Le concepteur et fabricant de sondes à ultrasons construit un nouveau bâtiment de 2.400 m2 à l’arrière de son site de Voray-sur-l’Ognon, après une première extension en 2015. En augmentant ses capacités de production de 40 %, ce projet doit permettre à la PME familiale très innovante de poursuivre sa croissance, en particulier dans les thérapies non invasives et l’imagerie médicale.
Les travaux ont démarré en mai dernier et devraient s’achever en juillet 2024. À Voray-sur-l’Ognon (Haute-Saône), derrière le bâtiment de 4.000 m2 qui héberge déjà ses 150 salariés, Imasonic agrandit ses locaux de 2.400 m2.
La PME de conception et fabrication de sondes à ultrasons pour des applications industrielles et médicales entend ainsi se donner les moyens de poursuivre la croissance régulière de son activité, située à un rythme annuel moyen de 5 %. Celle qui se présente comme « un des leaders mondiaux » dans son domaine a enregistré en 2022 un chiffre d’affaires de 15,5 millions d’€, réalisé à 75 % à l’export.
« Nous faisons un pari sur l’avenir, expose Céline Fleury-Mathieu, à la tête d’Imasonic avec son frère Alain Fleury depuis 2021. L’extension a été projetée pour sept ans de développement. » L’entreprise n’en est en effet pas à son premier chantier.
Fondée en 1989 à Besançon (Doubs) dans le quartier de Palente par Monique Mathieu et Gérard Fleury, les parents des actuels dirigeants, elle s’est ensuite installée à Temis, le technopole bisontin des microtechniques. Avant de déménager sur les bords de l’Ognon en 2007, puis de s’agrandir une première fois en 2015.
Cette nouvelle opération à 15 millions d’€ d'investissement (incluant l’immobilier, les machines, les études et les travaux d’industrialisation) augmentera la capacité de production de 40 % en vue d’accompagner la montée en puissance de la société haut-saônoise dans le médical. Ce marché représente désormais la moitié de ses ventes alors que l’autre volet de son activité, le contrôle non destructif des matériaux et pièces critiques pour l’industrie aéronautique, la production d’énergie ou les transports, était majoritaire au démarrage de l’entreprise.
Conçues sur mesure puis fabriquées, à l’unité ou en petites et moyennes séries, les sondes à ultrasons sont utilisées en imagerie médicale (échographie), pour le monitoring des patients (mesure du débit sanguin) et même en thérapie afin de soigner des cancers de la prostate ou du foie, de manière non invasive. La perspective de nouvelles applications en thérapie et en imagerie a été, de plus, à l’origine du projet de développement baptisé Therimus, pour thérapies non invasives et imagerie haute résolution par ultrasons.

et le contrôle non destructif de matériaux ou pièces. © Laurent Cheviet
Recherche de pointe

ou encore en instrumentation. © Laurent Cheviet
« Les surfaces supplémentaires de travail nous permettront de maîtriser encore mieux nos conditions de production en salle propre : température, humidité, poussières », précise la dirigeante. L’investissement est d’ailleurs soutenu par Bpifrance, sous forme d’une subvention et d’avances remboursables, dans le cadre de l’appel à projet « Industrialisation et capacités de santé » du programme France 2030. En parallèle, la PME continue de recruter afin d’étoffer l’ensemble de ses postes de fabrication : usinage, mise en œuvre des matériaux, assemblage sous binoculaire, mesure et contrôle des pièces.
En pointe sur la recherche-développement, Imasonic dispose également d’un laboratoire de très haut niveau, composé de 35 ingénieurs et 14 docteurs en acoustique, mécanique, matériaux ou instrumentation : « Nous menons des recherches en interne pour développer nos savoir-faire et proposer de nouvelles briques technologiques à nos clients », indique la directrice générale. Celle-ci se projette déjà dans un horizon lointain, en mesurant à 49 le besoin d’emplois supplémentaires jusqu'au milieu du siècle, en 2050.

Imasonic entend profiter des travaux en cours pour réduire son impact environnemental. Ainsi, 30 puits seront forés dans le sol de façon à recevoir des capteurs géothermiques. Couplée à une pompe à chaleur, cette installation devrait couvrir les consommations énergétiques de l’entreprise et assurer le chauffage des locaux comme le refroidissement des machines. De plus, le système de récupération des eaux pluviales déjà mis en place dans le bâtiment existant pour alimenter les sanitaires sera amélioré : sa capacité de stockage sera augmentée grâce à une deuxième cuve. Enfin, le nouveau toit accueillera des panneaux photovoltaïques « autant que possible », soit bien au-delà du minimum de 30 % de la surface de la toiture imposé par la réglementation. Au total, une enveloppe de plus d’1 million d’€ d’investissement est orientée vers la transition écologique.










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