Le 46ème Business Club français qui élit domicile dans la capitale régionale entend rassembler les principaux entrepreneurs de la métropole, qui se retrouveront chaque mois pour un déjeuner d’affaires sélect. Retour sur sa soirée de lancement.


Ils ont été 180 à participer à la cérémonie de baptême. Le ban et (un peu) l’arrière-ban du monde économique dijonnais était rassemblé, jeudi 7 décembre, au Château de Saulon, à Saulon-la-Rue (Côte-d’Or) pour la soirée de lancement du Dijon Bourgogne Business Club (DBBC).

Etant le 46ème du genre en France, ce club d’affaires organisera, chaque mois, un déjeuner au Grand hôtel La Cloche dans la capitale régionale. Patrons d’entreprises industrielles, de sous-traitants ou de co-traitants entendent se réunir autour d’une « personnalité inspirante », afin de promouvoir et dynamiser leurs affaires et échanger conseils et expériences. Ceci, en toute convivialité gastronomique.

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A gauche, Oliver Talbert, fondateur à Valenciennes (Nord) des business club  de France. A droite (s'agissant de l'emplacement de cette photo...) : François Rebsamen, maire de Dijon et président de la métropole a été de la partie pour lancer le club local.  © Arnaud Morel


Le concept intéresse, considérant l'affluence de décideurs réunis à l’Orangerie du Château de Saulon. Il a été initié en 2013 à Valenciennes par Olivier Talbert, alors à la tête d'une société de vente de mobilier de jardin. « Nous sommes l’unique club affaires en France. Nous nous distinguons des autres par une organisation millimétrée et le côté très qualitatif de notre réseau : celuici rassemble vraiment les donneurs d’ordres et les patrons de premier plan », se félicite celui qui souligne avoir « signé la constitution de six clubs pendant le Covid. »

 

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Pour garantir le côté sélect des réunions, les acteurs économiques de moindre importance sont « filtrés ». « Aux prestataires de services, qui ont beaucoup de choses à vendre mais ne sont pas forcément de gros donneurs d’ordre, nous demandons, pour rentrer dans le club, de coopter deux entreprises qui fabriquent ou qui sont leurs sous-traitantes », détaille Olivier Talbert.

 

Témoins prestigieux du sport et de la politique

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Au centre, Catherine Petitjean, P-DG de Mulot et Petitjean et présidente depuis cet automne de l'agence économique Dijon Bourgogne Invest. A droite, Richard Rudelle, manager et co-fondateur de Dijon Bourgogne Business Club © Arnaud Morel


Business O2, la SAS qu’il a fondée en 2015 pour gérer ces clubs - une quinzaine en nom propre, une trentaine sous franchise -, réalise un chiffre d'affaires de 8 millions d’€ en 2023 et organise plus de mille déjeuners à l’année. Côté invités « inspirants », les clubs ratissent plutôt large, avec un goût prononcé pour la politique et le sport, qui se retrouve dans le logo, très proche de celui d’un club de rugby, le sport passion d’Olivier Talbert : Michel Platini, Nicolas Sarkozy, François Hollande ou encore Jean-Louis Borloo ont déjà animé des réunions.

À Dijon, le programme des réjouissances va mettre en vedette Arnaud Orsel, Grand intendant des Chevaliers des Tastevins du Clos Vougeot, Jean-Michel Fauvergue, ancien patron du RAID, Yves Morizot, fondateur de Stand 21, Jérôme Kerviel, l'ancien trader vedette de la Société Générale, ou encore Bernard Razzano, le champion d’Europe de boxe dijonnais en 1993.

 

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Le DBBC est né de la rencontre, en 2018, d’Olivier Talbert et Richard Rudelle, qui dirige l’agence Epicure de conseil aux entrepreneurs. « Ça a immédiatement matché, nous nous sommes dit : Bingo pour la création », se souvient Richard Rudelle. Une crise sanitaire plus tard, le club s'est constitué, sous la présidence de Jean-François Buet, ancien président local de la FNAIM, assisté du vice-président Stéphane Bourcieu, le directeur de BSB (Burgundy Scholl Business). Les deux parrains, la vigneronne engagée Virginie Taupenot et Jean-Phillipe Girard, l’ancien patron d’Eurogerm se sont félicités de cette création, tandis que François Rebsamen, président de la métropole dijonnaise est venu en vanter la nature « pro-business. »

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Olivier Talbert, François Rebsamen et Richard Rudelle © Arnaud Morel

 

 

Le premier déjeuner du club dijonnais se déroulera le 11 janvier 2024 en présence de Pierre-Emmanuel Taittinger, président du directoire du groupe de champagne du même nom.

Dans les prochains mois, la seconde métropole régionale, Besançon, devrait, elle aussi accueillir son Business Club. D’ici à 2028, Business O2 espère compter plus de 80 implantations en France.

 

 

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