Patrick Lapray n’a pas manqué d’actualité en 2020. En début d’année, il s’offre un petit groupe industriel en rachetant à Génelard (Saône-et-Loire) le chaudronnier Troncy et en reprenant 82% du capital de T2M, spécialiste du transfert industriel, qu’il dirigeait. Si la première maintient son activité, la seconde continue de progresser grâce au Grand Paris Express (GPE), projet de réseau de transport public composé de quatre lignes de métro automatique autour de Paris et de l'extension d’une ligne existante.

 

2020 aurait pu être l’année de tous les dangers pour Patrick Lapray. Elle fut celle de nombreux bonheurs professionnels. Car cet homme de 53 ans a racheté le 4 février 2020 la société Troncy à Philippe Troncy, implantée à Génelard (Saône-et-Loire), spécialisée dans la chaudronnerie et la mécano-soudure avec un effectif de 20 personnes.

Par la même occasion, il a repris, au même endroit et toujours à Philippe Troncy – pour un prix global demeuré confidentiel –, l’entreprise T2M dont il était co-associé et qui s’occupe de transfert industriel. Pour cette  reprise, Patrick Lapray associe à 9% du capital chacun, ses deux cadres et piliers de l’entreprise : David Daviot et Quénan Osmani, chefs de chantier.

 

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Si la crise sanitaire à quelque peu perturbé l’activité de Troncy avec un arrêt limité à une semaine et demi lors du premier confinement, l’entreprise industrielle a assuré toutes ses commandes. grâce à un stock à demeure de matière première. L'exercice est bouclé à 2,5 millions d’€ de chiffre d’affaires, au même niveau que l'année précédente. T2M, sa société sœur, qui transfert des équipements dans le monde entier, vit sur une pente ascendante.

 

Recrutement de « bourlingueurs »

 

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Patrick Lapray (à gauche), en compagnie de Philippe Troncy qui lui a cédé les deux entreprises. © T2M


Faute de pouvoir se déplacer facilement à l’étranger durant l’année 2020, le projet du Grand Paris Express (GPE), soit 200 km de lignes automatiques de métro (quatre nouvelles et une prolongée), dotés de 68 gares, comble les attentes de T2M jusqu’en 2030. L'entreprise réalise le démontage, puis remontage des tunneliers qui percent les infrastructures du métro.

Pour le reste, l'entreprise a œuvré notamment pour le groupe plasturgiste Benvic sur la structure porteuse d’un silo ou encore pour le groupe Massilly (*) de la commune éponyme de Saône-et-Loire, spécialisé dans les emballages métalliques alimentaires en transférant une usine complète du Danemark en Espagne.

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De son côté, Troncy a réalisé en 2020 un  chiffre d’affaires de 5,5 millions d'€, contre 3,2 millions trois ans plus tôt, et emploie 45 personnes. « Nous recherchons toujours du monde, mais il faut que ce soit des bourlingueurs et des courageux qui puissent travailler de jour comme de nuit dans l’humidité, le froid en tenant s’il le faut une clé à molette de 2,8 kg perché en hauteur ; le plus des candidats serait qu’ils aient une qualification en soudage et/ou en mécanique », détaille Patrick Lapray.


Parmi les développements à venir sur lesquesl travaillent la nouvelle équipe : une meilleure synergie entre les deux savoir-faire industriels. A titre d'exemple : Troncy vient de remporter un appel d’offre pour rénover un viaduc en Isère qui passe par le remplacement d'éléments mécano-soudés. C’est T2M qui en assurera le montage.

(*) 110,3 millions d’€ d’activité en 2019 et un résultat net de 3,8 millions.

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Troncy et T2M recherchent des soudeurs qualifiés. © T2M

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