La société « MGO Mécanique Générale d’Outillage » à Varanges, près de Genlis (Côte-d’Or) et à Gray (Haute-Saône) est portée vers l'avant depuis six ans par Michel Réveillon. Entretien avec le dirigeant de cette société de mécanique de précision qui compte aujourd’hui une trentaine de salariés et fêtera son 40e anniversaire en juin prochain.
Vous confiez avoir un regret : ne pas être devenu chef d’entreprise plus tôt. Pourquoi ?
En effet, j’ai 60 ans et j’avais très envie depuis une dizaine d’années de reprendre une entreprise. Mon seul regret aujourd’hui est de ne pas l’avoir fait plus tôt, car je dois dire que je me suis révélé. Et MGO est une entreprise formidable. Ancien directeur technique et commercial dans l’industrie, j’ai donc racheté en avril 2018 cette société de mécanique générale et d’outillage née en 1984.
Nous avons réalisé un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros en 2023, soit 20% de plus que l’année précédente. Franc-comtois, je vis toujours dans le Doubs et partage mes semaines entre les deux sites MGO : quatre jours par semaine à Varanges qui compte 18 salariés et fabrique sur commande des pièces usinées (fraisage, tournage, usinage et assemblage) pour des machines spéciales ; un jour par semaine à Gray (9 salariés) qui usine des pièces de grandes dimensions jusqu’à 4,5 m et des châssis mécano-soudés.
Quels les sont les matériaux que vous travaillez ?
Les pièces que nous fabriquons pour leur insertion dans les machines spéciales sont en acier, en inox, en aluminium et en titane. Depuis 2019, cette fabrication est assistée et gérée par ordinateur. Nous sommes très demandés car nous savons nous adapter à toutes les demandes des clients et nous possédons un stock considérable qui nous rend extrêmement réactifs.
Nous fournissons en direct des grands groupes tels que Safran, le CEA (le site Valduc en Côte-d'Or, celui de Saclay…) ou la SNCF. Nos clients sont localisés pour la plupart en Bourgogne Franche-Comté, mais pas exclusivement. Le marché qui nous tire actuellement vers le haut est celui de la défense. Pendant la crise du Covid, c’était celui de la santé. Notre spécificité réside dans la réalisation des pièces unitaires ou des toutes petites séries.
Vous fêtez les 40 années d’existence de MGO en juin prochain. Quelle est votre actualité ?
Après des investissements de l’ordre de 1,2 million d’euros de 2019 à 2021, nous entamons une seconde phase de 500.000 euros en cette année 2024. La région Bourgogne-Franche-Comté a apporté une aide à l’investissement sous forme d’avance remboursable.
La seconde phase comprend une nouvelle machine à Varanges, ainsi qu’un centre d’usinage 4 axes de la marque Mazak, nommée HCN 5000 NEO pour les connaisseurs : un sacré bijou. Ce nouvel équipement nous permet d'élaborer des pièces plus techniques avec beaucoup plus de précisions, et la capacité supplémentaire qu’elle nous offre va nous permettre aussi de diminuer nos coûts de revient.
Nous avons également réalisé une extension de 250 m2 à Gray, dans le cadre de notre montée en chiffre d’affaires et nous allons ainsi créer deux nouveaux emplois (un soudeur et un technicien d’usinage). Cette entreprise est en train de grandir et nous en sommes fiers ! Notre métier se tourne résolument vers l’avenir. Je dois aussi dire que j’aime recruter des jeunes (en CDI directement ou en alternance) qui progressent et travaillent avec nous dans la durée : quand ils sont embauchés chez MGO, ils restent chez MGO, car nous avons une bonne image, une bonne politique sociale (rémunération et primes diverses) et de vrais moments conviviaux.
Quels profils de candidats recherchez-vous encore ?
Nous sommes en quête de talents parmi les techniciens d’usinage et les soudeurs : faites-le savoir et nous serons heureux de les accueillir…



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