ECO)BREF. Proteor cède Aides Électroniques qui devient Cenomy et acquiert l'américain Ability Dynamics. La plate-forme de BMW à Strasbourg devient l'un des plus importants centres de distribution de pièces de rechange du groupe dans le monde. Le Grand Est dit « non à la casse » des CCI. Une plate-forme e-services à la CCI de Saône-et-Loire. Le Medef teste à Dijon son accélérateur d’investissement.

 

• Du mouvement chez le spécialiste de l’orthopédie Proteor.

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Proteor fabrique à Dijon des orthèses et des composants pour prothèses. © Proteor.

 

Le leader français de l’orthopédie cède une activité en même temps qu’il en acquiert une autre. L’entreprise (chiffre d’affaires de 87 millions d’€, 880 salariés) basée à Saint-Apollinaire, dans l’agglomération de Dijon, cède son activité de conseil Aides Électroniques et acquiert l’américain Ability Dynamics.
Créée en 1986 pour répondre aux besoins spécifiques d’une clientèle lourdement handicapée, Aides Électroniques devient Cenomy. Souhaitant se recentrer sur son métier historique, l’orthopédie, Proteor, qui a été accompagné par Synercom Grand Est, spécialiste de la transmission d’entreprise à Beaune (Côte-d’Or), la cède à Stephan Klingler, un ingénieur Supelec originaire de Metz qui, dernièrement, manageait le centre R&D France du groupe Intel à Sophia Antipolis.
« Issu des métiers de la conception de produits électroniques et télécom grand public, je recherchais une activité avec une composante de service ou de fabrication permettant d'utiliser mon savoir-faire », commente Stephan Klingler. Le repreneur va développer une offre d'assistance électronique et logicielle pour les personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite.
Dans le même temps, Proteor acquiert la société américaine Ability Dynamics LLC, dans l’Arizona, qui a conçu et fabrique un pied prothétique en composite de verre. Cette croissance externe vise à accélérer le positionnement de Proteor aux États-Unis avec une équipe commerciale dédiée au marché nord-américain, mais aussi à compléter sa gamme sur ses marchés : l’hexagone où ses appareillages sont présents dans une soixantaine de centres orthopédiques, au Luxembourg, en République Tchèque, en Chine et au Maroc. C.P.

 

 

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• BMW double la surface de son centre de distribution de pièces de rechange à Strasbourg.

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Le constructeur BMW a inauguré la semaine dernière l'extension de sa plate-forme logistique située dans le port de Strasbourg. L'investissement de 12 millions d'€ apporte 17.750 m2 supplémentaires pour porter à 42.000 m2 les surfaces du site.

Celui-ci devient ainsi l'un des plus importants centres de distribution de pièces de rechange du groupe BMW dans le monde : il stockera 80.000 références en 2020. 

L'infrastructure livre en un jour les concessionnaires et filiales de la moitié Est de la France (pour les marques BMW, Mini et BMW Motorrad) mais aussi de la Suisse et du sud-ouest de l'Allemagne qui lui sont limitrophes.
Réalisée par LCR, l'extension immobilière n'augmente pas les effectifs situés à 165 salariés, mais elle conforte le site strasbourgeois.

Celui-ci a convaincu les dirigeants du groupe d'accueillir le nouvel investissement, « par sa fiabilité constante depuis sa création en 1981 et l'expertise de ses salariés », expose Vincent Salimon, président de BMW Group France.

Il est dimensionné pour accompagner les développements d'activité pendant au moins trois à cinq ans selon BMW et des réserves foncières sont disponibles pour l'agrandir par la suite. M.N.

 

 

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 • Le Grand Est dit « non à la casse » des CCI.

 

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Le président de la CCI Grand Est avec les collaborateurs de la CCI de Mulhouse devant la bannière destinée à alerter l'opinion et en premier lieu les chefs d'entreprise. © CCI.


Le d'ordinaire jovial Gilbert Stimpflin, président de la CCI Grand Est est en colère. Le gouvernement file tout droit vers une nouvelle ponction de 400 millions d'€ des chambres de commerce et d'industrie sur trois ans à partir de l'année prochaine, après une première de 150 millions. De ce fait, il crée une situation qui met en péril l'exercice même des missions des CCI, estime Gilbert Stimpflin.

« Le budget cumulé au niveau national est passé d'abord  d'1,2 milliard d'€ à 925 millions d'euros, puis à 775 millions [ avec la baisse de 150 M€ annoncée en 2017 pour prise d'effet cette année, NDLR ] et là, on va se retrouver à 350 millions d'€ environ. Cela représente 6.000 emplois en moins dans nos chambres en France, dont 400 dans le Grand Est et 180 en Alsace. L'heure est grave, c'est la casse sociale qu'on prépare », s'est-il indigné vendredi 22 juin lors d'un point presse.
Au niveau du Grand Est, le budget a diminué de 63 à 53 millions d'€ cette année et il risque donc une nouvelle division par deux. « Nous avons pourtant été exemplaires en terme d'économies réalisées et de mutualisations de fonctions support. Ce n'est pas moi qui l'affirme, mais l'Inspection générale des Finances dans un rapport », expose Gilbert Stimpflin.

« Que vont devenir nos missions au service des PME : apprentissage, innovation, accompagnement à l'international. Les dégâts se feront sentir dans quelques années, en particulier en milieu rural. Et s'il faut rentabiliser, on saura faire, malheureusement : prestations payantes et venant en concurrence avec le privé », poursuit le président.
Gilbert Stimpflin dénonce aussi une « parole non  tenue » de l'Etat, sur la foi d'un courrier de Matignon de janvier 2018 s'engageant à ne pas procéder à de nouvelles baisses, et aux déclarations à l'Assemblée Nationale de Bruno Le Maire, ministre de l'Économie en novembre dernier sur l' « engagement de garantir la stabilité des ressources en 2019-2022 ».
Les CCI vont poursuivre leurs actions pour faire revenir le gouvernement sur sa position : « Il se dit inflexible sur beaucoup de choses mais quand une mesure est aberrante, il faut qu'il en tire les conséquences », plaide Gilbert Stimpflin. Un appel à la mobilisation est lancé auprès des chefs d'entreprise et partenaires des chambres de commerce pour lundi 2 juillet à 12h sur le parvis de la CCI de Mulhouse. M.N.

 

LCR

 

 

•  Une plate-forme de services en ligne à la CCI de Saône-et-Loire.

 

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© CCI de Saône-et-Loire à Chalon-sur-Saône.

 

La digitalisation à marche forcée de l’économie conduit les CCI à adapter leurs services. Elles se sont ainsi associées pour créer CCI STORE, plate-forme web de e-services et la CCI de Saône-et-Loire, impliquée depuis l’origine du projet, fait partie des premières à le mettre en ligne.

Véritable « place de marché numérique », CCI STORE propose aux entreprises 174 e-services répondant à la plupart des besoins : création, financement, management, gestion… Certains sont gratuits d’autres payants.

Pour la Saône-et-Loire, la plate-forme intègre plusieurs e-services en propre comme : Mes commerces et moi 71 et Boutique en ligne 71.

Ce jeudi 28 juin, Michel Suchaut, président de la CCI de Saône-et-Loire, et Edouard Choplain, président de la commission CCI de demain et économie numérique, en feront une présentation complète. A 10h, au siège de la chambre consulaire (1 av. de Verdun - Chalon-sur-Saône). D.H.

 

 

cdjura

 

 

- Le Medef teste à Dijon son accélérateur d’investissement.

 

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Marie-Noëlle Duval entourée de certains de participants de la première formation MAI organisée en région. © Traces Ecrites.

 

Marie-Noëlle Duval, déléguée générale de Medef Accélérateur Investissement (MAI) et conseillère auprès du président du Medef national en matière de financement, est une femme de forte conviction.

Le spectre très large des financements proposés aux entreprises, surtout aux PME et TPE, relève trop souvent à ses yeux de la jungle, de surcroît très foisonnante lorsque le jargon anglo-saxon du métier noie l’adepte de la langue de Molière dans l'amphigouri le plus absolu.

Pour éclaircir le paysage, elle propose le dépôt des dossiers de financement via une plate-forme digitale d’information, d’éligibilité à un projet et plus si affinités. Ensuite, des experts se chargent de trouver l’offre la plus adaptée au besoin exprimé, avec conseils à l’appui.

« Nous ciblons les entreprises de petite taille et en région », déclare-t-elle.  Des sessions de formation de deux jours sont proposées, comme la première du genre qui s’est déroulée au siège dijonnais du Medef de Côte-d’Or, les 14 et 15 juin derniers.

« Nous avons fait plancher les entrepreneur(e)s sur leur business plan pour générer de la croissance avec des explications sur la gestion de trésorerie, la gestion de dette, la possibilité de faire entrer un fonds au capital, l'appui d’un mentor issu d’une grand groupe (Pacte PME)…, en résumé un panel de solutions personnalisables à chaque cas », argumente Marie-Noëlle Duval. D.H.

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