Spécialisée dans les sondes à ultrasons pour le médical et l’industrie, l’entreprise de Voray-sur-l’Ognon fête ses 30 ans mais continue à grandir. Ses dirigeants fondateurs ont engagé une transmission familiale qui se présente bien. L’occasion, pour eux, de jeter un coup d’œil dans le rétro anniversaire fêté en plusieurs étapes qui ont réuni – ou vont réunir – les salariés, les fournisseurs et clients, et les milieux économiques locaux.


En 2007, pour ses dix-huit ans, Imasonic, qui avait besoin de s’agrandir, était venue s’installer à Voray-sur-l’Ognon (Haute-Saône), à dix minutes de Besançon (Doubs) mais hors de l’agglomération. Ce qui, à l’époque, avait un peu froissé les élus bisontins. Monique Mathieu et Gérard Fleury, couple à la ville et dirigeants fondateurs de l’entreprise, s’étaient en effet tous les deux beaucoup impliqués dans le développement de Temis, pour la première, et dans la création du pôle Microtechniques, pour le second. 

L’histoire d’Imasonic, société spécialisée dans les ultrasons, avait bien commencé à Besançon, en 1989, dans les anciens locaux de Lip, à Palente. Les  fondateurs arrivaient d’une entreprise de Tours spécialisée dans les ultrasons, que Gérard Fleury, ingénieur en physique, avait d’ailleurs contribué à créer cinq ans plus tôt, et dont il souhaitait partir. Monique Mathieu, ingénieure en génie civil, était déjà de l’aventure, et deux autres avaient suivi. Besançon avait été choisie pour sa main d’œuvre microtechnique mais aussi pour ses beaux paysages que Gérard Fleury avait découverts lors d’un voyage en train vers la Vallée de Joux, en Suisse.

 

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« Nous avions identifié des applications médicales et industrielles », se souvient Gérard Fleury. « Avec les ultrasons, on peut agir sur les tissus, et même détruire une tumeur sans chirurgie. Quant à l’industrie, ils permettent de contrôler les composants critiques de centrales nucléaires, de moteurs d’avions… La santé et la sécurité, cela donnait du sens. »
La petite entreprise est vite devenue grande. Deux ans et demi après l’arrivée à Palente, Imasonic était à l’étroit. L’équipe avait alors pris procession de ses premiers locaux propres, en face du lycée Ledoux, dans le quartier bisontin qui allait devenir le techonopôle Temis. Mais après quatre agrandissements, en 2007, alors qu’Imasonic comptait déjà 70 salariés, les dirigeants s’étaient résolus à s’installer à Voray, où ils se trouvent toujours, et où ils sont régulièrement à l’étroit.



Transmission en cours

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Opération de micro-usinage de matériaux composites. © Laurent Cheviet.

Un nouvel agrandissement est à l’ordre du jour. Car trente ans après la création, la société compte 110 salariés, réalise un chiffre d’affaires de 13,5 millions d’€, dont 75% à l’export, et poursuit sa belle croissance. « Nos clients français vont bien, ce qui explique que la part export ait légèrement diminué, elle était montée à 80% », explique Céline Fleury-Mathieu. Fille de Monique Mathieu et Gérard Fleury, elle partage désormais la direction générale de l’entreprise avec son frère, Alain Fleury.

La transmission est en cours mais les deux dirigeants fondateurs assurent toujours la présidence, l’une à la partie financière, l’autre à la partie recherche médicale. En jetant pour « Traces Ecrites » un coup d’œil dans le rétroviseur, ils confirment : agrandissements et déménagements furent des étapes clés de l’entreprise. Mais le début des années 2000 fut également agité. « La mise en place des 35 heures a coïncidé, chez nous, avec une forte croissance et à un besoin de structuration, jusqu’à la mise en place des ERP [ Enterprise Resource Planning  ou progiciel de gestion intégré ] », se souvient Monique Mathieu. Gérard Fleury acquiesse. « Nous sommes passés d’un mode quasi artisanal à une organisation industrielle, en essayant de ne pas perdre notre âme. »


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Un anniversaire qui fait des ricochets

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L'équipe dirigeante : Monique Mathieu et Gérard Fleury, fondateurs entourent leurs enfants Céline Fleury-Mathieu et Alain Fleury.  © Laurent Cheviet.
Pour les 30 ans d’Imasonic, Céline Fleury-Mathieu a mis les petits plats dans les grands. « Oui, c’est beaucoup d’énergie mais c’est une volonté de notre part. Nous avons réalisé une vingtaine d’embauches depuis deux ans, nous souhaitons mieux nous connaître pour mieux travailler ensemble », argumente la dirigeante.
Pour organiser les festivités, elle a constitué une équipe de salariés qui a mitonné un joli programme. Le premier acte fut un concours de logo et de slogan pour l’invitation, ouvert à tous les collaborateurs. « Une façon de mettre en valeur les talents créatifs de l’entreprise. »
L’anniversaire s’est ensuite déroulé en plusieurs étapes et se terminera fin 2019. Début juin, une journée fut organisée, dans l’entreprise, avec un client de 30 ans spécialisé dans l’imagerie de l’œil intégrant un capteur Imasonic. Début juillet, comme chaque été, un « temps fort » était organisé dans l’entreprise pour les salariés et leurs familles. Un goûter, des ateliers, des jeux…
La suite de cet anniversaire aura lieu ces 3 et 4 octobre : Imasonic ferme boutique et embarque tous les salariés dans un lieu inconnu pour deux jours de surprise.
Le dernier acte aura lieu le 21 novembre, à l’ENSMM, sous la forme d’un anniversaire groupé avec deux autres entreprises trentenaires locales, Digital Surf et AR Electronique. Avant une clôture, en décembre, « dans un lieu chargé d’histoire, à Besançon », avec tous les partenaires quotidiens de l’entreprise.
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Atelier de montage des sondes. © Laurent Cheviet.

 

1 commentaire(s) pour cet article
  1. Mario CENCE dit :

    Très bel exemple de management. Félicitations à toute la famille. Mario Cence

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