Gagner en productivité mais aussi en qualité, c'est la finalité de l'industrie 4.0 qui, si elle semble encore abstraite pour une grande majorité de PME, se révèle beaucoup plus concrète dans les allées d'un salon comme BE 4.0 qui s'est clôt hier 20 novembre à Mulhouse. Quelques acteurs de l'Est, rencontrés parmi plus de 350 exposants français, suisses et allemands...

 

• SBS Interactive recrée l’usine en numérique

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Bernard Dubois et son fils Simon, co-fondateurs de SBS Interactive. © Traces Ecrites

Le père, Bernard Dubois et Simon, le fils, se complètent à merveille. Le mariage de leur compétences respectives, l’informatique de type ERP pour l’aîné, le numérique en mode virtuel pour le cadet, donnent naissance à un produit de l’univers 4.0 : le jumeau numérique. Concrètement, le client du Nancéen SBS Interactive le crée, après une brève formation, grâce à l’outil fourni « Vis-ion », en digitalisant son propre environnement professionnel.
Si l’on prend l’exemple d’une usine, l’intérêt de la démarche est l’agrégation des données lorsque que l’on souhaite ausculter un équipement précis. On peut alors connaître le plan de charge, les contrôles à effectuer, le moment exact de la prochaine maintenance…
« Nous facilitons le fonctionnement d’une entreprise en offrant deux choses essentielles, de l’information et un gain inappréciable de temps », indique Bernard Dubois. SBS Interactive (550.000 € de chiffre d’affaires, 9 personnes) collabore avec le Luxembourgeois Firis, spécialiste en informatique et électronique embarquées. Ce dernier mutualise les ressources de six sociétés européennes pour conduire des projets novateurs. Dernier en date : des drones autonomes destinés à inspecter les mines. 

 

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 • LevelS3D numérise les grands bâtiments

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Cyprien Blanchard, à gauche, en compagnie de Yannick Folliard, le dirigeant de LevelS3D © Traces Ecrites

Présent pour la première fois sur le salon BE 4.0, le créateur de logiciels, dont deux dédiés à la numérisation, se lance depuis quatre mois avec sa filiale S3D Services dans la prestation de services. « Grâce à un chariot doté d’un scanner et de caméras 360°, nous pouvons numériser jusqu’à 10.000 m2/jour », souligne Cyprien Blanchard qui vient d’être embauché pour développer cette activité.
L’utilisateur se déplace ensuite virtuellement selon ses points d’intérêt. L’un des logiciels de l'entreprise de Troyes (Aube), baptisé Scan 3D, s’adresse plus particulièrement aux architectes pour les aider à concevoir leur propre maquette 3D. Levels 3D atteint les 300.000 € de chiffre d’affaires et espère le million à terme.

 

• RB3D lance un nouvel exosquelette d’aide à la bonne posture

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Olivier Baudet, directeur commercial de RB3D. © Traces Ecrites

L’aventure continue pour le concepteur et fabricant de cobots, mais aussi d’exosquelettes d’Auxerre (Yonne). Pour sa seconde participation au salon mulhousien, l’entreprise met en avant son dernier né : un exosquelette baptisé Exoback. Motorisé aux hanches, il permet de conserver la bonne posture lors du port d’une charge et éradiquer ainsi tout trouble musculo-squelettique.
Pour l’heure, RB3D réalise un chiffre d’affaires de 2 millions d’€ (15 salariés)  avec des cobots industriels d’aide à la manipulation de pièces automobiles, à la fabrication de fenêtres et, pour le BTP, au tirage du bitume conçu en partenariat avec Colas.

 

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• Un salon de l’intelligence artificielle à Belfort en 2020

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Nathaly Gaussin (à gauche de la photo © Traces Ecrites) et sa collaboratrice Julie Perniceni sont venues faire la promotion du futur Salon de l’Intelligence Artificielle (SIA) qui se déroulera à Belfort, les 17 et 18 juin 2020. Son originalité : il réunit en même temps cinq thématiques utilisant l’intelligence artificielle : l’industrie 4.0, la smart city ou ville intelligente, la médecine, les services et la défense. La manifestation attend 200 exposants, proposera 16 conférences et vise 3.000 visiteurs.

 

• Final Advanced Matérials fidèle au rendez-vous

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Alexandra David, ingénieure d'études en compagnie de Jean-Louis Stanger, le dirigeant de Final Advanced Materials. © Traces Ecrites

Installée à Didenheim, près de Mulhouse, cette société d’ingénierie dirigée par Jean-Louis Stanger surfe sur une croissance à deux chiffres. La raison tient à la spécificité de son savoir-faire. Final Advanced Matérials imagine des produits spécifiques en matériaux complexes : céramiques technologiques, textiles en fibres techniques, ciments résistants dans des conditions extrêmes…
L’entreprise, qui emploie 8 personnes et atteint 1,9 million d’€ de chiffre d’affaires, s’adresse aux industriels et aux centres de recherche. L’une de ses dernières innovations qu’elle présentait déjà l’an dernier sur le stand du Pôle Textile Alsace dont elle est membre, est une enveloppe qui contient l’emballement thermique des batteries lithium-ion, leru donne une faculté de résistance à l’explosion et maintient la température jusqu’à 1.000°.

 

BPALCentreprise

 

• WuDo ou l’intelligence collective pour des projets communs

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De gauche à droite, Cyril Voidey, Kévin Appointaire et Pierre Lievaux, trois de fondateurs de WuDo. © Traces Ecrites
Cette plateforme collaborative réceptionne des projets souvent complexes qu’une entreprise ne peut ou ne veut mener seule. L’individualisme gaulois ici en prend un coup, car le but est de partager autant les ressources que le fruit d’un travail en commun qui implique aussi les communautés scientifiques et pédagogiques. WuDo pilote ainsi avec l’Université de Technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM), le projet "PME 4.0", et avec le Pôle Véhicule du Futur (PVF), le projet ACE, afin de mettre au point des modules de formation aux technologies du 4.0.


• L’union fait la force entre JME Electronic, Selmoni et The Wiw

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Jean-Marc Eveille, le dirigeant de JME Electronic. © Traces Ecrites

Les trois entreprises font cause commune sous la bannière Alliance Solutions Globales pour décrocher des marchés où seules, elles ne mutualiseraient pas toutes les ressources nécessaires. JME Electronic, basée à Husseren-Wesserling (Haut-Rhin) apporte ses connaissances en conception de cartes électroniques, essentiellement pour l’industrie.
Selmoni, à Altkirch, également dans le Haut-Rhin, fournit des solutions d’automatismes. Quant au Nancéen, The Wiw, il agrège les données des équipements de production pour mieux maîtriser, suivre les plannings, vérifier les performances…

 

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• L’Allemand ADDI-DATA et son smart factoring numérisent les procédés industriels

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La docteure Maha ben Amor, chargée du développement internationa chez ADDI-DATA. © Traces Ecrites

Implantée non loin de la frontière et présente avec un bureau à Strasbourg, la société d’outre-Rhin ADDI-DATA décortique tous les procédés industriels. Ses outils numériques, dotés pour certains de caméras et de capteurs, collectent au cœur même des lignes de production, une multitude de données comme les temps de cycle.
« Nous commercialisons un concept global de digitalisation des process de fabrication », indique Maha Bel Amor, qui a rejoint l’entreprise pour booster son développement international.

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