INSERTION. AMR à Bretenière, près de Dijon, vient d'embaucher le soudeur formé en insertion depuis 2 ans.

Le chaudronnier qui transforme l'acier, la tôle, l'inox et l'aluminium en toutes sortes d'objets ajoute une corde à son arc, avec l'acquisition d'une machine de découpe au jet d'eau.

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Le parcours de Mehdi pourrait faire figure d'exemplarité pour tous les professionnels de l'insertion par l'économique.

Tout commence il y a un peu plus de 2 ans chez AMR (pour Atelier Métallurgique Robert), à Bretenière, près de Dijon. Demandeur d'emploi,  un stage de 2 mois le reconnecte avec le monde de l'entreprise. Mais il ne trouve pas de travaille pour autant.

Bourgogne Interim le prend alors sous son aile et Mehdi se lance dans la préparation d'un CAP de chaudronnier en alternance, toujours chez AMR, et avec l'Afpa pour la partie théorique.

«Depuis, j'ai obtenu une qualification CQM de soudeur avec trois spécialités pour trois types de soudure et deux aciers différents», relate Mehdi, embauché en CDI début novembre.

Heureux de montrer le savoir-faire qu'il a acquis - le jour de notre visite, pour une balustrade en fer décorée de volute s-, Mehdi atteste qu'il est possible de s'en sortir, avec «de la motivation et de la persévérance».

Il faut dire que notre homme a frappé à la bonne porte. Gilles et Josiane Robert qui dirigent l'entreprise AMR forment un couple ouvert, dès lors que «les gens arrivent à l'heure au travail et ont envie de travailler».

«Nous nous sentons concernés par les gens qui restent au bord de la route», concède Josiane qui n'a pas rechigné, depuis, à prendre sur des périodes plus courtes, d'autres personnels en insertion.

Cet engagement régulier a d'ailleurs valu à la PME de 14 salariés de recevoir en 2010 un trophée de l’Union Régionale des Entreprises d’Insertion (UREI) en faveur des entreprises «qui recrutent autrement en embauchant des salariés issus des entreprises d’insertion».

Repreneur en 1994 de l'entreprise de son patron, Gilles Robert aime si bien travailler les métaux qu'il a entraîné dans son sillage toute la famille.

Son épouse Josiane qui gère l'administratif et son fils Ludovic. Ingénieur diplômé de l'ITII d'Auxerre (Yonne), ce dernier reprendra à son tour les rênes de l'entreprise, dans quelques années.

Une machine de découpe au jet d'eau

En attendant, il s'attèle à lancer une activité de prestation de service de découpe. La PME vient tout juste de réceptionner une machine de découpe au jet d'eau.

«En plus d'éviter d'externaliser la découpe pour nos propres besoins, la machine permet de travailler toutes sortes de formes dans toutes sortes de matériaux, la pierre, le verre, jusqu'à des aciers de 160 mm d'épaisseur», explique Ludovic.

«La diversification a toujours été notre force», renchérit son père. Un inventaire à la Prévert résume les capacités de la PME à transformer l'acier, la tôle, l'inox et l'aluminium en toutes sortes d'objets, principalement pour l'industrie : bâtis de machines, châssis supports, trémies, passerelles, cuves pour l'agroalimentaire, chariots...

«Le client vient avec une idée précise de ce qu'il souhaite, de la destination finale de son objet, sans pour autant savoir à quoi il peut ressembler», explique Gilles Robert.

Depuis quelques années, la clientèle des particuliers se développe, jusqu'à 10% du chiffre d'affaires (1,13 million d'€ au total). Portails, balcons et escaliers fabriqués artisanalement redeviennent, semble t-il, à la mode.

Crédit photo : Traces Ecrites

1 commentaire(s) pour cet article
  1. BOURGEOIS-BERTACCHINIdit :

    Félicitations à Mehdi pour son parcours et son embauche et bravo à la famille Robert pour leur engagement constant dans l'insertion professionnelle. Bonne continuation ! Sandrine Bourgeois-Bertacchini

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