Le club Traces Ecrites regroupe près de 70 entreprises de Bourgogne Franche-Comté et du Grand Est. Cette adhésion permet d'apporter son soutien à notre média indépendant tout en profitant d'une visibilité auprès de nos lecteurs grâce à de nombreux avantages exclusifs. Aujourd'hui : présentation de Pennequin, entreprise plus que centenaire de travaux publics à Marsannay-la-Côte en Bourgogne, par son dirigeant Francis Pennequin.
Pennequin a 125 ans cette année, pouvez-vous nous présenter l’histoire de l’entreprise ?
En 1900 à Charmes (Côte-d’Or), mon arrière grand-père Henri créé une entreprise artisanale de « clos et couvert » qui intervient dans le secteur du bâtiment pour la construction des murs, des toits et des fenêtres. Puis, mon grand-père Fernand l'installe à Mirebeau-sur-Bèze en 1925. Après guerre, il achète des camions aux surplus américains et il commence la mécanisation en louant des pelles à câble. C’est ainsi que l’entreprise démarre son activité dans les travaux publics. Il construit un immeuble dans les années 1950 rue Devosge à Dijon dans lequel il installe le siège social, tout en gérant un entrepôt à quelques kilomètres à Longvic.
En 1970 ma tante, mon oncle et mon père rachètent la société et s’installent à Marsannay-la-Côte, là où nous sommes aujourd’hui. J’ai commencé à travaillé avec eux en 1982, date à laquelle j’ai pris en charge la partie travaux publics, avant de devenir gérant en 1997. Aujourd’hui, c’est une belle entreprise qui compte 89 salariés pour un chiffre d’affaires annuel de 17 millions d’euros.

Comment s'organise votre activité aujourd’hui ?
Nous faisons du terrassement, de l’infrastructure pour les routes, de l’aménagement urbain pour des immeubles, des industries ou des bureaux. En matière de travaux publics, nous intervenons en moyenne sur un rayon d’une demie-heure de route. Nous développons aussi une actrivité de démolition de maisons et d’immeubles sur une zone d’intervention plus large, qui concerne toute la région Bourgogne-Franche-Comté. La plus haute tour que nous avons démolie à Chenôve dans l’agglomération de Dijon, un immeuble de 17 étages.
Dans le quartier dijonnais de Fontaine d’Ouche, nous avons eu aussi à démolir un immeuble R+14 qui était plus complexe car il a fallu procéder « étage après étage. » Le bâtiment était accolé à un autre habité qui devait rester en place. Nous sommes aussi connus pour avoir creusé les parkings dijonnais souterrains, ainsi que ceux en surface de la gare et de Monge.

Comment vous situez-vous sur le marché ?
En fait, nous occupons une position entre l’artisan et les plus grosses entreprises. Nous intervenons généralement sur des chantiers à partir de 1.000 m³ de terrassement et nous nous arrêtons à 100.000 m³. Nous sommes en principe un peu plus chers que nos concurrents. Nous recherchons le maximum en terme de qualité et nous nous astreignons à respecter les délais annoncés. Dès le démarrage d’un chantier, nous passons en revue tous les scénarios possibles et imprévus à partir des informations communiquées, afin d’éviter d’éventuelles surprises en cours de route. Les discussions se font dans le dur dès le début.
En 2022 vous avez racheté Maggioni, qui fabrique du béton prêt à l’emploi. Est-ce un signe de l’évolution du métier ?
Depuis les années 1950, l’activité a beaucoup évolué car on ne construit plus autant de routes que dans le passé. La construction n’est plus la même non plus, il faut rebâtir sur des villes. Mais nous avons l’habitude de ces mutations, car agir pour la transformation des villes, c’est notre métier ! Nous avons donc réalisé une croissance externe en rachetant Maggioni en 2022. L’objectif consistait à nous diversifier dans une activité complémentaire. Et puis, nous voulions exploiter au mieux la carrière de Prenois (Côte-d'Or), sur laquelle nous possédons une autorisation d’exploitation depuis 2020. Nous extrayons en moyenne, suivant les années, de 150.000 à 260.000 tonnes de roche.
La technologie évolue aussi. Depuis 2019, nous avons équipé 12 machines d’une assistance par guidage satellite. Cela nous permet de gagner du temps en envoyant les informations aux conducteurs d’engins. Mais c’est aussi un investissement important, il faut compter en moyenne 10.000 euros par an et par machine. D’une façon générale, l’investissement représente une part importante de notre chiffre d’affaire, environ 10 à 15 %, car il faut régulièrement entretenir et renouveler nos 30 camions et 50 engins de chantier. Quand les conditions de construction et du site sont réunies, nous tentons de réutiliser les matériaux sur place. Nous avons par exemple travaillé sur la récente plateforme logistique à Til-Châtel pour Seb. Les parties déblayées ont pu être réutilisées sur le chantier pour le remblai.

Comment envisagez-vous la poursuite de l’entreprise après votre direction ?
Avec mes 48 ans de cotisations, je crois qu’il est temps de passer la main ! Je me prépare à la passation de l’entreprise à mes fils d’ici 4 à 5 ans. Ils travaillent déjà au sein de la SARL Pennequin. Jean-Baptiste est responsable de l’activité béton à Maggioni et Pierre Alexandre est en charge du département démolition. J’apprends progressivement à m’effacer pour leur laisser la place. Je suis content que mes enfants prennent la suite, car pour moi la vie d’une entreprise c’est de durer. Donc je suis serein.












































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