L’entreprise familiale d’Obernai (Bas-Rhin) poursuit la modernisation de son site, à la fois lieu d’exposition de ses modèles vendus aux particuliers à travers les réseaux de grossiste sanitaires, et usine d’assemblage des différents éléments constitutifs du mobilier de salles de bains. Elle mise sur sa créativité et le niveau technologique de sa production « made in France » afin de poursuivre avec succès une histoire débutée il y a 35 ans.


Depuis sa base d’Obernai (Bas-Rhin) où il œuvre depuis 35 ans, Cedam entend s’affirmer plus que jamais comme le fabricant français de référence de mobiliers de salles de bains, celui dont les produits, par leur fiabilité et leur ligne, sauront séduire des clients particuliers qui, pourtant, ne le connaissent pas directement : la commercialisation passe par les grands circuits de distribution de matériel sanitaire.

Pour y parvenir, la PME familiale de 45 salariés ne relâche pas ses efforts d’investissements au bénéfice de son atelier de production, cœur de sa stratégie de made in France. Elle a consacré un budget d’1 million d’euros l’an dernier, soit l’équivalent de 10 % de son chiffre d’affaires, principalement à la mise en place d’une machine de perçage, l’étape qui suit celles de découpe et usinage des panneaux de bois mélaminés constitutifs de sa matière première. Ces lignes en amont du process sont également bien à jour des dernières technologies, elles comprennent par exemple un centre d’usinage 4 axes. L’enveloppe financière de 2024 a également servi à moderniser la logistique, par une extension de l’installation de stockage automatisé, qui avait été mise en route en 2020 grâce à un précédent programme de 800.000 euros.

 

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« Nous prolongeons ce mouvement cette année par un investissement complémentaire de 350.000 euros dans une troisième ligne de champ de finition », annonce le directeur général Amaury Bloch. Cette phase postérieure au perçage ouvre la voie au montage final qui intègre les éléments comme venant de fournisseurs extérieurs, les fixations et les miroirs.

Ainsi, entre 600 et 700 meubles de salles de bains (comme les plans-vasques) sortent chaque semaine  des ateliers d’Obernai, soit 26.000 par an, en direction à 80 % du marché français et à 20 % des pays limitrophes : Suisse, Allemagne, Belgique.

 

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Cedam emploie 45 salariés, en partie dans son propre atelier de production et assemblage. Elle investit dans des nouveaux matériels automatisés, dont des centres d'usinage (à droite).


L'écoulement s’opère majoritairement dans les réseaux de négoce de tels matériels, représentés par des enseignes comme Comafranc, Pompac, Siehr ou Aubade. Autant de poids lourds, qui procurent certes une couverture nationale intégrale au fabricant, mais imposent des négociations serrées, de courte durée – elles sont renouvelées tous les ans – et « challengeantes » pour les équipes de conception.

Le bureau d’études de Cedam et son équipe marketing veillent à renouveler régulièrement l’offre de la PME en multipliant les propositions dans l’espoir – concrétisé – d’en voir une partie acceptée par de tels donneurs d’ordre. « Nous avons l’objectif de sortir trois à quatre nouveaux modèles par an », relève Amaury Bloch. La gamme peut être visualisée dans le show-room qui jouxte l’unité de production-assemblage, située dans le très rempli parc d’activités sud d’Obernai.

 

Un fabricant passé du modulaire au sur-mesure

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L'entreprise est dirigée par Amaury Bloch, qui a pris dès l’an 2000 la succession de son père Claude, fondateur en 1990. Il forme un duo dirigeant avec son frère Benjamin plus particulièrement en charge des fonctions commerciales.


L’expression « partir d’une feuille blanche » est utilisée par le dirigeant pour exprimer l’identité de Cedam et son évolution depuis les débuts par son père Claude qui consistaient à concevoir et produire des éléments modulaires pour une enseigne du monde de la BSB (grande surface de bricolage), un créneau rapidement abandonné au bout de quelques années. Cette activité initiale reste contenue dans la déclinaison complète du nom de l’entreprise, dont l’acronyme signifie Conception, Edition, Distribution d’Ameublements Modulaire. « Le sur-mesure a en quelque sorte remplacé la dernière partie du terme. Pour les trois autres lettres, nous restons dans la philosophie d’origine qu'elles expriment », indique Amaury Bloch.

Cedam a ajouté un autre canal de vente depuis cinq ans : les promoteurs de logements collectifs et constructeurs de maisons individuelles. Or la chute de la construction neuve affecte cette stratégie. « Il est clair que l’exercice 2024 a été plus compliqué dans ce segment, mais nous résistons bien car nous sommes dans une phase encore de conquête de ce marché », relève Amaury Bloch.

 

Cessions aquisitions

 

De plus, la rénovation se porte un peu mieux et prend le relais, au niveau des ventes aux particuliers dans le réseau de grossistes . « Il est devenu le principal marché pour nous et au global, nous enregistrons une forte hausse des commandes en ce début 2025 », rapporte le directeur général de Cedam.

L’entreprise s’est également lancée depuis quelques années dans le mobilier de cuisine, qui constitue un prolongement cohérent de sa spécialité. De quoi poursuivre le chemin; en gardant dans un premier temps comme ligne d’horizon les 10 millions d’euros constitutifs du chiffre d’affaires  actuel.

 

cedam vue usine
L'entreprise est implantée dans le parc d'activités situé à l'entrée sud d'Obernai (Bas-Rhin).


Photos fournies par l'entreprise.

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