Un été de commandes pour Alstom. Trigo s'implante à Montbéliard. 3ème croissance externe pour Benvic. De l'hydrogène à partir de biomasse à Strasbourg, et première remorque frigorifique à hydrogène à Belfort. Liquidation de l’atelier de maîtres-verriers Simon-Marq. Renault-Sovab reprend progressivement. La canicule a détruit la moitié de la récolte de cassis. RSI Video Technologies à Strasbourg divise ses effectifs par deux. Amazon confirme son implantation à Metz.

• Bel été pour l'équipementier ferroviaire Alstom

Succession de commandes, cet été, pour le constructeur ferroviaire français qui dispose de plusieurs usines dans l’est. Il va fournir 12 rames TGV « Avelia Euroduplex » (des trains de plus grande capacité avec 556 places) supplémentaires à SNCF Mobilités pour un montant de 335 millions d’€. Les 12 rames qui complètent les 55 trains en cours de livraison seront mises en service en 2021 et 2022 sur la ligne TGV Atlantique. Particularité de cette gamme : la rotation à 180° des sièges de première classe afin de voyager toujours dans le sens de la marche et un équipement du train en wifi.
Cette commande apporte de la charge pour 120 personnes en 2020 et 2021 à l’usine de Belfort qui fabrique les motrices, ainsi qu’à Ornans pour les moteurs et Le Creusot pour les bogies, indique le service communication d’Altom.
L’équipementier va par ailleurs fournir 5 rames supplémentaires à la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, en complément des 51 qui seront livrées entre octobre et décembre 2020. La Région Rhône-Alpes Auvergne achète 10 Coradia Polyvalent de type Léman Express pour un montant d'environ 70 millions d’€ réceptionner entre décembre 2020 à mai 2021.
Début août, Nederlandse Spoorwegen (NS), principal opérateur ferroviaire des Pays-Bas, mettait une option sur 18 nouveaux trains intercités pour plus de 200 millions d’€, à livrer en 2025, après une première commande de 79, en cours. Début septembre, Alstom doit officialiser la commande de 42 trains pour le métro de Barcelone, un contrat d'une valeur de 268 millions d’€ hors taxes à satisfaire d’ici deux ans et demi. Et attend la confirmation de la SNCF d'une quinzaine de TER à hydrogène, annonce faite la semaine dernière par Guillaume Pépy, son président. Une commande qui pourrait bénéficier au site alsacien de Reichshoffen qui en a déjà fabriqué pour l'Allemagne. C.P.

 

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• Trigo va ouvrir une usine de « remarketing » près de Montbéliard avec 80 emplois

Le groupe Trigo, sous-traitant automobile spécialisé dans la mise en conformité des véhicules neufs, officialise  son entrée sur le marché de la rénovation en implantant une usine dédiée à Allenjoie, dans le pays de Montbéliard. Cette activité baptisée « remarketing », consiste à rénover des  voitures d’occasion pour les professionnels de la vente.
Cette usine occupera 3.000 m² d’un bâtiment en cours d’aménagement sur Technoland 2 et sera dotée d'équipements qui veulent en faire un « site pilote » pour cette nouvelle activité. L'objectif est de prendre en charge et de reconditionner environ 10. 000 véhicules par an. Une campagne de recrutements est lancée en septembre avec Pôle Emploi : 80 postes sont à pourvoir dont une vingtaine au démarrage, mécaniciens, carrossiers-tôliers, peintres, selliers-garnisseurs, chefs d’atelier. P.-Y. R.

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• Benvic fait sa troisième croissance externe avec l’Italien Modenplast Médical 

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© Traces Ecrites.

Et de trois pour le Dijonnais Benvic Europe qui vient de s’offrir pour un montant confidentiel la société transalpine Modenplast Medical, après avoir acquis en décembre 2018 le Polonais Alfa et la start-up italienne Plantura. Cette nouvelle croissance externe, implantée à Modène (Émilie-Romagne), pèse 12 millions d’€ de chiffre d’affaires, dont 85% à l’export, et s’appuie sur un effectif de trente personnes.
Son savoir-faire particulier réside dans la fabrication des compounds et tubes en PVC pour le secteur médical. « Le PVC intègre des propriétés de résistance et une transparence compatibles avec de nombreux dispositifs et emballages médicaux, comme par exemple les poches de sang », commente Luc Mertens, président de Benvic Europe. Avec 6.000 m2 couverts sur un terrain d’1,3 hectare, cette entreprise italienne exploite une usine moderne où près de 2 millions d’€ ont été investis, notamment dans une salle blanche.
Depuis son rachat, le 1er janvier 2018, par Investindustrial, l’un des fonds d’investissement du magnat italien Andrea Bonomi, le plasturgiste bourguignon (220 millions d’€ de chiffre d’affaires, dont 70% dans le secteur du bâtiment, 320 salariés) entend atteindre rapidement une taille critique nettement supérieure. Benvic Europe exploite aussi une usine en Espagne, située au nord de Barcelone, ainsi qu’une autre à Ferrare, également à Italie. D.H.

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Ca bouge dans l’hydrogène à Strasbourg et à Belfort

Strasbourg veut devenir la pionnière mondiale d’une nouvelle technologie de production « d’hydrogène vert ». La ville alsacienne accueillera en 2021 un démonstrateur industriel d’hydrogène obtenu à partir de biomasse (bois, déchets agricoles et forestiers). Présenté le 26 août, ce projet de 7 millions d’€ est porté par R-GDS, le distributeur de gaz local, et la société Haffner Energy basée à Vitry-le-François (Marne), à travers leur société commune R-Hynoca constituée en juillet.
Comptant 20 salariés, Haffner Energy a mis au point et breveté la technologie reposant sur la thermolyse et la gazéification de la biomasse. Selon le dirigeant Philippe Haffner, elle présente un avantage respectivement écologique et économique par rapport aux deux technologies en vigueur, de sorte à constituer une solution « renouvelable et compétitive », inédite. 

La principale technique connue implique le vapocraquage de méthane. Haffner Energy utilise le même principe, mais il transforme de la matière naturelle et non fossile, sans rejeter de C02 dans l’atmosphère. L’autre alternative pour obtenir de l’hydrogène consiste en l’électrolyse de l’eau, mais elle est coûteuse. Haffner, pour son process, annonce un prix (5 € pour un kilo) qui lui est inférieur de moitié et qui pourrait encore descendre.
L’unité industrielle doit valider à échelle supérieure les tests concluants d’un prototype. Elle sera dimensionnée pour produire 650 kilos par jour, une capacité permettant d’alimenter 55 bus urbains, selon les deux partenaires.
La mobilité constitue en effet l’application visée, mais la technologie mise au point permet aussi de produire un gaz injectable dans les réseaux de chaleur. M.N.

À Belfort,  la start-up H2Sys et le FC Lab de Belfort sont partie prenante d'un prototype de semi-remorque frigorifique à hydrogène présenté comme une première mondiale par l'entreprise de transport Chéreau, dans la Manche, qui l’a mis en test en situation réelle début juillet. H2Sys a assuré l'ingénierie, la réalisation et la mise en service du module hybride à hydrogène ; la communauté universitaire FC Lab dont l’institut Femto-ST ont réalisé les études énergétiques.
Ce projet, baptisé ROAD, est l'aboutissement de trois années de recherche et le fruit d’un investissement de 5,5 millions d’€ financé par le FUI (Fonds Unique Interministériel) avec le soutien de la Région Bourgogne-Franche-Comté. Il sera présenté ce mardi 3 septembre par le Pôle de compétitivité Véhicule du Futur qui l’a labellisé. P.-Y. R.


• Liquidation de l’atelier de maîtres-verriers Simon-Marq

L’emblématique atelier de maîtres-verriers Simon-Marq à Reims a été mis en liquidation judiciaire le 30 juillet. Le dernier chiffre d’affaire publié s’élevait 407.000 € en 2017 avec une perte de près de 73.000 €. Il employait six personnes. Douze générations de la famille Simon s’étaient succédé depuis 1640 jusqu’au rachat en 2011 par le groupe Fort Royal qui fédère plusieurs des entreprises du Patrimoine vivant et a été placé en redressement judiciaire en début d’année.
Simon-Marq était réputé pour avoir rénové ou recrée une grande partie du patrimoine des vitraux de Champagne-Ardenne, dévastés par la guerre de 1914-1918. Il a compté parmi les premiers à faire travailler des vitraillistes avec de grands peintres contemporains, Marc Chagall, Georges Braque, Juan Miro,Maria-Hélèna Vieira da Silva etc. C.P.

 polevehiculedufuturtexte


• Après l’incendie survenu chez Renault-Sovab, en Meurthe-et-Moselle, la production du Master reprend progressivement

L’incendie survenu le 7 août  dans l’usine Renault-Sovab de Batilly (Meurthe-et-Moselle) lors d’opérations de maintenance impacte la reprise de la production. Initialement prévu mardi dernier, 27 août, le redémarrage des lignes d’assemblage de l’utilitaire Master a été décalé à ce lundi 2 septembre. « Le comité social et économique qui s’est tenu ce 29 août a entériné le principe d’une reprise partielle de l’activité, même si toutes les équipes seront engagées. La production devrait monter en cadence de manière progressive jusqu’à la fin du mois de septembre », indique un porte-parole de Renault-Sovab.
Le bilan humain de l'incendie intervenu dans un cabinet de peinture pendant l’arrêt traditionnel du site au mois d’août est sérieux : un blessé grave, un ouvrier de maintenance brûlé au 3e degré. L’enquête destinée à déterminer les causes du sinistre est toujours en cours.
L’usine lorraine qui emploie 2.600 salariés a battu l’an passé le record de production établi en 2016 pour atteindre 142.616 unités produites. Elle assemble 350 versions différentes de l’utilitaire dont une version électrique, le Master ZE, dont la commercialisation est attendue ce mois de septembre. P.B.

 

BPBFC


• La canicule a détruit la moitié de la récolte de cassis

cassis
Mauvaise récolte pour le cassis cette année.

Les baies de cassis et notamment de la variété Noir de Bourgogne cultivée en Bourgogne et dans le Val de Loire, et qui représente plus de la moitié de l’approvisionnement en fruits (600 tonnes sur 1.100) des fabricants de liqueurs, ont desséché sur pied à cause de la canicule du début de l’été. Résultat, la moitié de la récolte régionale est perdue : « un phénomène d’une telle ampleur n’avait jamais été observé auparavant », souligne dans un communiqué François Battault, président du syndicat des fabricants de cassis de Dijon qui regroupe les maisons Lejay-Lagoute, L’Héritier-Guyot, Edmond Briottet et Gabriel Boudier, seules à pouvoir afficher le nom cassis de Dijon sur leurs étiquettes, car implantées sur le territoire de la commune de Dijon.
Les autres fabricants de liqueurs de cassis, l’une des spécialités de la Bourgogne, sont tout autant concernés – ils sont implantés à Nuits-Saint-Georges et dans les Hautes-Côtes du vignoble de Côte-d’Or –. L’an dernier, les transformateurs s’étaient, par convention pluriannuelle, engagés à acheter 100 tonnes supplémentaires par an de la variété Noir de Bourgogne aux cassissiers de la région, qui ne sont pas leur seule source d’approvisionnement (les baies de cassis sont notamment importées de Pologne). En 2018, la liqueur de cassis de Dijon a généré un chiffre d’affaires de 65 millions d’€ dont 31 vendus à l’export. C.P

 

LCRDijon


• RSI Video Technologies à Strasbourg divise ses effectifs par deux

Le fabricant de système d’alarmes RSI Video Technologies à Strasbourg a annoncé mi-juillet un plan un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de concernant 31 personnes sur un effectif de 71.  L’entreprise avait été rachetée en 2016 par le groupe américain Resideo (anciennement Honeywell).
Dans un communiqué, Robert Herrmann, le président de l’Eurométropole de Strabourg a fait savoir qu’il avait demandé à la direction une rencontre autour de sa « nouvelle orientation stratégique ». Sur son site Internet, l’Américain dont le siège est à Austin (Texas) annonce « des économies annualisées de 50 millions de dollars d'ici 2020 ». C.P.

 

• L’implantation d’une plateforme logistique d’Amazon confirmée à Metz

amazonmetz
La partie méridionale de l’ancienne base aérienne BA128 au sud de Metz accueillera un entrepôt logistique de 183.000m². © Metz Métropole

Le président de Metz-Métropole, Jean-Luc Bohl, a confirmé lundi 26 août, l’implantation d’Amazon sur l’ancienne base aérienne du plateau de Frescaty. Les élus locaux étaient jusqu’à présent tenus par une clause de confidentialité concernant la construction de ce hub logistique de 183.000 m² destiné au géant mondial du commerce en ligne.
Depuis un an, le projet de 118 millions d’€ porté par la foncière Argan alimentait les rumeurs. Le permis de construire déposé courant 2018 par la société spécialisée dans l’immobilier logistique devrait être délivré de façon imminente, a précisé Jean-Luc Bohl. Le nombre d’emplois directs généré par la plateforme, très automatisée, est encore inconnu.
Parallèlement, le président d’Amazon France Logistics, Ronan Bole, a inauguré le 19 juillet à Woippy, au nord de Metz, une agence de distribution destinée aux acheminements du dernier kilomètre. Installée sur 11.000m² dans l’ancien hub de FM Logistic, elle emploie une cinquantaine de salariés. P.B.

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