Le Club Traces Ecrites regroupe près de 70 entreprises de Bourgogne Franche-Comté et du Grand Est. Cette adhésion permet d'apporter son soutien à notre média indépendant tout en profitant d'une visibilité auprès de nos lecteurs grâce à de nombreux avantages exclusifs. Aujourd'hui, focus sur So Bag. Le fabricant de grands sacs industriels (chiffre d’affaires de 9,2 millions d’euros, 35 salariés) a produit en 2025 l'équivalent de 105 % de sa consommation électrique annuelle. Il travaille désormais à remplacer le polypropylène par de la toile recyclée, du chanvre et du lin français. Il ouvre ses ateliers au public le 2 octobre, dans le cadre des Journées du patrimoine économique. Nous publions ci-dessous le texte de présentation que l'entreprise nous a fait parvenir.
On ne les voit jamais, et pourtant ils sont partout. Les big bags transportent le café, les céréales, le sucre, les semences ou les poudres pharmaceutiques entre le producteur et l'usine de transformation, puis ils disparaissent bien avant que le produit n'arrive en rayon. So Bag en a fait son métier en 2013.
Installée depuis 2015 dans la zone industrielle de la Fiolle, à Blanzy (Saône-et-Loire), l'entreprise compte aujourd'hui 35 salariés, plus de 900 clients et 1.800 références, pour un chiffre d'affaires de 9,2 millions d'euros. Elle détient sept brevets, et son capital est propriété à 100 % d’actionnaires français.
Un toit solaire, et un deuxième chantier en vue
Fin 2023, la PME a recouvert toute sa toiture de 484 panneaux photovoltaïques, pour un montant de 157.000 euros, réfection du toit comprise. L’an dernier, l'installation a produit 227.000 Kwh ((kilowattheures), soit l'équivalent de 105 % de la consommation annuelle d'électricité du site. Prochaine étape : un auvent photovoltaïque qui pourrait ajouter jusqu'à 50 % de capacité sans artificialiser le sol, afin d'utiliser davantage sur place l'électricité produite.
Le vrai défi est dans la matière
L'électricité ne pèse pourtant presque rien dans l'empreinte carbone de l'entreprise. D'après son dernier bilan carbone, 99,6 % des émissions se situent dans le scope 3, c'est-à-dire surtout dans le polypropylène, une matière issue de la pétrochimie. Dès lors, So Bag travaille sur deux leviers. Le premier est la toile recyclée, déjà testée en boucle locale avec Michelin, dont le site de Blanzy est voisin. Le second est un big bag 100 % naturel, en chanvre et lin français.

L'objectif est affiché : qu'en 2030, 10 % des big bags fabriqués en France par l'entreprise le soient à partir de matière recyclée, avec un palier de 5 % en 2027. La démarche déborde de l'atelier. Sur un terrain de 5,5 hectares voisin de l'usine, un diagnostic écologique mené avec la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) a recensé 41 espèces d'oiseaux et 25 autres de papillons, dont le cuivré des marais, protégé au niveau national.
Une heure d'immersion dans l'atelier, le 2 octobre
Le vendredi 2 octobre, dans le cadre des Journées du patrimoine économique, l'entreprise ouvre son site pour la deuxième année consécutive, après avoir accueilli 110 visiteurs en 2025. Les visites durent une heure, par groupes de dix. Elles démarreront toutes les 30 minutes de 9 h à 12 h 30, puis de 13 h 30 à 16 h. Le parcours suivra toute la fabrication, de la toile livrée en rouleau jusqu'au contrôle final, dans un site certifié FSSC (Food Safety System Certification) 22000 pour l'emballage alimentaire. Des sacs de courses fabriqués sur place seront vendus 10 euros, et intégralement reversés à la lutte contre le cancer.
« On a commencé à sept dans un garage en 2013. Venez voir ce que nous sommes devenus ! », invite Nicolas Chevalier, président fondateur de So Bag.
Inscription gratuite mais obligatoire, jusqu'au 1er octobre sur le site des Journées du patrimoine économique, en en tapant le mot-clé So Bag



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