La nouvelle génération de TGV sera bien assemblée à Belfort à partir de 2023. Liberty Rail Hayange confrontés aux difficultés de leur actionnaire. Record financier à la vente des vins de Nuits-Saint-Georges grâce à la maison Bichot. Systancia sécurise le télétravail et recrute. La nouvelle 308 relance l'activité de PSA Mulhouse. La Potion des Lutins donne de la vigueur au gestionnaire de fortunes M9 Partners. Ces pépites de l’alimentaire que Vitagora veut faire grossir. Grand Nancy thermal toujours en suspens.
• La nouvelle génération de TGV sera bien assemblée à Belfort à partir de 2023
Le « TGV du futur » (TGV M dans le langage de la SNCF) a vocation à être construit à Belfort, a affirmé Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports le 12 mars dernier aux élus locaux du nord-Franche-comté, rencontre pour laquelle la presse était triée sur le volet puisqu’un seul media régional était autorisé à y assister. La venue du ministre s’est déroulée dans un climat tendu en raison d’une occupation du site de Technh’Hom où se trouvent à la fois les ateliers d’Alstom et de General Electric (GE), par les ouvriers de l’entité Steam Power System de GE après l’échec des négociations annuelles.
La visite du ministre s’est d’ailleurs déportée à quelques dizaines de kilomètres, sur la thématique de l’hydrogène, pour visiter le chantier de l'entreprise Faurecia Clean Mobility à Bavans (Doubs), puis le constructeur d’engins de manutention Gaussin à Héricourt (Haute-Saône).
Henri Poupart-Lafarge. le PDG d’Alstom qui devait se rendre ce jour-là à l’invitation de la SNCF dans les ateliers du site belfortain pour dévoiler « le nez de la nouvelle motrice du TGV M » (un train au bilan carbone amélioré de 32 % par voyageur comparé aux rames actuelles grâce à des matériaux plus légers, une meilleure aérodynamie, le renvoi de l’énergie à la caténaire lors du freinage) a renoncé à son voyage le matin même.
Il s’est entretenu avec le ministre et les élus locaux par visioconférence. Ce sont 200 motrices que l’usine d’Alstom à Belfort va assembler avec une première commande de 100 rames pour près de 3 milliards d’€, mais pas avant 2023. Dans Le Trois (Lire ici), les syndicats disent que cette commande ne résoud pas le problème immédiat de l’usine de Belfort qui va rencontrer un creux de charge de 18 mois à partir de cet été. C.P.
• Les salariés de Liberty Rail Hayange confrontés aux difficultés de leur actionnaire

Les difficultés financières de GFG Alliance révélées le 8 mars dernier inquiètent les salariés de ses 9 sites industriels en France parmi lesquels Liberty Rail à Hayange (Moselle).
Le groupe du milliardaire Sanjeev Gupta a acquis l’été dernier l’entreprise mosellane, principal fournisseur de rails de la SNCF, ainsi que l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord). Cette double acquisition était appelée de ses vœux par l’Etat français afin de sauver l’aciérie nordiste (270 salariés) en suscitant des synergies avec le site de Hayange (400 salariés).
La faillite début mars de la société financière britannique Greensill, principal bailleur de fonds des nombreux rachats de GFG Alliance fragilise le groupe. Ce dernier emploie 35.000 personnes dans 300 sites répartis dans une trentaine de pays (plus de 20 milliards de dollars de chiffre d’affaires).
Si les sites industriels ne sont pas touchés pour le moment par la faillite de son investisseur, Grégory Zabot, secrétaire CFDT du CSE de Hayange, craint que le besoin en liquidités de GFG Alliance ne le conduise à mettre en vente certains sites, car « Sanjeev Gupta va rechercher 4,5 milliards d’€ pour se refinancer. » P.B.

• Les Hospices de Nuits-Saint-Georges explosent leur vente des vins grâce à la maison Bichot

Une nouvelle fois, la maison de négoce Albert Bichot se distingue dans une vente aux enchères. Après celle de Hospices de Beaune, où sans discontinuer depuis deux décennies, la maison de Nuits-saint-Georges s’affiche premère acheteuse, la voilà aussi en tête à la vente des Hospices de Nuits-Saint-Georges avec 325.000 € dépensés, soit 17% du total des ventes.
Ces dernières atteignent pour leur part un record avec 1,923 million d’€ de gains pour 114 pièces de 228 litres mises en vente (- 9 pièces/2019), soit une hausse de 19,11%. Il faut dire que le millésime, même si les rouges ont souffert de la canicule, est jugé « magnifique. »
Le domaine des Hospices de Nuits existe depuis 1270. Il possède 12,4 hectares. Ce record s’inscrit dans une conjoncture très favorable pour les vins de Bourgogne comme l’indique le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB), dans un communiqué : « Les volumes des vins de Bourgogne exportés maintiennent leur croissance pour 2020 : ils dépassent les 90 millions d’équivalent en bouteilles 75 cl (+ 0,8 % / 2019). Le chiffre d’affaires à l’export se maintient au-dessus du milliard d’€, avec une baisse très légère : - 0,8 % / 2019. » D.H.
• Systancia recrute grâce au télétravail

Systancia, le spécialiste mulhousien de la sécurisation des données, poursuit sa marche en avant. Comptant 150 salariés aujourd’hui répartis entre le siège de Sausheim (Haut-Rhin) principalement, Rennes et la région parisienne, il créera 25 nouveaux emplois cette année, s’ajoutant à autant de recrutements conclus l’an dernier malgré la Covid-19. Celle-ci a perturbé le fonctionnement, mais elle a en parallèle fait monter en puissance sur laquelle la PME peut particulièrement surfer : le télétravail.
Depuis la fin de l’année dernière, Systancia a implanté dans le cloud son service d’accès distant sécurisé, Systancia Workroom, conçu pour le travail à distance. « Cela accélère le déploiement des moyens informatiques pour la mise en place du télétravail par rapport à l’implantation dans le data center du client », complète Christophe Corne, président du directoire. L’offre mise au point est annoncée comme particulièrement sécurisée face à l’utilisation des matériels personnels en mode connexion à l’entreprise ainsi que pour garantir que c’est bien tel ou tel administrateur informatique (les « utilisateurs à privilège ») qui se connecte et tracer ses actions, « car c’est lui qui détient les clés du coffre-fort », compare Christophe Corne.
Pour le déploiement, en France d’abord puis à l’étranger, Systancia a engagé une série de partenariats avec des distributeurs de solutions de cybersécurité. Après Ingram Micro fin janvier, il a annoncé mercredi 17 mars la signature avec Hermitage Solutions. Il devrait ainsi atteindre une couverture mondiale dans les prochains mois. De quoi poursuivre le chemin de la croissance : il vise pour 2021 une progression du même ordre que les + 25 % de 2020 qui ont abouti à un chiffre d’affaires de 9,4 millions d’€. M.N.
• Stellantis (PSA) Mulhouse va rebondir grâce à la nouvelle 308

L’usine Stellantis (ex-PSA) de Mulhouse (Haut-Rhin) a été choisie pour fabriquer la nouvelle version du modèle Peugeot 308 dont la marque a annoncé le lancement hier 18 mars. La montée en cadence devrait intervenir d’ici à la fin du premier semestre, a indiqué la direction à l’AFP. Le véhicule devrait être disponible à l’achat l’automne prochain.
Le nouveau modèle va contribuer à relancer l’usine de Mulhouse qui emploie 5.000 salariés permanents : la production avait reculé à 50.000 véhicules en 2020 contre 230.000 en 2019 et il accumule les jours non-travaillés depuis le début de l’année. Sans ce véhicule considéré comme de grande diffusion, « le site était fragilisé », commente Laurent Gautherat, responsable CFE-CGC. « Cela assure quelques années d’avenir », estime pour sa part Deborah Schorr, responsable FO.
En avril, le site de Mulhouse retrouvera un rythme de travail de cinq jours par semaine sur son unique équipe de montage, au lieu de quatre ces dernières semaines. Une seconde équipe pourrait être constituée ensuite, par appel aux salariés d’autres usines et « en complément » d’ intérimaires. M.N.
• La Potion des Lutins donne de la vigueur au gestionnaire de fortunes M9 Partners

Le gestionnaire de fortunes familiales M9 Partners a annoncé début mars l’acquisition du spécialiste de la nourriture infantile bio Little cookery compagny à Lesménils (Meurthe-et-Moselle). L’entreprise lorraine commercialise sous la marque « La Potion des lutins » une offre de repas auprès de crèches en France et au Luxembourg. Fondée en 2015 par Céline Toiseux, elle emploie 15 personnes dans la fabrication d’une gamme labellisée Ecocert favorisant les circuits courts et misant sur des partenariats avec les producteurs locaux.
« Avec cette première acquisition, nous voulons valoriser le savoir-faire français en termes de gastronomie infantile et développer notre expertise sur ce secteur d’avenir », précise Christophe Ruffat, président de M9 Partners. L’ancien directeur général adjoint de la division produits professionnels de l’Oréal, a créé ce « family office » en 2020 en vue de fédérer des entreprises au cœur de l’agroalimentaire, de la santé et du bien-être. P.B.
Né à Dijon où demeure son siège, le pôle de compétitivité Vitagora dédié à l’alimentaire trouve en Ile-de-France – région où il s’est étendu en 2015 –, la majorité de ses pépites, celles qui développent les grandes tendances alimentaires, de produits sains avec un impact limité sur l’environnement. La dernière édition de ToasterLAB, son programme d’accélération de start-up, a recruté cinq jeunes entreprises.
Caïs (sorbets vegan), Umiami (technologie inédite de texturation de « fausses « viandes), SquiKit (assistant personnel de gestion des provisions) Infuseo (eaux infusées avec des plantes) et en Rhône-Alpes, Vrac’innov (liquides en vrac pour éviter les emballages), sont accompagnées pendant 12 mois le temps de sécuriser et accélérer le lancement de leur activité commerciale et industrielle. Le prochain appel à candidature aura lieu en juin 2021. C.P.
• Le sort de Grand Nancy Thermal toujours en suspens

Le tribunal administratif de Nancy se donne du temps pour prendre sa décision sur le maintien ou non de la concession accordée à Grand Nancy Développement, qui associe le groupe thermal Valvital et l’entreprise de BTP Bouygues, pour la construction et l’exploitation du nouveau établissement thermal de Nancy.
Un recours déposé par des citoyens et trois élus a été examiné le 3 mars, jugeant illégal l’apport de deniers publics à un projet privé : la métropole avait convenu d’une contribution de 2,26 millions d’€ pendant 27ans et d’une subvention de 25 millions d€ immédiate. L’hésitation s’explique par le fait que le chantier a déjà bien avancé. Les opposants au projet avait déjà mené une action en référé l’été dernier, sans succès.
La station Grand Nancy, spécialisé en rhumatologie, devrait ouvrir en 2023-2024, à l’issue d’un investissement de investissement de 97 millions d’€ dans le cadre d'une DSP trentenaire. C.P


















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