Faurecia sur le point de fermer son usine de sièges Pulversheim. Fluidexpert éduque des élèves ingénieurs à son savoir-faire nucléaire. Adidas va quitter Strasbourg. Franchises et offre d’occasion, piliers de la relance du bijoutier bisontin Maty. L’Université de Lorraine, le CNRS et Orano s’associent dans la recherche sur l’uranium.


• Faurecia sur le point de fermer son usine de sièges de Pulversheim

Faurecia doit annoncer ce mercredi en réunion extraordinaire de comité social et économique la fermeture de son usine de sièges automobiles de Pulversheim (Haut-Rhin), qui emploie 137 salariés permanents et 35 intérimaires. Selon la CFDT, syndicat majoritaire, la raison en revient à la décision de l’équipementier automobile de regrouper sa production locale de sièges dans la nouvelle usine Siedoubs dont la construction s’achève sur la zone Technoland dans le Pays de Montbéliard (Doubs). Elle-même dénommée Sielest par analogie, l’usine de Pulversheim avait été créée en même temps que sa sœur en 2001, pour servir un client unique, PSA (aujourd’hui Stellantis) Mulhouse. Elle avait été fragilisée par l’octroi de marchés à son concurrent Johnson Controls installé à proximité de Mulhouse, mais sur le territoire allemand à Neuenburg, avant de reprendre des contrats à ce site qui avait fermé par conséquent fin 2016. M.Noyer

 

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• Fluidexpert éduque des élèves ingénieurs à son savoir-faire nucléaire

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La PME de Chalon-sur-Saône a reçu une vingtaine d’élèves ingénieurs saoudiens, motivés par l'après-pétrole. © Fluidexpert


Un groupe d’une vingtaine d’élèves ingénieurs saoudiens le prouvent à leur sourire. Visiter pour s’imprégner du savoir-faire du chalonnais Fluidexpert, spécialiste des équipements de transmission de puissance pour les centrales hydrauliques et les systèmes de filtration appliqués au nucléaire, leur ouvre de nouveaux horizons. D’autant que leur pays est en train d'imaginer l’après « or noir », en dépit de ses généreuses réserves.
Cette visite, organisée le 23 juin dernier par la branche formation d’EDF, a permis de faire un point sur l’entreprise que Lionel Rénier et plusieurs cadres ont rachetée en décembre 2020. Avec un effectif de 60 personnes et un chiffre d’affaires attendu de 10 millions d’€, l’entreprise s’assure une belle activité. Que ce soit dans le nucléaire, l’installation de tuyauteries (Aperam Gueugnon, Lisi Bologne), les contrats s’enchaînent, assure le président Lionel Rénier. Et des innovations se font jour, comme un configurateur de centrales hydrauliques, baptisé Fexhtor, ou encore Ivitum, un outil de maintenance connecté prédictif. D.Hugue 

 

Adidas va quitter Strasbourg

Adidas a officialisé la semaine dernière le déménagement de son siège France de Strasbourg vers la région parisienne, qui avait été ébruité ces dernières semaines. Le comité social et économique en a été informé jeudi. La décision prendra effet dans deux ans, en septembre 2024. Elle touche 140 collaborateurs, auxquels la marque de sport promet des propositions pour poursuivre leur carrière en son sein, notamment en maximisant le télétravail.
Mais de nombreux salariés seront probablement amenés à ne pas pouvoir suivre le transfert de siège. Celui-ci constitue un coup dur pour l’attractivité de Strasbourg, dans la mesure où les collectivités locales s’étaient battues pour conserver le siège français en Alsace en 2018. Elles avaient alors obtenu son installation dans 5.000 m2 du nouveau quartier d’affaires d’Archipel, plus séduisant pour Adidas que le site historique de Landersheim en zone rurale. M.Noyer.

 

PVFmars

• Franchises et offre d’occasion, piliers de la relance du bijoutier bisontin Maty

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Maty fait évoluer son offre et ses canaux de distribution. Après la vente en ligne,
comme présenté ici dans son magasin d’usine de la zone de Trépillot à Besançon,  la franchise et l'occasion. © Laurent Cheviet


Le fabricant de bijoux bisontin Maty repart de l’avant. Après un plan de sauvegarde pour l’emploi en 2020 qui s’est soldé par la fermeture de cinq de ses magasins les moins rentables et la suppression d’une vingtaine d’emplois, il relance la machine sur deux segments : la franchise et la vente de bijoux d’occasion.
La première boutique franchisée a ouvert en avril à l’initiative d’un bijoutier de Pontarlier, dans le haut-Doubs, un choix stratégique, car situé dans la zone frontalière avec la Suisse. Ce point de vente de 90 m2 sera le premier d’une longue liste au rythme de 3 à 5 par an, espère André Ségura, président de Maty. Deux catégories de commerçants sont ciblés, moyennant un investissement de 300.000 € : les bijoutiers qui souhaitent reconvertir leurs magasins et les vendeurs de prêt-à porter féminin désireux d’élargir leur offre.
Maty accélère aussi sa présence sur le marché de l’occasion. Depuis 20 ans, il organise régulièrement des collectes de bijoux, certains pour être transformés et reproposés à la vente dans son magasin d’usine de la zone de Trépillot à Besançon, d’autres pour recycler les métaux précieux afin de créer de nouveaux bijoux. Après avoir déployé cette offre de seconde main dans sa boutique en ligne en juillet 2021 et dans un quart de son réseau de boutiques, il développe aujourd’hui des « corners » de montres d’occasion haut de gamme en partenariat avec Crésus, spécialiste de ce marché.
Le holding Gemafi regroupe la société gestionnaire de la marque Maty et des magasins, et la manufacture SFM. Il a réalisé en 2021 un chiffre d'affaires de 120 millions d’€ avec 530 salariés. C.Perruchot

 

Dijon

 

• L’Université de Lorraine, le CNRS et Orano s’associent dans la recherche sur l’uranium 

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Le Cregu est un laboratoire spécialisé dans la géologie de l’uranium basé à Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle). 
© Barbara Brenachot / Thomas Obin / GeoRessources


Véritable « ovni » dans le monde scientifique, la société de recherche Cregu (*) basée à Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle) évolue. Ce laboratoire spécialisé dans la géologie de l’uranium a été fondé en 1979 au lendemain du second choc pétrolier par le CNRS et le CEA (Commissariat à l’énergie atomique). Adossé au laboratoire GéoRessources (CNRS, Université de Lorraine), sa singularité résidait notamment dans sa forme juridique, celle d’une société civile détenue par le groupe français de l'uranium Orano (50,1%) et Total (49,9%).
Le CNRS a annoncé, le 22 juin, l’évolution du Cregu vers un laboratoire commun (LabCom) dans lequel seront associés le CNRS, l’Université de Lorraine et Orano. « Le LabCom Cregu va étendre les thématiques partagées au-delà de la géologie en y intégrant les technologies numériques ou l’hydrométallurgie, et bâtir une stratégie de développement commune », explique Nicolas Maes, président d’Orano Mining. Pour atteindre ses objectifs, il s’appuiera sur une équipe de près de 30 personnes rattachées à ses différents partenaires. Il bénéficiera de l’écosystème de l’Université de Lorraine, 13e au classement international de Shanghai 2021 dans la catégorie « génie minier et minéral ». P. Bohlinger 

(*) Centre de recherches sur la géologie des matières premières minérales et énergétiques.

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