Anvis à Decize (Nièvre) emploie 459 personnes.
Anvis à Decize (Nièvre) emploie 459 personnes.

ECO)BREF. Vive inquiétude des salariés d'Anvis dans la Nièvre et dans les Vosges. La vente de Fabricom suspendue à Besançon. Chalon-sur-Saône et Dole passent à droite. Nouveau secrétaire général au Medef Côte-d'Or.

- Vive inquiétude chez les 459 salariés d’Avis France, à Decize (Nièvre), fabricant de systèmes antivibratoires pour l’automobile, mais également d’autres industries comme le nucléaire ou encore le ferroviaire, et producteur de mélange de caoutchouc.

Par l’intermédiaire de leurs délégués syndicaux, ils demandent en vain des précisions sur la stratégie de leur repreneur :  la branche Tokaï Rubber Industry (TRI) du groupe japonais Tokaï. « A ce jour, la stratégie n’a toujours pas été dévoilée, malgré nos différentes demandes, aussi bien à Decize que chez nos confrères du site  d'Epinal, dans les Vosges. La situation se dégrade, nous avons de moins en moins de projets », explique Chantal Dominique (CFDT).

La menace pourrait se préciser sous quinze jours : soit l’annonce d’une fermeture complète du site, soit la disparition de l’activité automobile. « La direction constitue à marche forcée des stocks qu’elle expédie en Espagne, Roumanie et Tchéquie », précise Chantal Dominique.

A Decize, la filiale française regroupe l’activité antivibratoire liée au marché automobile (traitement de surface, encollage, moulage) et l’activité mélange qui produits le caoutchouc, une des composantes des pièces de l’automobile. Une petite partie des fabrications est destinée à Michelin et certains mélanges partent pour quelques sites du groupe.

Sur place sortent également des ateliers des pièces anti-vibratoires pour des marchés hors automobile : manchons compensateurs (joints) pour les centrales nucléaires notamment, bandes de billards ou patins de char pour l’armée…

Decize (66,5 millions d’€ de chiffre d’affaires global) accueille aussi le service des ventes du groupe, le centre de développement et le centre d’expertise pour les pièces châssis et suspension.

- Deux nouveaux maires de l'Est sont sortis des urnes à l'issue du premier tour de scrutin ce dimanche : Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) et à Dole (Jura) passent à droite.

platretGilles Platret (DVD) est le nouveau maire de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).

Avec 52,39%, il a battu le député maire (PS) sortant Christophe Sirugue (32,57%) qui n'aura fait qu'un mandat. « Une défaite cinglante, avouons-le inattendue avec un tel écart », commente notre confrère Info-Chalon.

Né en 1973, Gilles Platret était dans l'opposition municipale depuis 2008. Diplômé de Sciences Po, il fut maire adjoint de Saint-Désert, dans l'agglomération chalonnaise et président du Pays du Chalonnais. Après un passage dans le journalisme, il s'est orienté dans l'édition d'ouvrages historiques.

Le nouvel élu « veut redonner la parole aux chalonnais » notamment dans le cadre des projets d'aménagement - la refonte du réseau de bus en particulier - et revoir l'organisation de la communauté d'agglomération : « certains transferts de compétences étant nécessaires, d'autres moins ».

sermierJean-Marie Sermier (UMP), 53 ans, est le nouveau maire de Dole (Jura).

Député depuis 2002, il a recueilli 56,46% des suffrages contre 25,89% au maire sortant (PS), Jean-Claude Wambst.

Né à Nozeroy (Jura), Jean-Marie Sermier a été conseiller général en 1992. Il a longtemps caressé l'espoir de devenir président du conseil général du Jura. Pendant sa campagne, il a promis de « ne plus augmenter les impôts » et de lancer un programme Cœur de ville. Son élection va bouleverser les rapports de force dans la communauté d'agglomération du Grand Dole.

- La vente de Fabricom Systèmes d'assemblage à la holding financière allemande Quantum est suspendue.

Saisi pour « délit d'entrave due à un non respect de la procédure » par le comité central d'entreprise, le tribunal de grande instance de Besançon interrompt le processus et demande au repreneur potentiel de présenter son projet industriel.

Sous-traitante de l'industrie automobile, la filiale de GDF Suez basée à Besançon (85 salariés en Franche-Comté, 560 dans le monde) est un héritage du rachat du belge Electrabel par l'énergéticien français.

Jean-Michel Pluvinage est le nouveau secrétaire général du Medef Côte-d'Or.
Jean-Michel Pluvinage est le nouveau secrétaire général du Medef Côte-d'Or et Bourgogne.

- Pierre-Antoine Kern (PAK), président du Medef Côte-d’Or, vient de nommer Jean-Michel Pluvinage comme secrétaire général départemental et secrétaire régional du syndicat patronal.

Cet homme de 45 ans n’est pas un inconnu dans le monde économique local. Entré en 2007 par la porte de l’UIMM 21, puis mis à disposition du Medef, il s’est occupé de la communication et du développement. Il a aussi assuré l’intérim d’Anne Kermarrec, l’ancienne secrétaire générale, lorsque cette dernière a pris une année sabbatique pour effectuer un tour du monde.

« Je ne doute pas que l'action efficace qu'il a déjà menée à mes côtés dans ce poste nous permettra, avec le soutien des administrateurs, de développer le Medef Côte-d'Or, les services aux adhérents et de renforcer encore l’influence de notre organisation, notamment au regard des échéances consulaires importantes de fin 2015 », indique Pierre Antoine Kern.

Crédit photos : CFDT et Medef Côte-d'Or.

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