Le club Traces Ecrites regroupe près de 70 entreprises de Bourgogne-Franche-Comté et du Grand Est. Cette adhésion permet d'apporter son soutien à notre média indépendant tout en profitant d'une visibilité auprès de nos lecteurs grâce à de nombreux avantages exclusifs. Aujourd'hui : DVF. La société conforte sa place de PME performante dans une concurrence de groupes dans sa spécialité, les travaux neufs et de maintenance du réseau ferroviaire. Le marché-cadre remporté l’an dernier lui fait multiplier les interventions dans un grand quart nord-est et entrevoir une importante croissance du chiffre d’affaires. Les complémentarités avec Bonandrini, son fournisseur racheté en 2023, exercent aussi leur impact vertueux.
A bientôt 80 ans, DVF s’offre une belle occasion de « régénération » dans son métier des travaux ferroviaires, grâce au marché global remporté l’an dernier auprès de la SNCF : un RAVI pour Renouvellement d’Appareils de Voie par méthode Industrielle. L’entreprise basée à Chevigny-Saint-Sauveur en périphérie de Dijon (Côte-d’Or) est ainsi chargée jusqu’en 2026, de façon automatique, de réaliser divers travaux de renouvellement sur des tronçons du réseau ferroviaire, en tant que titulaire de l’un des lots mis en jeu par la compagnie nationale. « Nous avons été la seule PME à décrocher l’un de ces marchés, pour des opérations qui sont situées dans la grande moitié Est du pays », souligne Olivier Delcourt, le président de la Dijonnaise de Voies Ferrées qu’il a reprise en 1992.
Ces travaux se déroulent pour l’essentiel dans les régions Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Auvergne-Rhône-Alpes qui forment historiquement le terrain de jeu privilégié de la PME de 150 salariés. Leur concrétisation s’est surtout engagée cette année. Les opérations 2025 de DVF mènent ses matériels par exemple sur les renouvellements à hauteur de Lumes (Ardennes), de Châlons-en-Champagne (Marne), ou sur la section de Dole à Belfort en Franche-Comté. En 2024, l’entreprise est intervenue sur la Ligne des Hirondelles dans le Jura.
Elle se déploie au milieu d’une concurrence constituée des filiales des majors du BTP : le trio ETF du groupe Vinci, Colas Rail (Bouygues) et TSO (groupe NGE) qui disposent quant à eux, à la différence de la PME bourguignonne, de « trains-usines » capables de faire progresser à vitesse accélérée des chantiers, de nuit en général.
La capacité de DVF à croître dans un tel environnement s’est accrue grâce à la reprise en 2023 de Bonandrini. Cette PME jusqu’alors familiale de 50 personnes dans l'agglomération dijonnaise réalise des travaux de mécanique lourde en milieu ferroviaire, au moyen d’appareils spécifiques, les bourreuses, qui assurent le bon calage et positionnement des voies lors des travaux. « Nous connaissons de longue date l’entreprise, avec laquelle nous collaborons. Notre reprise lui apporte une solution pérenne de proximité, dans le contexte où son dirigeant partait à la retraite. Et pour nous, une telle association a d’ores et déjà engendré une hausse significative de nos parts de marché », souligne Olivier Delcourt.
En effet, cette intégration facilite à DVF la construction d’une réponse « en mode tous corps d’état, ainsi que le souhaite le donneur d’ordre SNCF Réseau », ajoute le dirigeant. Outre l’entreprise publique, DVF intervient aussi sur des réseaux privés, dont les ITE (installations terminales embranchées) d’industriels restant adeptes du fret ferroviaire.
Travaux sur caténaires en complément

Au niveau du chiffre d’affaires, la nouvelle filiale – s’ajoutant à Transifer spécialiste de l’acheminement de locomotives et autres engins de chantier ainsi que de la conduite de travaux – apporte ses 8 millions d’euros annuels, pour aboutir à un total de 23 millions d’euros. Celui-ci est appelé à croître au même titre que les effectifs à partir de la base actuelle de 150. Au cumul des embauches nettes et remplacements de départ, « nous recrutons 10 à 25 personnes chaque année », calcule olivier Delcourt.
Les bourreuses de Bonandrini renforcent ainsi les capacités en matériels déjà conséquentes du groupe DVF. La société dijonnaise déploie ses locomotives (huit modèles, de marque Vossloh), wagons, portiques, pelles rail-route et autres chargeurs, sur une moyenne de plus de 300 chantiers chaque année. Ceux-ci consistent en des changements de rails et traverses, des remplacements complets ou partiels de voies et d’appareils de voies, en des travaux de maintenance, des interventions en génie civil sur les ouvrages situés sur les voies (renouvellement et pose de tablier, travaux d’étanchéification…) et aussi de façon complémentaire, la construction, le remplacement et l’entretien de caténaires ainsi que des soudures dites aluminothermiques.
La prestation rendue de plus en plus complète s’organise autour de deux pôles géographiques. L’agence de Lyon créée en 2020 est davantage orientée vers les travaux neufs tandis que le siège dijonnais demeure la référence de la maintenance.
Photos fournies par l'entreprise.











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