Made in France, sur-mesure personnalisées, les étiqueteuses adhésives d'OKJ Concept poursuivent leur progression, en premier lieu sur le marchés des bouteilles de vins dans le secteur de Beaune à Villy-le-Moutier. La petite entreprise a ajouté à son offre des segments de gammes de prix inférieurs pour divers contenants alimentaires. Une belle saga pour son fondateur Olivier Jobard qui avait changé de vie en 2010.


Le coeur de marché d'OKJ Concept est bien identifié : les machines que fabrique cette petite PME de Côte-d'Or sont destinées à poser les étiquettes sur les bouteilles de vins, au coeur du vignoble bourguignon. Mais la société a ajouté la bière à ses débouchés. 
Ce marché s’est fortement développé, sur un segment de gamme bien différent. « Le prix d’une étiqueteuse dépend du nombre d’étiquettes qui sera posé. Pour une machine à bière, le montant s’élève à 5.500 euros, pour celle à bouteilles de vins, il grimpe entre 15.000 et 20.000 euros », souligne le dirigeant fondateur, Olivier Jobard.

En 15 ans d’exercices, OKJ Concept a vendu 500 étiqueteuses à bières et plus de 930 machines  tous secteurs confondus, principalement en France mais aussi dans une moindre mesure en Belgique, en Espagne et à Tahiti. « C’est le bouche-à-oreille qui fait notre réputation. Je n’ai pas de service commercial, mon référencement sur internet me ramène des clients », poursuit le dirigeant qui emploie aujourd’hui 8 salariés pour un chiffre d’affaires annuel d'1,5 million d’euros.

 

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Olivier Jobard a vécu ce que bien des quarantenaires traversent. Après 15 ans passés dans la même structure, « j’avais envie de voler de mes propres ailes : j’achetais les pièces, je fabriquais, je contrôlais… je faisais tout. J’avais donc toutes les compétences pour monter ma propre entreprise, mais j’avoue que partir de zéro n’a pas été facile », confie-t-il.

Lorsqu'il a franchi pour s'installer en 2010 dans un local agricole en face de son domicile à Villy-le-Moutier, il est allé voir un copain imprimeur. « C’est lui qui a trouvé le nom de mon entreprise : OKJ Concept. Son idée instantanée a bien matché tout de suite », rappelle Olivier Jobard. 

 

Une cireuse pour remplacer les capsules en aluminium 

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La cireuse à bouchons. Cette matière limite l'entrée d'oxygène dans les bouteilles, ce qui augmente son efficacité par rapport à l'aluminium. © OKJ Concept


Dans son atelier, une ancienne ferme qu’il a réhabilitée il y cinq ans pour entièrement la transformer en locaux professionnels, de nombreuses machines sont en cours de fabrication : il faut en moyenne 40 heures pour confectionner un exemplaire de petite taille pour l'étiquetage des bouteilles de lait et de bière, ou des pots de confiture ou des terrines. Ce délai monte jusqu'à une centaine d’heures pour les machines plus complexes dédiées au matériel viticole.

« Nous réalisons des essais en vidéo que nous envoyons aux clients pour leur présenter la machine et l’adapter si besoin. C’est aussi par vidéos interposées que nous réalisons le service après-vente et aidons les clients à dépanner leurs machines. A distance, cela fonctionne très bien. Mon numéro de portable sert d’ailleurs de ligne directe pour tout le SAV : sinon, je passerai tout mon temps sur les routes. Ce n’est pas une vie ! », poursuit Olivier Jobard.

 

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Dans l’atelier d’OKJ Concept, le dessus d’un bouchon attire l’œil : de la cire y est déposée à la place de la capsule en aluminium. « Outre le côté esthétique qui remplace l’aluminium, il y a une grosse tendance sur les marchés pour la cire. Elle limite l’entrée d’oxygène dans la bouteille, sans pour autant empêcher l’échange d’air qui permet de faire vieillir le vin. Cette machine qui prépare la bouteille puis dépose de la cire sur le goulot est brevetée. Elle a été inventée par un viticulteur que je connais. Ce que j'ai créé, c'est la cireuse au format d’une étiqueteuse », développe Olivier Jobard.

 

Une jeunesse bien formée 

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OKJ Concept emploie plusieurs jeunes salariés. © Déborah Levy 


A l’étage de l’atelier, Marion travaille sur un tableau électrique. Elle est arrivée en stage ici en 2017 et a décidé de poursuivre l’aventure dans cette entreprise, alors qu’elle a arrêté son BTS en deuxième année. « Je suis contente de travailler dans une petite société », dit-t-elle.

Olivier Jobard vient d’investir dans une machine à découpe laser et gravage pour réaliser des dessins sur les étiquettes, que ce soit en plastique, en bois ou en aluminium. Afin de travailler au maximum en local, la tôlerie de certaines grosses pièces des machines est fabriquée dans des entreprises du secteur. Sa plus-value aujourd’hui en tant que dirigeant vient avant tout de la formation : « nous n’avons fait que croître en chiffre d’affaires et en nombre de salariés en 15 ans, les embauches sont régulières. Nous avons par exemple reçu quatre stagiaires qui ont été embauchés dans la foulée. Il suffit de bien les préparer au départ : il est plus facile de former un jeune plaquiste plutôt qu’un ingénieur selon moi. Dans tous les cas, ce qui prime c’est la motivation des candidats », conclut le dirigeant.

 

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Derniers réglages par un technicien pour une étiqueteuse de bouteilles de lait. © Déborah Levy

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