En cette première partie d'été, nous revenons sur quelques actualités marquantes dans l'Est relatées depuis avril dernier. Aujourd'hui : STCE. Le groupe d’entreprises du bâtiment à Saint-Apollinaire renforce sa spécialité des équipements techniques avec l’acquisition d’une PME de plomberie, chauffage et climatisation solidement implantée dans son territoire autour d’Annecy. Il porte ainsi son pôle énergies à un peu plus de 20 % du chiffre d’affaires, dans un moment où la construction, en particulier celle des logements neufs, marque le pas. Mais Pascal Devroe, le dirigeant de STCE, reste confiant sur l’évolution à long terme. La croissance externe pourrait continuer à accompagner l’objectif de développement interne. A pas comptés, comme STCE l’a fait jusqu’à présent.
ARTICLE PUBLIE LE 30 JUIN 2025. La croissance externe se poursuit chez STCE. Au rythme que le groupe dijonnais du bâtiment a fixé : régulière, mais pas effrénée, maîtrisée. Sept ans après le spécialiste du gros œuvre Woljung en Alsace et trois ans après Barrachin BTP en Haute-Savoie, il triple la mise par l’acquisition de Cocatrix Collomb, un acteur de la plomberie, du chauffage et de la climatisation-ventilation à Annecy (Haute-Savoie).
Cette société de 22 salariés pour un chiffre d’affaires annuel de 4,5 millions d’euros porte l’effectif du groupe à 280 personnes. Elle a conservé le nom de ses deux fondateurs qui en avaient transmis la destinée, il y a une quinzaine d’années, à deux cadres dirigeants. Ceux-ci ont à leur tour atteint l’âge de la retraite et tracé un scénario menant à la cession à un acteur extérieur. Quelque sept mois de discussions ont abouti à conclure avec STCE, début juin. Bien que formellement elle n’était plus familiale, « Cocatrix Collomb en a complètement gardé l’esprit, ce qui constitue un critère important pour nos cibles de croissance externe », souligne Pascal Devroe, président-directeur général du groupe STCE.

Etabli à Saint-Apollinaire en périphérie de Dijon, celui-ci a, également été attiré par la « forte notoriété et réputation locale » de la PME d'Annecy, qui évolue dans un bassin « demeurant plus dynamique que d’autres », observe Pascal Devroe. Ce fait favorable revêt son importance en ce moment marqué par le marasme de la construction de logements neufs, l’activité qui se trouve être la principale de Cocatrix Collomb. Mais Pascal Devroe et ses équipes n’en sont pas à la première crise du BTP et ils considèrent les fondamentaux comme toujours solides sur le long terme. En outre, « nous connaissons l’environnement grâce à Barrachin qui est basé à proximité, à Thones », ajoute le PDG.
Après deux croissances externes dans le gros œuvre (élargi par un complément de travaux publics à hauteur de 2 millions d’euros annuel chez Barrachin), STCE (Société de Travaux du Centre-Est) renforce ainsi son « pôle énergies », constitutif du second métier du groupe de bâtiment. Celui-ci était né du rachat, en 2006 et 2012, de deux sociétés dijonnaises, l'électricien Colombet puis le plombier Monbat, qui ont été regroupées sous la bannière STCE Energies. Cocatrix Collomb, lui, gardera son nom d’origine.
Un oeil gardé sur les corps d'état techniques

Avec la nouvelle acquisition, l’ensemble de spécialités électricité-chauffage-plomberie-ventilation représente désormais 23 % du chiffre d’affaires du groupe, situé à 60 millions d’euros. La combinaison entre la construction et les prestations d’équipements techniques dans le bâtiment fait sens, sans systématisme, selon l’analyse de Pascal Devroe. « Chaque entreprise garde son autonomie de fonctionnement, sur les marchés qui lui sont propres, mais elle peut trouver un intérêt à une réponse commune aux consultations avec les consoeurs du pôle énergies. Notamment lorsque le regroupement est imposé, par un marché de conception-réalisation par exemple. Dans ce cas, nous savons que nous disposons en interne de la somme de compétences nécessaires », décrit-il.
Pour autant, cette palette n’est pas exhaustive aujourd’hui : STCE n’écarte pas l’hypothèse de poursuivre ses « emplettes » encore. Son dirigeant se qualifie comme restant « en veille » de croissances externes. « Corps d’états techniques, terrassement, démolition, construction bois » font partie des secteurs regardés, selon l’énumération de Pascal Devroe. Le plan de développement du groupe STCE repose sur « la conviction qu’il faut atteindre une certaine taille et être à la fois multi-activités et multi-métiers » pour pouvoir s’ouvrir les portes de marchés plus importants et pallier les faiblesses d’un secteur, comme en ce moment l’habitat neuf, compensé par l’orientation vers le tertiaire ou la réhabilitation de logements.
La croissance externe ne forme cependant qu’un levier parmi d’autres, selon le PDG. « Notre modèle repose aussi sur la croissance interne », souligne-t-il. Aux côtés de l’entreprise d’origine STCE de 2003 de gros œuvre, préfabrication béton, entreprise générale et contractant général en Bourgogne-Franche-Comté employant 94 collaborateurs, de STCE Energies (57salariés), de SC Woljung (46 employés) dans le gros œuvre au centre de l’Alsace et de Barrachin BTP (61) dans le pays savoyard, un « vrai potentiel de synergies » s’ouvre ainsi avec Cocatrix Collomb.





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