L’entreprise familiale engage le processus de construction d’une extension de 6.000 m2 sur le site qu’elle a ouvert il y a quatre ans afin de se rapprocher du bassin d’industries de Mulhouse, pilier de sa clientèle. Elle veut ainsi être prête fin 2025 pour la reprise qu'elle escompte, et procurer un relais de croissance à son activité dominée par le transport routier. Le point de ces projets de la PME qui exposera au prochain salon Euro Supply Chain, en juin au Parc Expo de Mulhouse.
Sept millions d’€ d’investissement, pour 6.000 m2 supplémentaires : l’entreprise Weber s’engage avec volontarisme dans l’extension de ses capacités logistiques, à Cernay (Haut-Rhin).
Sa présidente Sophie Weber assume ce choix dont elle a parfaitement conscience qu’il s’inscrit à contre-courant de l’atmosphère ambiante du moment, si prudente. « C’est un pari sur l’avenir, mais on y va. Nous construisons maintenant afin d’être prêts pour la reprise, souhaitée par tous, à partir de 2025. En outre, une baisse rapide et significative des taux d’intérêt et des coûts de construction qui justifierait d’attendre me paraît peu probable », déclare-t-elle.

Les délais administratifs étant difficilement compressibles, particulièrement pour une installation classée ICPE (1510) comme le site d’accueil du projet, le transporteur et logisticien familial compte déposer son permis dès les prochaines semaines, dans le but de respecter l’objectif d’une mise en service fin 2025.
Les nouvelles surfaces de 6.000 m2 se déploieront dans le prolongement de l’entrepôt initial de 3.000 m2. Construit comme le futur par LCR Les Constructeurs Réunis, celui-ci s’est ouvert début 2020, à l’occasion du transfert d’une partie d’activités d’Oderen, berceau de l’entreprise au fond de la vallée sous-vosgienne de la Thur, vers son entrée à Cernay. Huit portes à quais s’ajouteront aux quatre existantes.
Le projet marque surtout un changement de dimension de la logistique, dans tous les sens du terme. « L’extension permettra un stockage de grande hauteur, à un peu plus de 10 mètres (10,7 mètres). Du coup, nous alignons les surfaces actuelles sur le même niveau, ce qui aboutira à une offre de 9.000 m2 de locaux sprinklés, d’une capacité de 13.400 palettes, à température maintenue constamment hors gel », pointe Sophie Weber. Le site cumule de nombreuses fonctions associées à la réception-expédition : préparation à la palette, picking, copacking, le tout sous le pilotage numérique d’un WMS (Warehouse System Management) « très performant », salue la dirigeante.
En grandissant, Cernay pourra conforter son rôle de plateforme majeure duu Sud-Alsace, servant une clientèle de proximité issue du tissu industriel riche et diversifié de ce pôle économique. En parallèle, l’entrepôt d’Oderen demeure conséquent, avec ses 7.000 m2, remplis par des chargeurs locaux « et ceux du bassin de Mulhouse recherchant un lieu pour les stockages de longue durée, à faible rotation…et moindre coût », souligne la dirigeante. « Le profil de prestataire logistique de relative petite taille nous donne la souplesse de réaction qui aide à nous distinguer. Nous gardons des créneaux libres pour faire face aux demandes imprévues », poursuit la présidente du groupe familial comptant désormais 60 salariés.
Transports de niches

Si elle concentre les nouveaux investissements, la branche logistique ne représente aujourd’hui qu’une petite part du chiffre d’affaires, situé au total en 2023 à 9,6 millions d’€. Le transport, à bord des 40 camions et 75 semi-remorques aux couleurs jaune et orange caractéristiques de l'entreprise, reste le pilier d’activité. Il s’opère pour le compte d’un profil analogue de chargeurs industriels locaux, mais qui ne se confondent pas avec ceux de la logistique : une activité peut amener un client à l’autre, surtout dans le sens de la logistique vers le transport.
L’acheminement de produits conditionnés sur palettes, dont les matières dangereuses, apporte un atout à l’opérateur haut-rhinois. Il est complété de prestations en vrac, et d’autres spécialisées « de niche » porteuses de valeur ajoutée. « Nous faisons partie des quelques acteurs en capacité d’assurer du transfert transfrontalier de déchets, ce qui est trop ignoré », relève Sophie Weber. L’entreprise dispose, pour cette activité et d’autres, de six remorques à double étage. Elle s’est ainsi dotée des moyens pour continuer à faire croître sa branche historique. De là à rééditer la performance d’un + 10 % de chiffre d’affaires en 2023, il y a un pas que Sophie Weber est loin de franchir. « Mais la rentabilité est toujours là, on y travaille. »
Les effectifs, quant à eux, vont également progresser, en premier lieu parce que les nouvelles cellules logistiques auront besoin de personnel, probablement 5 à 7 employés supplémentaires. Ce marché, là, celui du travail, est tendu à l’instar du transport-logistique, cependant les candidatures convergent vers la société familiale. « Je ne suis pas inquiète sur le fait de pouvoir recruter les bons profils », déclare Sophie Weber. Encore une profession de foi en l’avenir.























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super article sur ces nouveautés en logistique que l'on peut trouver sur le marché.