Le Grand Belfort devient le chef de file au capital de la Sodeb

. Du Medef à la CGT, vent debout en Côte-d’Or contre la suppression de plusieurs dessertes TGV. Et à Belfort, contre de nouvelles suppressions d'emplois chez General Electric. Concours Idées Inspirées de Haute-Marne : le jury a tranché. Mecateamcluster lance sa première formation initiale. Technicien de maintenance des installations d'eau et d'assainissement, un profil recherché. Le Crédit Agricole crée 100 emplois à Dijon. La CCI Côte-d'Or Dijon Métropole en appui des entreprises. Eurogerm toujours en progression malgré la pandémie. Quand les entreprises du Doubs ouvrent leurs portes au public.

 

• Le Grand Belfort devient chef de file au capital de la Sodeb



 
La Sodeb, société d’économie mixte d’aménagement du Territoire Belfort, revoit sa gouvernance à l’aune de la loi NOTRé qui retire la compétence économique au conseil départemental, principal actionnaire avec 28,18% du capital. A l’issue d’un conseil communautaire, le 15 octobre, Le Grand Belfort devient le premier actionnaire avec 29,18 % des parts (contre 11,85 % au départ) par un apport en numéraire de 629.720 € et par le mécanisme de réincorporation des réserves de 2019 qu'avait décidé le conseil d'administration de la Sodeb en septembre.
En conséquence, la part du Département retombe à 18,63 % du capital qui s'élève désormais à 2,574 millions d'€ et la Ville de Belfort passe de 21,21 % à 17,04 %. Les acteurs historiques privés détiennent désormais : 18,5% pour la Caisse des Dépôts, 6,49% la Caisse d'Epargne, 6,09% la CCI et 4,14% Tandem, la société patrimoniale immobilière duTerritoire de Belfort. 
Un rapport d’observation de la chambre régionale des comptes, de 2013 à 2018, avait incité à un renforcement et une nouvelle répartition du capital. Les juges des comptes publics avaient constaté la situation financière fragile de la société avec une baisse régulière du chiffre d’affaires (2,3 millions d’€ à 1,5 million remonté toutefois à 2,5 millions en 2018) et les premières pertes de son histoire en 2016 (374.000 € sur un chiffre d’affaires de 1,5 million d’€) ainsi que des fonds propres jugés insuffisants pour réaliser des opérations à risque.

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La Sodeb aménage et commercialise l’Aéroparc de Fontaines, au nord de Belfort, là où le logisticien Vailog fait construire 76.000 m² sur un terrain de 18 ha. La livraison est prévue à partir de 2021, son coût est de l’ordre de 80 millions d’€.


Pour compenser le recul des grosses opérations d’aménagement publiques (les plus importantes ayant été les ZAC Techn’hom, l’Aéroparc de Fontaine, la ZAC TGV autour de la gare de Belfort-Montbéliard et celle de l’hôpital « médian »), la Sodeb s’est lancée ces dernières années dans des opérations immobilières comme maître d’ouvrage délégué : les immeubles de bureaux de la Jonxion pour la SAS Alliance Développement, l'extension de deux bâtiments industriels de General Electric sur le site de Bourogne et restructuration du site industriel de la société Lisi à Delle. C.P.

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• Du Medef à la CGT, vent debout en Côte-d’Or contre la suppression de plusieurs dessertes TGV

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Alstom/Toma-Christel Sasso


Du Medef à la CGT, vent debout en Côte-d’Or contre la suppression de plusieurs dessertes TGV en Bourgogne-Franche-Comté : depuis le 28 septembre, le Lyria Paris-Zurich effectue 4 aller-retours quotidiens contre 6 auparavant ;  à compter du 2 novembre, le TGV Paris-Mulhouse qui dessert les gares de Montbard, Dijon, Dole, Besançon et Belfort, passe de 8 aller-retours quotidiens à 7 ; à la même date, un aller Paris-Le Creusot/Montchanin est suspendu. La SNCF qui souffre d’un manque de fréquentation à cause de la crise sanitaire et a perdu 3,2 milliards d’€ de recettes au 1er semestre, précise que les suspensions de desserte pourront changer en fonction de l'évolution de l'affluence.
Le Medef Côte-d’Or se soucie particulièrement de la situation de Montbard, dans le Nord de la Côte-d’Or, région industrielle avec de nombreuses entreprises de la métallurgie. « Les conséquences pourraient s’avérer désastreuses […]  pour le développement des carnets de commandes et les relations avec les donneurs d’ordre implantés en grande majorité en région parisienne », dit le syndicat patronal dans un communiqué. Ajoutant que « la suppression de ces trains va remettre en question la capacité pour les cadres [ un certain nombre vivant en région parisienne, Ndlr ] de pouvoir concilier travail et vie de famille. »
Pour la CGT, « le mauvais coup porté aux usagers de BFC est regrettable […] Il remet en cause l’aménagement du territoire permis par les fréquences actuelles, mais aussi des choix d’implantation tant pour les entreprises que les particuliers. » Par ailleurs, un collectif d’abonnés a lancé une pétition (lien ici) qui avait recueilli près de 5.800  signatures le 20 octobre. C.P.


Nouvelle mobilisation du Territoire de Belfort contre le démantèlement de General Electric. Samedi 24 octobre, l'intersyndicale de General Electric à laquelle se joint Florian Bouquet, président du Conseil départemental du Territoire de Belfort, ainsi que le syndicat patronal des petites entreprises, CPME 90, appellent à une manifestation (14h, Maison du Peuple) en soutien aux salariés de General Electric (GE). « Cet acte fort doit rappeler à la direction de General Electric, qu'en bafouant l'engagement qui avait été pris de développer les sites de Belfort et de Bourogne, c'est l'avenir de milliers d'emplois qui est en jeu. Déjà plus de 3.000 emplois de GE et de ses sous-traitants ont délocalisés de Belfort vers l'Asie et l'Europe de l'Est », écrit le président du Département dans un communiqué. Les élus, locaux et des salariés, veulent de cette façon interpeler l'Etat pour pousser l'industriel à tenir ses engagements. Rappellons qu'en 2015, au moment du rachat de la branche énergie d'Alstom, General Electric s'était engagé à créer 1.000 emplois nets en France, et d'y installer les équipes de direction des activités turbines à gaz de grande taille et turbines à vapeur. Au lieu de cela, 485 emplois ont été suprimés et 89 autres sont annoncés, cette fois dans la filière hydroélectrique. C.P.

 

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 Idées Inspirées de la Haute-Marne : le jury a tranché

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Le jury de la seconde édition du concours Idées Inspirées de la Haute-Marne. © Traces Ecrites

Le concours « les Idées Inspirées de la Haute-Marne », organisé par le conseil départemental, a réuni son jury pour choisir les lauréats parmi 62 dossiers présentés. Pour cette seconde édition, la catégorie Haut-Marnais totalisait pas moins de 33 candidats, celle baptisée Savoir-Faire en comptait 12 et la catégorie nature fédérait 17 dossiers.
Il aura fallu toute la journée du 13 octobre dernier aux 17 jurés, dont un représentant de Traces Ecrites News, pour trancher et sélectionner trois lauréats dans chaque catégorie. Les débats orchestrés par Anne-Marie Nédélec, 1ère vice-présidente du pôle aménagement et développement des territoires au conseil départemental, furent parfois animées, chacun pouvant défendre bec et ongles ses préférences.
Quatre autres lauréats ont aussi été désignés : par le public, la chambre d’agriculture, celle des métiers et la CCI Haute-Marne – Meuse. Quelques dossiers, particulièrement remarqués pour susciter un coup de cœur, recevront un accompagnement technique, et Puissance TV ainsi que Traces Ecrites News offriront leur obole sous la forme d’une campagne publicitaire. La remise des prix se déroulera le 3 décembre en soirée, sous une forme encore à déterminée compte tenu de la crise sanitaire. D.H.

 

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 • Mecateamcluster, objectif CFA

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La halle de Mecateamcluster où sont réparés les engins ferrovaires. © Traces Ecrites


En ce mois d’octobre, la grappe d’entreprises de la filière maintenance ferroviaire Mecateamcluster démarre sa première formation initiale avec un cursus de niveau bac +1 : la mention complémentaire « Maintenance des Installations Oléohydrauliques et Pneumatiques » (MIP) en apprentissage. Cette initiative en appelle d’autres.
Campus Mecateam, l’organisme de formation de Mecateamcluster entend proposer d’autres cursus initiaux en alternance d’ici deux ans. Il veut couvrir les différents niveaux : BTS, licence professionnelle… Le but étant de devenir un CFA indépendant d’ici 2022 en s’adossant à l’organisme dijonnais Formapi qui effectuerait le suivi administratif et des classes à distance. C.P.

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Technicien de maintenance des installations d'eau et d'assainissement, un profil recherché. Le Pôle formation UIMM Bourgogne 21-71, le GEIQ Industrie 71 et Suez, délégataire de l’eau du Grand Chalon, s’associent pour former les futurs techniciens des métiers de l’eau. Lundi 12 octobre dernier, 10 premiers étudiants en alternance chez Suez ont fait leur rentrée au Pôle formation UIMM à Chalon-sur-Saône pour suivre une formation de Technicien de Maintenance adaptée aux métiers de l’eau. Le GEIQ Industrie 71 (Groupement d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification) a pris en charge le recrutement des jeunes, le Pôle formation UIMM assurant l’enseignement technique.
Cette formation délivre le Certificat de Qualification Professionnelle Inerbranche (CQPI) de technicien en maintenance industrielle, reconnu par l’Etat, qui ouvre des postes de technicien de maintenance d’usines de production d’eau potable et de stations d’épuration. L’opérateur de l’eau recrute chaque année une dizaine de techniciens de maintenance dans les régions Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est et Auvergne-Rhône-Alpes. C.P.

 

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• Le Crédit Agricole monte un site de gestion de sinistres à Dijon avec 100 personnes


En 2022, Pacifica, la filiale assurance dommages du Crédit Agricole, exploitera sur Dijon un centre de gestion de sinistres. Cette création s’accompagnera de la création d’une centaine d’emplois et jusqu’à 200 à terme.
La banque coopérative revendique la première place en matière d’assurances dont l’activité fédère 4.700 collaborateurs et affiche à fin 2019 un chiffre d’affaires de 37 milliards d’€.

• La CCI de Côte-d’Or Dijon Métropole regagne du galon avec la crise

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Xavier Mirepoix, président de la CCI Côte-d'Or Dijon Métropole. © Traces Ecrites

 
Xavier Mirepoix, président de la chambre consulaire départementale (10,5 millions de budget, 90 salariés) révèle un paradoxe. « La seconde chambre du tribunal de commerce, compétente pour les procédures collectives (dépôts de bilan) est en sous activité. » L’explication tient à la mise sous perfusion de nombreuses entreprises depuis la crise sanitaire qui masque des situations contrastées, voire complexes, mais offre un répit générant 40% de défaillances en moins, comparées à celles de la même période en 2019.
« Ceux qui souffraient avant risquent de le payer cher l’an prochain, car il faudra bien rembourser un jour les prêts garantis par l’Etat, tout comme ce que l’on doit à l’Urssaf », pointe le président consulaire. Pour accompagner au mieux les chefs d’entreprise dans cette conjoncture difficile (de mars à juillet), la CCI qui a répondu à près de 1.000 demandes d’information et d’accompagnement d’urgence intervient depuis auprès des intercommunalités pour monter des dossiers d’aide aux entreprises. Dans cette phase de relance, liée au fonds régional des territoires, pas moins de 450 dossiers ont déjà été traités avec plus ou moins de succès, dont 30% relèvent du secteur de l’hôtellerie restauration.
Au-delà de cette gestion de crise, la chambre consulaire entend mettre l’accent sur la formation et l’orientation. Elle monte pour 2021 un lieu baptisé « La fabrique de l’orientation » qui prétend renouveler les rapports entre jeunes et entreprises avec des semaines thématiques sur un secteur d’activité et ses métiers. « Nous y installerons des laboratoires pour que durant une semaine, voire plus, ils puissent se familiariser avec des équipements de production et ressortir en appréciant une vision réelle. »
L’autre axe relève de la promotion de l’apprentissage, fortement aidé actuellement. « Je rappelle que l’entreprise peut percevoir jusqu’à 5.000 € pour les alternants mineurs et 8.000 € pour les majeurs, aide applicable la première année, du CAP au master, lorsque le contrat est conclu entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021 », détaille Xavier Mirepoix. Dernier point abordé et non des moindres, en janvier 2022, les CCI de Saône-et-Loire et de Côte d’Or, ne feront plus qu’une afin de mutualiser davantage de services. D.H.

 

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• Eurogerm tire son épingle du jeu en dépit du contexte exceptionnel

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© Eurogerm


Décidément, rien n’arrête la société dijonnaise Eurogerm. Pas même une crise sanitaire mondiale. Le spécialiste des ingrédients pour le monde des meuniers et de la panification, coté en bourse, conserve une bonne dynamique sur le premier semestre 2020.
Si le chiffre d’affaires se rétracte légèrement de 1,3%, à 53,6 millions d’€, en raison de taux de change défavorable, le résultat d’exploitation de 3,8 millions progresse de 5% et le bénéfice de 8,7% (2,6 millions). L’international porte la croissance (+4%). Les ventes à l’étranger pèsent dorénavant 65% de l’activité. Le marché national baisse pour sa part de 9,8% en raison des mesures de confinement.
Eurogerm n’aura pas de problème financier avec une trésorerie en hausse de 3,2 millions (17,9 millions au total à fin juin). D.H.

 

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• Quand les entreprises du Doubs ouvrent leurs portes au public

 

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Salvi Artisan Sanglier fabrique des sangles et boîtes en épicéa pour le fromage Mont d’Or. © Doubs Tourisme

Une étude récente de Entreprise et Découverte, l’association nationale de la visitée d’entreprise, apprend que quatre entreprises du Doubs figurent parmi les dix les plus visitées de France. Le tuyé de Papy Gaby, fabricant de salaisons à Gilley, est en troisième position, devant les caves d’affinage de Comté du Fort Saint-Antoine (6ème) et les distilleries d’absinthe et liqueurs, Les Fils d’Emile Pernot à La Cluse-et-Mijoux (8ème) et Pierre Guy à Pontarlier (10ème).
Doubs Tourisme qui organise des visites d’entreprises au grand public sous le label « Made in chez nous » (15 millions de visiteurs à l'échalon national en 2018), signale aussi que l’association a attribué des coups de coeurs au fabricant d’articles culinaires Cristel à Fesches-le-Chatel, L’Aventure Peugeot, musée de l’histoire des véhicules PSA avec visite de l'usine de Sochaux et Salvi Artisan Sanglier, fabricant de sangles et boîtes en épicéa pour le fromage Mont d’Or. C.P.

 

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