Insertion par l'économique. Pour pallier ses difficultés de recrutement, Julie Robé, directrice de la maison de retraite Les Opalines près de Dijon, est devenue une adepte de l'insertion par l'économique.

Deux emplois à durée indéterminée ont depuis été pérennisés.

Témoignages.

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Comme beaucoup d'entreprises du secteur social, les établissements d'hébergement des personnes âgées dépendantes (EHPAD) connaissent des problèmes de recrutement.

Directrice des Opalines à Hauteville-lès-Dijon (Côte-d'Or), Julie Robé a jusqu'à présent réussi à s'en affranchir grâce à une relation régulièrement entretenue avec le groupe Id'ées, l'un des leaders français de l'insertion par l'économique, et plus particulièrement sa filiale Linéa à Chenôve, près de Dijon.

«J'avais des difficultés à embaucher ; une relation de confiance s'est installée avec le groupe Id'ées et depuis, je trouve du personnel motivé pour mes besoins de remplacement», explique la directrice.

L'établissement a un effectif de 35 salariés (personnels de soins, de restauration et d'entretien) pour 62 résidents. Il doit assurer des rotations 24h/24 et 7 j/7 : aussi les absences doivent rapidement être comblées par des embauches ponctuelles.

Une dizaine de CDD ont ainsi été conclus pour les personnels de service et d'entretien. Une formule que Julie Robé juge plus intéressante financièrement que l'intérim, mode de recrutement qu'elle conserve toutefois pour les emplois qualifiés.

Mieux, deux emplois à durée indéterminée ont depuis été pérennisés, l'un d'agent de service hôtelier, l'autre de serveuse.

Elodie, agent de service hôtelier et Patricia, serveuse, ont en commun d'être mère de famille et de s'occuper seules de leurs enfants.

Difficile dans ses conditions de rester trop longtemps au chômage. La voie de l'insertion a les aidées à retrouver le monde du travail. Elles racontent.

Elodie, embauchée il y a un an et demi : «J'étais coiffeuse dans la région parisienne et lorsque j'ai été licenciée et que mon couple a éclaté, je suis revenue à Dijon. Cependant j'avais un peu perdu pied et j'ai eu du mal à aborder le monde du travail. J'ai été mise en contact avec le groupe Id'ées.

Pendant un an, j'ai travaillé dans sa filiale de restauration collective. Je finalisais la préparation des repas et leur expédition. Un jour, on m'a proposé de travailler pour les personnes âgées. Je n'y avais jamais pensé. Et je ne regrette pas.

Quand on sort de l'insertion, on a besoin d'être reconnu, car le regard porté par les employeurs et les autres salariés sur l'insertion est parfois lourd à porter. Ici, ce n'est pas le cas.»

Patricia, embauchée en septembre 2012 : «Commerciale, licenciée et au chômage pendant deux ans, j'ai un jour franchi la porte du groupe Id'ées que je connaissais car il n'est pas implanté très loin de chez moi.

J'avais une petite expérience de la restauration et, très vite, on m'a fait une offre de serveuse aux Opalines, un CDI avec travail le week-end une fois par mois. Je ne connaissais pas le monde des personnes âgées, je me suis laissée guidée par le feeling et je me suis tout de suite sentie bien. Je leur sers les repas : il faut être vigilant, observer, écouter pour savoir si tout va bien.

A un demandeur d'emploi qui a l'impression de s'enliser dans des recherches qui n'aboutissent pas, je donnerai un conseil : ne pas hésiter à frapper à la porte d'une entreprise d'insertion. J'ai été très entourée et efficacement guidée

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