Anvis à Decize (Nièvre) fabrique des pièces antivibratoires et en caoutchouc pour l'automobile.
Anvis à Decize (Nièvre) fabrique des pièces antivibratoires et en caoutchouc pour l'automobile.

ECO)BREF.

L'équipementier Anvis perd 40% des effectifs de ses usines de Decize (Nièvre) et d'Epinal (Vosges). Tout juste réélu maire de Dijon et nommé hier ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social, François Rebsamen passe la main à son 1er adjoint. 69 nouvelles suppressions de postes chez GE Energy à Belfort. Nouvelle plateforme logistique mondiale pour Petit Bateau à Troyes. Regroupement de trois cliniques à Strasbourg.  Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne recycle ses cartes bancaires.

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- Les craintes de la CFDT du site d’Anvis à Decize (58) se confirment. Lire ici l'article de Traces Ecrites News. Le 8 avril, un comité d'établissement présentera un projet de suppression de 220 postes, dont 194 secs (sur 453 salariés).

L'usine d'Epinal (Vosges) est également touchée par 41 suppressions de postes (sur 132 salariés). La filiale du groupe japonais Tokaï se sépare de son activité automobile, entraînant la suppression de 235 postes, soit 40% de l'effectif.

Interrogée, la direction a refusé de répondre à nos questions, sans un courrier postal au préalable. Selon nos confrères du Journal du Centre, ce plan de restructuration s’explique par un carnet de commandes quasi vide pour les 3 prochaines années et des pertes opérationnelles de 14,5 millions d’€ cumulées depuis 4 ans.

Selon la CFDT, la direction proposerait un congé de reclassement de 10 mois, des indemnités légales et supra-légales à hauteur de 15 mois de salaire brut, soit une moyenne de 38 000 € par salarié, ainsi qu’un budget de formation pouvant atteindre 700 000 €.

L’unité de Decize (66,5 millions d’€ de chiffre d’affaires global) regroupe l’activité antivibratoire (traitement de surface, encollage, moulage) et mélange (caoutchouc). Elle accueille aussi le service des ventes et le centre de développement du groupe ainsi que le centre d’expertise pour les pièces des châssis et suspensions.

Photo : Jean-Christophe Tardivon.
Poignée de main symbolique, hier soir à l'hôtel de ville de Dijon, entre l'ancien et le futur maire de Dijon, Alain Millot.
Photo : Jean-Christophe Tardivon.

- Il n'a pas eu le temps d'être réélu maire de Dijon : nommé hier ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social, François Rebsamen devrait passer la main à son 1er adjoint Alain Millot, samedi lors de la séance d'installation du conseil municipal sorti des urnes le 30 mars. Mais il restera conseiller municipal.

Sénateur, il cède son fauteuil à sa suppléante Isabelle Lajoux, maire de la petite commune de Savolles, près de Dijon et proche de Trochères... là où est concocté chaque jour Traces Ecrites News.

- La direction du site GE Energy de Belfort (Territoire de Belfort) prévoit 69 nouvelles suppressions de postes. Elle a remis lundi en comité d’entreprise (CE) extraordinaire les documents d’un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) qui sera débattu à partir de la semaine prochaine pour une mise en oeuvre prévue d’ici à juin, a indiqué l’intersyndicale Sud-CGT-CFTC-CFE CGC à l'AFP.

Le projet comprend aussi la mise en vente du site de 30 salariés de Chonas L’Amballan (Isère) qui usine des pièces de turbines pour Belfort. Sur un effectif de 1 774 salariés à Belfort, les suppressions de postes se concentreraient sur les ingénieurs et les techniciens-agents de maîtrise, selon les syndicats.

Dans un communiqué, l’intersyndicale a dénoncé un « nouveau coup porté à l’entreprise », un an après un premier plan de suppression d’emplois. Celui-ci a débouché sur 139 départs, tous volontaires, à partir d’un objectif initial de 115.

Ce projet s'inscrit dans un contexte mondial du marché de l’énergie qui peine à s'améliorer et une tendance qui se développe : des sous-traitants deviennent ensembliers… donc concurrents, et de surcroît sont installés dans des pays de moindre coût de main d’œuvre (Turquie, Inde).

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- Dans un communiqué publié sur son site le 31 mars 2014,  Concerto European Developer annonce la construction d'une plate-forme logistique de 43 500 m2 pour le compte de Petit Bateau sur le parc logistique de l’Aube, aux portes de Troyes.

Il s’agira du nouveau centre de distribution mondial du fabricant troyen de vêtements. Le site intégrera la préparation des commandes, le stockage des vêtements et des sous-vêtements, principalement pour enfant. La livraison de la plate-forme est programmée pour le 3e trimestre 2015, avec possibilité d’extension sur 6 000 m2.

Fondée à Troyes en 1893, la société Petit Bateau y possède encore une usine où il emploie 1 100 personnes. L'opérateur immobilier Concerto European Developer a déjà livré deux entrepôts sur le parc logistique de l’Aube : 25 000 m2 à Eurodif et 19 000 m2 à Devanlay-Lacoste.

La future clinique de 30 000 m2 vue de l'intérieur. (Esquisse : AIA, architectes)
La future clinique de 30 000 m2 vue de l'intérieur. (Esquisse : AIA, architectes)

- Baptisée Rhena, une nouvelle clinique formera à sa livraison fin 2016 l’équipement structurant pour la métamorphose du quartier du port du Rhin, le secteur à la fois le plus vaste, le plus frontalier de l’Allemagne et le plus en friche urbaine de Deux-Rives , le nouveau grand morceau de ville de Strasbourg.

Sur 4,5 hectares d’un ancien terrain militaire, la nouvelle infrastructure de 30 000 m2 (373 lits et places de médecine ambulatoire) découle du regroupement de trois cliniques privées confessionnelles dont les bâtiments plus que centenaires en centre-ville deviennent inadaptés.

Il représente un coût de 101 millions d’€, en partie financé par la vente des bâtiments actuels pour leur reconversion en logements, résidences-services et recherche médicale pour l’Ircad, l’Institut de recherche contre les cancers de l’appareil digestif. Le cabinet nantais AIA est l’architecte de cette réalisation dont les travaux démarrent ce printemps.

- Après les caisses régionales Alsace-Vosges et Centre-Loire, le Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne lance le recyclage de ses cartes bancaires.

Fin avril, des collecteurs seront disposés dans les 157 agences du Crédit Agricole afin de collecter les cartes périmées. Elles seront recyclées par Umicore, leader européen du retraitement des déchets métalliques et électroniques pour en récupérer les métaux.

En parallèle, la banque procède au remplacement progressif du support en PVC de ses cartes bancaires par du PLA (polyacide lactique), un matériau d’origine végétale.

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