Le club d'entreprises GrandSud, qui vient de souffler ses 30 bougies, porte auprès de Dijon métropole une proposition de prolongement de 800 mètres de la future troisième ligne de tramway, jusqu’à Marsannay-la-Côte. Son cheval de bataille concerne, plus largement, la défense des intérêts des entreprises de l’ensemble des zones situées au sud de l’agglomération.

C’est en 1996 que Xavier Delatte fonde le club GrandSud, par la fusion de deux associations d’entrepreneurs, Sud’Iris et Palissy Dijon Sud. Depuis 30 ans, la structure a étendu son terrain de jeu à l’ensemble des espaces d’activités économiques du sud de la métropole dijonnaise, des zones commerciales de Chenôve, Marsannay-la-Côte et Perrigny-lès-Dijon, jusqu’à la petite zone d’activités d’Ouges en passant par la zone industrielle de Longvic et la zone d’activités économiques de l’aéroport Dijon Bourgogne.

 

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Elle compte 120 adhérents, représentant 4.000 salariés. Une bonne partie d’entre eux a répondu présent, le 11 juin, à la Maison de Marsannay, pour la soirée anniversaire célébrant ces trois décennies d’actions collectives.

L’attractivité du territoire est un sujet fil rouge pour l’association, coprésidée par Céline Poillot (BCP Paysagiste) et Thierry Durand (Groupe Id’ees). Lors de la concertation menée l’an dernier par Dijon métropole sur le projet de troisième ligne de tram reliant Cap Nord à Portes du Sud, le club GrandSud a porté, à ce titre, une doléance : prolonger cette future T3 au sud jusqu’à Marsannay-la-Côte. Le terminus aujourd’hui prévu se situant à hauteur de l’entrée du site Urgo à Chenôve, l’association suggère de le positionner 800 mètres au-delà, devant l’espace de loisirs Games Factory.

Club Grandsud
Le Club GrandSud est coprésidé par Céline Poillot (BCP Paysagiste) et Thierry Durand (Groupe Id’ees). © Patrice Bouillot

Les chefs d’entreprise sont même allés plus loin, pour proposer la création d’une nouvelle ligne de bus assurant la liaison entre le nouveau terminus et la zone industrielle de Longvic, afin de désenclaver cette dernière pour les salariés habitant dans le Sud dijonnais. « L’offre de mobilités contribue à l’attractivité d’un territoire, souligne Céline Poillot. À l’inverse, le manque de transports en commun constitue un frein à l’emploi. » Dijon métropole a accepté d’étudier la variante proposée par l’association.

Des zones d’activité en difficulté

En filigrane, le discours est plus large. Les représentants de GrandSud plaident pour que les élus métropolitains prêtent une attention accrue à l’aménagement des zones d’activités du Sud dijonnais, alors que le Nord de l’agglomération a bénéficié d’une priorité d’aménagement du territoire ces dernières décennies. Exemples : la zone commerciale de Chenôve est à la peine depuis la fermeture du Géant Casino ; les anciens bâtiments militaires de la zone aéroportuaire doivent faire l’objet d’importants travaux ; à Beauregard, la plus récente zone d’activités entre Longvic et Ouges qui accueille pourtant de nouvelles entreprises emblématiques (Savoye, Urgo, Giphar…), l’accès en bus ou à vélo reste difficile.

Il en résulte un sentiment d’isolement géographique qui accentue un mal-être observé parmi de nombreux dirigeants de PME, assure la coprésidente. « Une étude datant de 2019 indique que 45 % des chefs d’entreprise se sentent isolés, et que 17,5 % sont en burn out. Les choses ne se sont pas arrangées depuis. » Pas étonnant, finalement, que le club GrandSud ait convié Olivier Pallier à donner une conférence pour sa soirée anniversaire du 11 juin : cet ancien pilote de chasse rescapé d’un crash vient de publier son récit singulier sous l’intitulé Résilience et mental de combat.

 

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