ce qui n'a pas empêché le cluster Ecochantier de montrer la capacité d'innovation des entrepreneurs et des maîtres d'ouvrage à travers des conférences (bientôt disponibles sur la télé web de Besançon comme l'installation de la fibre optique dans le Doubs rural, l'utilisation des mâchefers d’incinération en technique routière ou encore des expérimentions en matière de marchés publics.

 

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-  Beewair décroche un marché en Arabie Saoudite.

 

Spécialisée dans le traitement de l'air, Beewair a décroché le marché promoteur du pélerinage de la Mecque (Arabie Saoudite) où les autorités sont confrontées à un coronavirus.

La technologie mise au point par la jeune société née en 2012 à Mâcon consiste à casser les molécules des polluants et des odeurs par un procédé physico-chimique pour les stabiliser, ce qui a pour effet de supprimer les microbes et les odeurs.

Avec ces purificateurs, l'entreprise vise notamment les marchés des milieux hospitaliers et des crèches, en partenariat avec Arcom qui est actionnaire minoritaire.

Ce développement l'autorise à envisager l'an prochain une installation à la Cité de l'entreprise à Mâcon. La ville lance en ce sens la seconde tranche de réhabilitation de l'ancienne usine Seita qui sera prête d'ici l’été 2015.

 

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Adeline Petot-Schwander, ancienne directrice de la Maison de l’emploi, créatrice de Mille et Une. ©Christian Robischon.

 

- En Alsace, Mille et Une parie sur l'intelligence collective.

 

Le "Livre blanc de l’innovation sociale" publié cet automne signe la naissance de Mille et Une : cette agence-conseil rassemble, en direct ou en partenariat, les six ex-employées de la Maison de l’emploi de Molsheim (Bas-Rhin) qui a fermé ses portes pour cause de coupes budgétaires.

Définie par l’université américaine de Stanford comme « la solution nouvelle et créative à un problème social qui soit plus efficace et durable que celles existantes », l’innovation sociale constitue donc le champ d’action de la jeune structure hébergée pour l’heure par la couveuse d’entreprises Créacité de Strasbourg, dans l’optique de se constituer en société définitive l’an prochain.

Par des ateliers mensuels réunissant des profils très divers, Mille et Une propose d’accompagner tout type d’organisations (entreprises, associations, collectivités) dans le changement sur des thèmes de ressources humaines, de développement durable et d’autres.

« On part du postulat qu’à l’origine, il y a un toujours un individu satisfait d’une situation, qui veut faire bouger les choses et saura y parvenir en mobilisant l’intelligence collective », expose Adeline Petot-Schwander, la créatrice de Mille et Une et ancienne directrice de la Maison de l’emploi.

L’agence a décroché un premier marché de référence auprès de la Région Alsace pour l’aider à repenser la méthodologie de son schéma régional de la formation.

 

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