Les professionnels invités à opter pour le tourisme durable en Bourgogne-Franche-Comté. La Banque populaire à niveau record dans le Grand Est. Le constructeur Léon Grosse reprend les façades Rinaldi d’Alsace. L’économie inclusive crée son antenne à Dijon. Sous sa nouvelle marque Home Heritage, le Mosellan Dodo accélère à l’international.
• Les professionnels invités à opter pour le tourisme durable en Bourgogne-Franche-Comté
Alors que la demande touristique évolue fortement vers le tourisme responsable, depuis la crise du Covid, la Bourgogne-Franche-Comté a clairement « une carte à jouer », résume Marie-Guite Dufay, présidente de la région. « Elle coche toutes les cases d’un nouveau tourisme plus responsable, conscient des enjeux environnementaux », a appuyé Patrick Ayache, vice-président de la région en charge du tourisme et président de BFC Tourisme lors de la présentation du bilan de fréquentation du début d’année, le 4 mai. Les professionnels approuvent, à l’image de Virginie Duède-Fernandez, directrice du musée des Maisons comtoises à Nancray (Doubs), qui constate « un attrait pour le slow tourisme », ou d’Urs Gysin, gérant d’un bateau lavoir et d’un gîte à Gissey-sur-Ouche (Côte-d’Or) qui se réjouit de voir que les touristes « apprécient vraiment la nature et la tranquillité le long du canal de Bourgogne. » Pour accompagner les professionnels dans leur engagement vers un tourisme plus durable, BFC Tourisme a confié à la société Artips la conception d’un site internet dédié gratuit. « Nous proposons des capsules de quelques minutes, compatibles avec le rythme de vie des professionnels, pour une initiation ou un approfondissement », explique Laura Mingam, responsable du développement de ce prestataire. Le site a, depuis son lancement en 2020, été visité par près de 10.000 professionnels, dont 900 sont inscrits et près de 200 ont terminé leur parcours. Un engagement d’autant plus pertinent que la Bourgogne-Franche-Comté a le vent en poupe : la saison 2023 s’engage bien, avec une hausse des séjours de 3,3 % sur les quatre premiers mois de l’année par rapport à 2022 (total 17,3 millions de nuitées), en particulier grâce au retour des clientèles étrangères (+ 15,2 %), y compris chinoise et japonaise. P. Bouillot
• La Banque populaire à niveau record dans le Grand Est

La Banque populaire Alsace Lorraine Champagne (BPALC) a conclu son année 2022 par un produit net bancaire en hausse de 4,4 %, à 626 millions d’€. Ce « niveau record est porté en particulier par les commissions ( + 11 %), fruit des efforts consacrés à l’équipement de la clientèle, notamment en matière d’assurance », commente la direction de l’établissement de 2.550 collaborateurs. Le bénéfice net grimpe quant à lui de 10,2 % pour atteindre 135 millions d’€ et le coefficient d’exploitation progresse de 3,5 points en un an, à 60,8 %. Les encours de crédits ont augmenté au global de 4 %, soit 28,84 milliards d’€, dont une croissance plus forte des crédits d’équipements et crédits-bail (+ 8,1 %, à près de 8 milliards d’€), alors que les crédits à la consommation ont presque stagné (+0,8 %). L’encours d’épargne monétaire s’affiche en diminution annuelle de 5 % (à 24 milliards d’€) : ce recul de la collecte émane « des entreprises et des institutionnels qui évoluent dans un contexte de moindre abondance de liquidité (arrêt des aides Covid de l’Etat) et doivent faire face au retour de l’inflation et, pour partie, au remboursement des prêts garantis par l’Etat », analyse la banque. M.Noyer
En redressement judiciaire depuis mi-mars dernier, le concepteur de façades de bâtiment Rinaldi Structal de Colmar (Haut-Rhin) est racheté par Léon Grosse, l’une des principales ETI (entreprises de taille intermédiaire) du BTP en France, comptant 2.200 salariés pour un chiffre d’affaires de 800 millions d’€ en 2022. La société basée à Aix-les-Bains (Savoie) reprend le périmètre France, soit la quasi-totalité des effectifs de Rinaldi Structal : 150 personnes, réparties entre le siège et bureau d’études de Colmar, l’unité de production à Pinon (Aisne) et un service de commerce et après-vente à Créteil en région parisienne. Il l’intègre à son pôle « Solutions » qui compte deux autres façadiers, Kyotec et le nancéien Techniwood (panneaux en bois) acquis dans un cadre normal hors procédure collective en mars. Rinaldi appartenait au groupe en difficultés Coralu dont la restructuration avait déjà conduit à la mise en redressement du façadier vosgien Bluntzer, repris par son voisin Les Zelles l’an dernier.
• L’économie inclusive crée son antenne à Dijon

Le collectif d’entreprises pour une économie plus inclusive a créé en avril sa onzième antenne à Dijon. Initié à l’échelle nationale en 2018 par les dirigeants d’Axa et de Danone, ce collectif de 39 entreprises poursuit trois objectifs : l’accès à l’emploi et à la formation, l’accès des populations en difficultés aux biens et aux services, et le développement d’une politique d’achats inclusifs. L’appartenance au groupe est rythmée par des rencontres entre dirigeants nationaux plusieurs fois par an. S’engage ensuite une réflexion interne au sein des entreprises dans les différents services, avant son élargissement aux partenaires locaux comme Pôle Emploi. Sabrina Soussan, présidente-directrice générale du groupe Suez, a été nommée marraine de cette antenne dijonnaise qui est animée par Lisa François-Passaquet, responsable contrats chez Dieze, filiale de collecte de déchets de Suez. S.Dolidze
• Sous sa nouvelle marque Home Heritage, le Mosellan Dodo accélère à l’international

Dans les années 1970, les couettes et oreillers Dodo ont établi la réputation de la société éponyme basée à Saint-Avold (Moselle). Transformée ces dernières années en un groupement de PME par acquisitions successives, l’entreprise lorraine lance désormais une marque « ombrelle », Home Heritage, rassemblant l’ensemble de ses enseignes dans l’équipement de la maison, le vêtement et les articles de puériculture. Les initiales de Home Heritage reprennent celles des familles homonymes Hannaux et Hanau, propriétaires historiques du groupe qui emploie 900 salariés (chiffre d’affaires de 185 millions d’€ en 2022-23) et compte sept sites industriels en France. La nouvelle marque doit permettre d’asseoir la notoriété du groupe dans le domaine du confort et du sommeil (Dodo, Poyet Motte, Anne de Solène, Drouault, Toison d’or, etc.) et d’accélérer son développement à l’international. La stratégie de croissance de Dodo s’était notamment traduite, au second semestre 2021, par le rachat de l’entreprise textile rhodanienne AC de 160 personnes, spécialiste de la literie pour les collectivités et l’hôtellerie (Lamy), les couvertures (Poyet Motte), la puériculture, le linge de maison (Toison d’Or) et les vêtements professionnels (Bastié). P. Bohlinger


















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