L’U2P Voix des artisans emporte les élections dans les chambre de métiers en Bourgogne-Franche-Comté comme dans le Grand Est. Un nouveau temple de la biomédecine à Strasbourg. En pleine pénurie de semi-conducteurs dans son usine lorraine, Renault dévoile la version hydrogène de son utilitaire. Jusqu’où les prix immobiliers vont-ils grimper en Alsace ?


• L’U2P Voix des artisans l’emporte en Bourgogne-Franche-Comté et dans le Grand Est


La chambre de Métiers et de l’Artisanat de Bourgogne-Franche-Comté ne devrait pas changer de président. Il faut attend cependant le 8 novembre pour savoir si Emmanuel Poyen, président sortant candidat à sa succession retrouvera son fauteuil. Mais à priori peu de suspens : sa liste U2P Voix des artisans qui fédère la Capeb, la Confédération Générale de l'Alimentation en Détail, la Confédération Nationale de l'Artisanat, des Métiers et des Services et l’Union Nationale des Professions Libérales, l’emporte dans 6 des 8 départements de la région.
Seuls le Territoire de Belfort et la Haute-Saône donnent une majorité à la liste concurrente Fiers d’être Artisans qui réunit la CPME, la Fédération Française du Bâtiment, le Conseil National des Professions de l'Automobile, l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie, le Conseil National des Entreprises de Coiffure et la Fédération des Entreprises de Propreté.
U2P Voix des artisans recueille 3.966 voix, Fiers d’être artisans, 3.035. La liste vainqueur aura le plus grand nombre de représentants à la chambre régionale de Métiers, la « perdante » se verra octroyer des sièges à la proportionnelle.

Dans le Grand Est aussi, la liste La Voix des artisans l’emporte avec 2.676 suffrages dans les départements des Ardennes, de l’Aube, de la Marne, de la Haute-Marne, de la Meurthe-et-Moselle, de la Meuse et des Vosges. Elle aura 41 sièges contre 29 à la liste concurrente Fiers d’être artisans qui a obtenu 2.240 voix.

Compte tenu du droit local applicable dans trois des dix départements de la région, un scrutin différent a eu lieu dans le Haut-Rhin et le Bas-Rhin ainsi que la Moselle, où une seule liste était en lice. Ensemble pour faire gagner l’artisanat d’Alsace recueille 2.775 voix en Alsace, et Artisans 57, 922 voix en Moselle. Ce qui leur donnera respectivement 20 et 10 sièges à la chambre régionale de Métiers.
Le taux de participation n’a pas été très important : 5,34 % dans le département de la Moselle, 7,13 % en Alsace et 8,12 % dans le reste du Grand Est. En Bourgogne-Franche-Comté, il tourne autour de 10%. C.P.

 

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• Un nouveau temple de la biomédecine à Strasbourg

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Le Centre de recherche en biomédecine à Strasbourg, 300 scientifiques dont 100 chercheurs. © Mathieu Noyer


L’Université de Strasbourg, qui n’en manquait pas, se dote d’un nouveau fleuron de la recherche scientifique : elle a inauguré ce mardi 19 octobre, le Centre de recherche en biomédecine (CRS), domaine dans lequel elle se situe en pointe mondiale. Fruit d’un investissement de 40 millions d’€, le bâtiment regroupe dix laboratoires de l’université seule ou communs avec l’Inserm, dans des spécialités comme la génétique médicale, l’immuno-rhumatologie moléculaire, les biomatériaux ou la nanomédecine régénérative.

Il héberge également deux plateformes d’imagerie et d’exploration fonctionnelle ainsi que deux jeunes entreprises : Spartha Médical (biotechnologie) et Lamina Therapeutics (médecine régénérative). Soit au total, 300 scientifiques dont 100 chercheurs que la conception du bâtiment, signée des cabinets d’architectes Groupe-6 (Paris et Grenoble) et DEA (Mulhouse – Strasbourg), invite à se rencontrer au maximum. Les laboratoires se répartissent dans une disposition en couronne, et non au bout de longs couloirs. L’atrium central s’ouvre en outre sur l’ensemble des cinq étages qui prend place à l’une des entrées du vaste hôpital civil de centre-ville. M.N.

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• Renault dévoile le prototype de la version hydrogène de son utilitaire qui sera en partie assemblée en Lorraine

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L’utilitaire Renault Master Van H2-Tetch sera assemblé sur le site Sovab de Batilly (Meurthe-et-Moselle) à l’exception de sa motorisation. © Hyvia / Anthony Bernier


L’arrêt, cette semaine, pour cinq jours du site Renault Sovab de Batilly (Meurthe-et-Moselle) en raison de la pénurie de semi-conducteurs, n’empêche pas l’usine de préparer l’avenir. Le site qui emploie 2.100 salariés et 400 intérimaires dans l’assemblage des utilitaires Master devrait produire à l’horizon 2022 ses premières versions à hydrogène.
Le 14 octobre, la marque au losange a dévoilé le prototype du Renault Master Van H2-Tech. D’une capacité de chargement de 12 m3, le futur utilitaire roulera exclusivement à l’hydrogène et offrira une autonomie de 500 km grâce à une pile à combustible de 30 kW. Pour mener à bien ce projet, Renault s’appuie sur la co-entreprise Hyvia créée en partenariat avec l’américain Plug Power et spécialisée dans les solutions de mobilité hydrogène.
L’assemblage des piles à combustible sera réalisé sur le site Renault de Flins (Yvelines), celui du moteur électrique à l'usine de Cléon (Seine-Maritime). L’utilitaire sortira du site de Batilly sans groupe motopropulseur. L'intégration électrique et hydrogène se fera en Seine-et-Marne sur le site de PVI (Power Vehicle Innovation), filiale de Renault Group. Ce mode d’assemblage avait déjà été mis en place en 2018 pour la fabrication de la version électrique du Master. P.B.


M2A

 

lotznotaire• Des marchés immobiliers en pleine hausse en Alsace

 



Jusqu’où les prix immobiliers vont-ils grimper en Alsace, au point que l’acquisition deviendrait une affaire de riches ? Ces questions se soulèvent après la récente présentation par les chambres de notaires alsaciennes de leur étude annuelle. Elle porte sur la période de mi-2020 à mi-2021 dont on aurait pu imaginer que la Covid-19 avait modéré la tendance à la hausse. En fait, il n’en est rien.
Le prix médian (*) pour l’achat d’une maison existante a augmenté de 5,4 % avec des pointes entre + 7 et + 12 % dans les zones périphériques :  le Sundgau à la pointe sud de l’Alsace, le secteur de Guebwiller (Haut-Rhin) et les zones frontalières de l’Allemagne. « C’est la conséquence d’un intérêt croissant pour les territoires plus éloignés des centres-villes, où les prix sont encore relativement bas », analyse Claude Bauer, président de la chambre des notaires du Haut-Rhin. Le « besoin de verdure » et l’essor du télétravail qui ont émergé de la crise sanitaire ajoutent leur impact, soulignent les notaires.
De même, le prix médian des appartements anciens a progressé de 5,8 % (soit 2.290 € le m2 à l’échelle de l’Alsace) et celui des terrains à bâtir de 6,6 % (prix médian de 235.000 €) dont un bond de 12,6 % dans le Bas-Rhin. « La raréfaction du foncier se conjugue à la demande d’espace, notamment au bénéfice des zones plus éloignées de Strasbourg », observe Claudine Lotz, président de la chambre des notaires de ce département (Photo ci-contre).
Ces hausses créent un risque d’exclusion de certaines catégories, notent les notaires, et pas nécessairement les plus modestes : dans le secteur de Saint-Louis (Haut-Rhin) aux portes de la Suisse, la pression immobilière est si forte « qu’il devient presque impossible à un enfant du pays d’acheter du terrain à bâtir… sauf à travailler en Suisse », relève Claude Bauer. Les taux d’intérêt contrebalancent cette difficile équation financière… tant qu’ils restent bas. M. N.


(*) signifiant que 50 % des ventes se font à un niveau supérieur et 50 % à niveau inférieur.

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