ECO)BREF.

- Beaune éliminée, Lyon en session de rattrapage, Dijon, Tours et Rungis admises à concourir.

En rendant son avis, le 11 janvier, la mission française du patrimoine et des cultures alimentaires (MFPCA) a changé de scénario. D'une seule ville au départ qui devait représenter le repas gastronomique français inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, il s'agit maintenant de constituer «un réseau de Cités de la Gastronomie».

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Dans l'art de ménager la chèvre et le chou, la mission précise que «Lyon ne doit pas être exclue du schéma proposé». En revanche, elle juge le projet de Beaune «très difficilement réalisable». En outre, d'autres villes pourront  «ultérieurement» se raccrocher au réseau.

D'ici la mi-avril, les villes retenues sont conviées à préciser leur plan de financement (investissement et fonctionnement) mais aussi «le contenu de l’offre culturelle, la dimension pédagogique, éducative et scientifique» de leur projet.

Chacune pense déjà tirer la couverture à elle. «Il nous reste à travailler pour être la tête de ce réseau de villes», a déclaré François Rebsamen, maire de Dijon, lors de ses vœux vendredi 11 janvier. «Ce sera de toute façon la 1ère à concrétiser le projet en 2016», ajoute son adjoint au tourisme, Didier Martin.

Tours s'attèle à la même tâche. A l'AFP Jean-Marie Panazol, chef du projet, a dit lui aussi son souhait de «piloter ce socle».

«Cette non décision est aussi un changement des règles du jeu ; le réseau ne figurait pas dans le cahier des charges», constate amer le maire de Beaune, Alain Suguenot, comprenant qu'il était «difficile de choisir entre les sénateurs de la majorité». Quotidien de Tours, La Nouvelle République, remarque d'ailleurs que la «seule cité représentée par un maire de droite a été écartée».

A Lyon, la décision agace. «Qu'il y ait une ville qui surgisse et qui batte Lyon, je le comprendrais. Mais franchement, sur la gastronomie, trois villes retenues et pas Lyon, c'est complètement incompréhensible», a pesté Gérard Colomb, le maire de Lyon, samedi à nos confrères de France3 Rhône-Alpes. Rappelant que sa ville accueille fin janvier, le Sirha  (salon international de la restauration, de l'hôtellerie et de l'alimentation) avec 12 700 chefs venus du monde entier… Relire à ce sujet l'article de Traces Ecrites News : Soupe à la grimace entre Dijon et Beaune.

- Dans une session extraordinaire, hier soir 14  janvier 2013, Le Grand Dijon modifie les modalités de la contribution foncière des entreprises (CFE).

Au titre de l’imposition 2012, les entreprises concernées par la base minimum de 4000 € (entreprises de plus de 100 000 € de chiffre d'affaires) bénéficient d'un remboursement forfaitaire de 454 €. Les modalités pratiques de remboursement seront connues dans les prochains jours.

A compter de cette année, une tranche supplémentaire est ajoutée : les entreprises réalisant 100 000 à 250 000 € de chiffre d’affaires se verront appliquer une base minimum de 2000 €.

La situation est inchangée pour les entreprises réalisant moins de 100 000 € de chiffre d’affaires : la base minimum, «une des plus faibles de France» selon Le Grand Dijon, est maintenue à 450 €. Pour celles dépassant 250 000 € de chiffre d’affaires, la base minimum reste à 4000 €.

Les taux seront votés en mars, avec une augmentation inférieure à l’inflation.

«La réforme des bases implique un manque à gagner de 600 000 € en 2013 pour le Grand Dijon», précise un communiqué. Quant à l'ajustement de l'imposition 2012, il représente un coût de 1,26 million d’€ à la collectivité.

- La venue ce samedi 12 janvier 2013 à l'usine Aperam de Gueugnon de Lakshmi Mittal, le patron d'ArcelorMittal qui contrôle cette filiale confirme sa volonté de reconstruire la ligne de recuit et de décapage de l’inox, détruite dans un incendie fin décembre dernier. A défaut de rencontrer les salariés, le P-DG a fait le point de la situation avec le président du groupe Aperam, Philippe Darmayan : pourquoi cet incendie dans un atelier tout neuf, comment réparer le sinistre au plus vite, et répondre aux commandes de la clientèle pendant cette période transitoire ?

Quelques réponses ont filtré. Pour assurer un flux continu de production à Gueugnon, imiter le recours au chômage technique, l’usine sera être alimentée en bobines blanches depuis l'unité d’Isbergues et auprès de concurrents. Le Journal de Saône-et-Loire, 14 janvier 2012, Noémi Predan.

- PMS Industrie, numéro un français en solutions de levage par sangles et élingues, s’installe aux Émirats arabes unis. Déjà présente en Tunisie (90 salariés), au Portugal (8) et en Italie (3), le fabricant de Rang (Doubs) structure un petit groupe international. Reprise en 2004 à son fondateur Pierre Magne et quatre cadres, PMS (13,5 millions d’€ de chiffre d’affaires, 90 salariés) joue la carte de l’innovation (11 brevets) et de la réactivité : 30% de l’activité faite par des ventes à des spécialistes du levage industriel en moins de 24 heures. Les produits se déclinent en matière textile en en métal. Les Echos du 8 janvier par Monique Clémens.

- L'entreprise de logistique Dachser France s'installera dans le courant du semestre 2013, sur la plateforme logistique de Savigny-sur-Clairis, près de Sens (Yonne). Un  bail de 7 ans vient d'être signé pour une surface totale de 30.060 m2. Une centaine d'emplois sont annoncés.

Cosignataire du bail, PointPark Properties(P3), opérateur spécialisé dans les entrepôts logistiques, le nord de l'Yonne tire son épingle du jeu par sa proximité avec l'Ile de France, avec des coûts d'implantation de 20 à 30 % inférieurs à la région parisienne. L'Yonne Républicaine,14 janvier 2012, Pascale de Souza.

- Parkeon, implantée à Besançon Doubs et spécialiste des équipements de péages de transport et de stationnement, s’offre un répit. Avec l’appui de Pierre Moscovici, ministre de l’Économie et des Finances l'entreprise vient de renégocier sa dette (plus de 200 millions d’€), contractée en 2007 dans le cadre d’un rachat par effet de levier (LBO). Parkeon emploie 1000 personnes, dont 600 à Besançon. A son actif : 200 000 équipements dans 3000 villes du monde entier. Le chiffre d'affaires s'élève à 175 millions d’€, dont 70% à l’export. 7% de ses revenus sont cnsacrés à la R&D. Les Echos du 28 décembre 2012, Monique Clémens.

- FCI Besançon supprime 15 postes de travail dans son usine de Besançon, spécialisée dans la fabrication de connecteurs pour la téléphonie et l’automobile. Selon les syndicats, la direction veut également remettre en cause des acquis sociaux afin d'améliorer la compétitivité. Ce plan social ne devrait pas concerner la production et la maintenance. L'entreprise qui emploie environ 290 salariés sur le parc d’activités Lafayette a déjà connu deux plans sociaux en 9 ans, avec 115 suppressions de postes en 2003 et 90 en 2008. En 2011, elle affichait une perte de 3 millions d'€ pour un chiffre d'affaires de 102 millions d'€. L'estRépublicain.fr, Joël Mamet.

- Thomas Allary, 35 ans, est le nouveau directeur régional de Réseau Ferré de France (RFF) dans l’Est, couvrant les régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne. Diplômé de l’Ecole nationale des travaux publics de l’Etat (ENTPE) et de l’Ecole nationale des Ponts et chaussées (ENPC), il a été successivement de 2004 à 2010 responsable d’unité études et travaux neufs au ministère des Transports et de l’Equipement, directeur de la mobilité durable au conseil régional d’Auvergne, membre du cabinet du ministère de l’Ecologie et du secrétariat d’Etat aux Transports. Entré chez RFF en janvier 2011, il y dirigeait jusqu’alors le projet de LGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon. Il succède à Philippe Laumin, nommé directeur des investissements et de la maintenance de RFF.

- Françoise Branget, conseillère régionale de Franche-Comté et ancienne députée UMP du Doubs, est élue présidente déléguée du consortium pour le développement des voies navigables, association qui défend la réalisation de la liaison à grand gabarit Saône-Rhin. En tant que parlementaire, elle avait d’ailleurs œuvré à l’intégration de ce projet dans la loi Grenelle. Elle siège également au conseil d’administration de la SNCF. Françoise Branget succède à Bernard Bentz, président des ports de Mulhouse-Rhin. Le consortium demeure présidé par Philippe Richert, le président UMP du conseil régional d’Alsace.

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