Novaplest met à profit ses compétences dans le plastique pour réaliser une protection de comptoir. Appel à projets de solutions innovantes pour lutter contre le COVID-19. Les maisons de champagne stoppent l’embouteillage. Le bâtiment et les travaux publics de Bourgogne-Franche-Comté demandent aux maîtres d'ouvrage de ne maintenir que les travaux urgents. Le textile d’Alsace-Vosges s’unit pour les masques. Les distillateurs alsaciens se mobilisent pour fournir de l’alcool aux pharmacies et hôpitaux. Divacore casse ses prix pour favoriser le télétravail. La CPME Bourgogne-Franche-Comté demande d'être sympas avec les routiers. En Haute-Saône, les entreprises Parisot et Vétoquinol offrent leurs masques aux personnels soignants. Dons de masque et autres matériels de santé : l'appel des CCI de Côte-d'Or et du Doubs à leurs ressortissants. Pendant le confinement, l’appli Holy Owly devient gratuite. En Bourgogne-Franche-Comté, la CGT métallurgie demande la fermeture des usines dont l’activité n’est pas « vitale ». La CCI du Territoire de Belfort lance un site dédié au coronavirus.


• Novaplest met à profit ses compétences dans le plastique pour réaliser une protection de comptoir

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Schéma de la protection de comptoir imaginée par Novaplest, près de Belfort. © Novaplest

Novaplest à Danjoutin, dans l’agglomération de Belfort, a mis à profit ses compétences dans la transformation et l’usinage des matières plastiques pour réaliser une protection de comptoir pour les commerces, grandes surfaces et les professionnels de la santé qui restent ouverts au public.
Ce  « pare-haleine » est formé d’une plaque en plexiglas ou en polycarbonate transparent d’un mètre de hauteur sur 50 cm de largeur, posée sur deux pieds. « Il se monte en trois minutes par un sytème d’encoches qui s’emboîtent », explique Pierre Lartigaud, gérant. Ce modèle de base dont l'entreprise a fait un stock, est complété d’une variante avec une ouverture en bas pour faire passer la marchandise.
Des modèles spécifiques peuvent être réalisés à la demande, comme pour cette commande de 100 pièces dont les dimensions ont été adaptées aux comptoirs des agences bancaires. Pour l’instant, la vente est plutôt locale et dans la proche région. Le dirigeant de Novaplest (chiffre d’affaires de l’ordre de 1,7 million d’€) utilise partiellement le chômage technique, en fonction des commandes. Contactcontact@novaplest.fr C.P.

 

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Des hygiaphones de fortune à des occupations à la maison, un appel à projets de solutions innovantes pour lutter contre le COVID-19

Nuclear Valley qui regroupe les industriels de la filière nucléaire, à l'origine de Bourgogne, invite ses adhérents et plus largement toute entreprise à répondre à l’appel à projets du ministère des Armées, lancé par l’Agence de l’Innovation de Défense (AID), dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre le COVID-19.
Il porte sur la recherche de solutions innovantes, qu'elles soient d’ordre technologique, organisationnel, managérial ou d’adaptation de processus industriels, qui pourraient être directement mobilisables.
Par exemple, liste le site du ministère des Armées : des protections individuelles ou collectives (« hygiaphones de fortune », protections, barrières, techniques de recyclage, Do It Yourself, etc.), l’automatisation de tâches pour le prélèvement, le nettoyage du matériel ou des salles ; des solutions de décontamination pour tout type de surface, pour petits et grands matériels, pour les espaces de vie, etc. ; soutien à la prise en charge médicale (production du matériel ou traitement manquant, concept de recyclage, de détournement ou autre idée permettant de pallier ces manques) ; la détection du virus dans l’environnement ; des solutions numériques ou non pour améliorer la vie en isolement à domicile etc.
Plus de détails : https://www.defense.gouv.fr/aid/appels-a-projets/appel-a-projets-lutte-covid-19
Les projets, individuels ou collectifs, doivent être d’une maturité technologique suffisante pour être rapidement reproductibles et s'appliquer à l'échelle de l'ensemble du territoire national. Une enveloppe budgétaire de 10 millions d’€ est mobilisée.
Les propositions de réponse sont attendues et évaluées au fil de l'eau jusqu’au 12 avril 2020. Les propositions tardives pourront être étudiées mais les chances de succès seront fortement réduites, précise Nuclear Valley dans un communiqué.

 

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• Les maisons de champagne stoppent l’embouteillage, mais maintiennent le travail dans les vignes


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La maison Taittinger qui emploie 230 salariés dans la Marne, a cessé son activité d’embouteillage mardi 17 mars. © Taittinger

La plupart des maisons de champagne ont stoppé leurs lignes d’embouteillage depuis la semaine dernière. Les établissements maintiennent toutefois leurs activités dans le vignoble, comme les y autorise une décision de la préfecture de la Marne du 17 mars. Les maisons Taittinger, Vranken Pommery et Mumm Perrier-Jouët (Pernot Ricard) avaient anticipé de 24 heures l’allocution présidentielle.
Moët & Chandon (groupe LVMH) et Piper-Heidsieck ont décrété la fermeture de leurs sites dans les heures qui ont suivi. « Il n’y aura pas de rupture dans la livraison de nos marchés dans les quinze prochains jours, en raison des stocks disponibles sur nos sites et chez nos distributeurs », indique Benoit Collard, directeur exécutif de Piper-Heidsieck.
Si l’activité de la filière (chiffre d’affaires de 4,9 milliards d’€ en 2018) se concentre sur les quatre derniers mois de l’année, il demeurait essentiel pour l’Union des vins de Champagne et le Syndicat général des producteurs de maintenir les activités de production agricole et viticole, dans le respect des mesures barrières indispensables. P.B.

 

• Les travaux publics de Bourgogne-Franche-Comté demandent aux maîtres d’ouvrages de suspendre les travaux non urgents

En tant que président de la Fédération Régionales des Travaux FRTP Bourgogne-Franche-Comté, Vincent Martin persiste à dire que les chantiers doivent rester strictement à l’arrêt, car il est  « il est très difficile de mettre en place les gestes barrières pour la plupart de nos activités », écrit-il dans un communiqué le 26 mars.
Suite aux derniers échanges avec le gouvernement et en association avec les autres organisations patronales de la filière (fédération nationale du bâtiment et Capeb), un protocole et son application opérationnelle par spécialités est attendu pour les travaux d’urgence et d’astreinte « en sécurité pour nos salariés ».
Aussi, la FRTP Bourgogne-Franche-Comté incite fortement les entreprises à ne reprendre ou ne poursuivre leur activité que sous deux conditions : le caractère urgent des travaux à réaliser et la mise en place des gestes barrières et équipements de protection individuels adaptés.
Le président de la FRTP Bourgogne-Franche-Comté en appelle à la responsabilité des maîtres d’ouvrages (publics et privés) à suspendre officiellement les travaux ne relevant pas d’une urgence pour la vie quotidienne des citoyens. C.P.

 

 

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• Le textile d’Alsace-Vosges s’unit pour les masques

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Le fabricant de nappes Garnier-Thiebaut à Gérardmer (Vosges) accueille une fabrication de masques. © Philippe Bohlinger

La mobilisation de l’industrie textile pour la fabrication des tant attendus masques a été décrétée dans le Grand Est. Mardi, l’Agence Régionale de Santé recensait 14 entreprises ayant démarré la production ou s’apprêtent à le faire, ce qui représentera une capacité de 150.000 à 200.000 unités par jour. Ces sociétés se situent dans l’Aube, en Moselle, dans le département des Vosges et en Alsace. Dans ces deux territoires, elle prend une forme comparable : le groupement de plusieurs PME qui additionnent leurs compétences d’ennoblissement, tissage, découpe, confection et assemblage.
Sur le versant ouest du massif des Vosges,  l’association entre les sociétés Berjac à Dogneville, Tissage de la Courbe et Tissage Gisèle à La Bresse et Garnier-Thiebaut à Gérardmer permet depuis samedi la fabrication dans les ateliers de cette dernière PME, qui doit sa notoriété à un tout autre produit, le linge de maison. Des salarié(e)s, volontaires, y confectionnent des masques de protection de type chirurgicaux, distincts des masques FFP2 dont la fabrication requiert des spécifications très précises. Les masques vosgiens doivent cependant eux aussi répondre à la certification de l’Etat, la DGA (direction générale de l’Armement) attendue dans le courant de la semaine prochaine, à partir de quoi la production passera à une cadence supérieure. A La Bresse, l’entreprise Le Drap français s’est également lancée, en coopération avec Berjac.
En Alsace, le Pôle textile a coordonné et piloté l’émergence d’une filière locale pour les masques FFP2. Elle est constituée de quatre entreprises, dont le nom n’a pas été communiqué, qui créent une capacité de 30.000 masques par semaine pour commencer, puis de 150.000 toujours en rythme hebdomadaire, avec la possibilité d’encore grimper par la suite. Caractéristique d’importance de ces masques alsaciens, brevetés : « ils seront réutilisables jusqu’à 80 fois après lavage », précise le Pôle textile Alsace. La fabrication a démarré ce mardi, dans des locaux montés pour la circonstance, « comme un hôpital de campagne », souligne un acteur de l’initiative. L’unique client en sera l’Agence Régionale de Santé du Grand Est.  M.N.

L'entreprise So Bag à Blanzy (Saône-et-Loire) qui fabrique des "big bag" propose son aide à l'initiative du Pôle textile Alsace. Elle dispose d'une machine de découpe laser d’une grande surface de travail (largeur jusqu’à 1.800 mm), équipée d’un système de convoyage permettant un traitement laser automatisé directement à partir du rouleau de matière. Elle pourrait donc découper le tissu nécessaire à la confection des masques.

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La machine de découpe laser récemment acquise par So bag à blanzy, près de Montceau (Saône-et-Loire). © So Bag

 

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• Les distillateurs alsaciens se mobilisent pour fournir de l’alcool aux pharmacies et hôpitaux

L’appel lancé le 18 mars par Nathalie Traber de la distillerie Metté à Ribeauvillé été entendu. Sur les réseaux sociaux, puis relayée par la presse locale, elle exhortait ses confrères à fournir de l’alcool à 96°C aux pharmacies qui commençaient à être en rupture de stock, pour la fabrication de gel hydro-alcoolique. 5.000 litres d’alcool ont été distribués en deux jours aux pharmacies et aux hôpitaux, entre Strasbourg et Colmar.
La distillerie Romann à Sigolsheim a fourni 3.000 litres, la maison Meyer à Hohwarth a offert 1.500 litres, les distilleries Hagmeyer à Balbronn, Holl à Ribeauvillé et Lehmann à Obernai ont également répondu présents. Mais aujourd’hui, tous les stocks ou presque sont épuisés. 

À la distillerie Lehmann, il restait encore 3.000 litres au soir du 20 mars, mais à la vente. « Nous avons fait des dons, mais nous ne pouvons pas tout donner car nous sommes dans une situation difficile : notre production est à l’arrêt depuis une semaine et nous n’avons plus aucune commande », explique Simone Lehmann. Pour reconstituer les stocks, les professionnels de la filière sont prêts à distiller. « J’ai du stock d’alcool à 75°C. Des viticulteurs m’ont aussi appelée pour me dire qu’ils avaient des réserves qui pouvaient être distillées. Des transporteurs nous ont déjà donné leur accord. J’en ai parlé avec le député du Haut-Rhin, Jacques Cattin. S’il faut distiller, tout le monde est prêt », affirme Nathalie Traber. J.G.

 

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• La pépite messine Divacore casse ses prix pour favoriser le télétravail

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© Divacore

La société d’électronique installée à Bliiida, le bâtiment totem à Metz de la French Tech en Moselle, propose un casque professionnel HD pour le télétravail à prix cassé (-30%) et jusqu’à -50% pour les entreprises du Grand Est, région très affectée par le Covid-19. Doté de micros déportés, ce casque bluetooth ou filaire réduit les bruits environnants (-20 db) et son kit mains libres libère la prise de notes pendant les entretiens téléphoniques.
« Il nous faut continuer de travailler tout en participant à un effort commun lié au confinement car nous n’entendons, bien évidemment, pas tirer parti de la situation », souligne Linh Tran, cofondatrice en 2011 avec David Grasso et Jérémy Obriot. Véritable pépite du high-tech Divacore (5 personnes) a reçu de nombreux prix pour ses enceintes portatives, ses casques et ses écouteurs sans fil. D.H.

• Sympas avec les routiers.

La CPME Bourgogne-Franche-Comté demande aux entreprises d'être attentives à l'accueil des transporteurs en leur donnant un accès aux locaux qui permettent de subvenir à leurs besoins élémentaires (point d’eau, sanitaires, café etc.). « S’il est un secteur qui aujourd’hui est plus que jamais  essentiel, c’est celui des transports. Ce sont ses entreprises, ses salariés, qui permettent dans des conditions de travail très dégradées, de ravitailler les établissements de santé, les commerces alimentaires et plus généralement toutes les activités économiques tributaires d’approvisionnements à maintenir coûte que coûte », écrit dans un communiqué son président Benoît Willot. 

 

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• En Haute-Saône, les entreprises Parisot et Vétoquinol offrent leurs masques aux personnels soignants

Depuis quelques jours, de nombreuses entreprises ont annoncé vouloir offrir leur stock de masques chirurgicaux qui font tant défaut aux personnels soignants. Ce fut le cas de Parisot, le fabricant de meubles en kit de Saint-Loup-sur-Semouse, qui annonçait vendredi 20 mars avoir donné, le jour-même, 29.000 masques aux services de la préfecture de Haute-Saône. « Nous sommes convaincus que ces masques auront davantage d’utilité pour les personnels soignants que pour nos usines qui ont été contraintes de réduire fortement leur activité. Nous souhaitons apporter notre contribution dans la lutte contre cette épidémie », indiquait Jérôme Bulté, le président de l’entreprise qui emploie 350 personnes.
Le même jour, le laboratoire en santé animale Vétoquinol, à Lure, annonçait offrir 6.000 puis finalement 7.000 masques aux établissements de santé de la région. « La solidarité est l’affaire de tous les acteurs économiques pour traverser cette épreuve », indiquait Matthieu Frechin, son directeur général. M.C.

Dans le même registre, la CCI du Doubs invite les entreprises à analyser leur stocks afin de mettre à disposition des professions de santé, « en quantité maximale si possible », en priorité : des surblouses de protection (étanches, lavables ou jetables) de 20 à 40 grammes, des masques, des lunettes de protection, des blouses, des charlottes pour les cheveux, des grands sacs poubelles, des bottes, des surchausses. Ou à défaut, diffuser ce message. Contact exclusif : communication@doubs.cci.fr

La CCI Côte-d'Or se fait le relais de l'Agence Régionale de Santé de Bourgogne-Franche-Comté pour collecter auprès des entreprises, les masques dont elles n'auraient pas usage. Sur simple inscription ici.



• Pendant le confinement, l’appli Holy Owly gratuite

owlyComment occuper ses enfants pendant les semaines à venir, coincés à la maison ? En apprenant l’anglais ! La start-up bisontine Kids MBA a décidé de mettre gratuitement à disposition des familles son appli Holy Owly le temps du confinement. Elle s’adresse aux enfants de 3 à 11 ans qui, 5 minutes par jour, ont ainsi droit aux écrans pour la bonne cause.
Pour se lancer, il suffit d’entrer le code « FamilySupport » à la création du compte. Et pour les 2.500 clients payants déjà inscrits, Stéphanie Bourgeois et Julie Boucon, les fondatrices, ont choisi d’offrir une séance Skype avec un coach britannique, une option habituellement payante. Un joli coup de projecteur sur cette méthode d’apprentissage innovante avant une nouvelle version, en septembre, encore plus ludique et « adaptive learning », et des versions en espagnol, en chinois et en Français langue étrangère. Isn’t your tailor rich ? M.C.

 

francefilets

• La CCI du Territoire de Belfort lance un site dédié au coronavirus

La chambre de commerce et d'industrie du Territoire de Belfort a lancé dès jeudi un site dédié aux entreprises et au coronavirus, accessible à cette adresse https://www.covid19-entreprises90.fr/. Cette plateforme regroupe en un seul espace une foule d'infos liées aux entreprises et à la crise du Covid-19 : qui contacter pour étaler sa dette, quel est le dispositif mis en place par Bpifrance, les conditions de mise en place du télétravail, etc. Elle permet également de télécharger des documents tels que le formulaire de déplacement ou des décrets pris pour certaines activités, comme l'ouverture des commerces.
Selon Christian Arbez, directeur de la CCI90, ce site a pour vocation de «  « faciliter toutes les démarches, apporter de la clarté et renseigner un maximum de chefs d’entreprise en temps réel. »
 P.-Y.R.
Pour plus d'infos, lire l'interview de Christian Arbez sur LeTrois.info

1 commentaire(s) pour cet article
  1. Alain BERNIERdit :

    Depuis mon lieu de confinement, j’observe avec attention et inquiétude ce que cette crise du coronavirus révèle de l’état de notre pays. Occultant totalement la pression migratoire aux portes de la Grèce ou le débat sur les retraites, cette pandémie ébranle nos certitudes et met en lumière nos multiples faiblesses. Au-delà des mesures immédiates qu’impose l’extinction de cet incendie sanitaire, et de toutes ces belles et généreuses initiatives que relaie Traces Écrites (merci à ces journalistes !), il sera aussi temps de nous pencher sur les solutions structurelles qui devront suivre ce drame. On ne pourra se limiter à constater et déplorer la désindustrialisation de la France devenue incapable de produire des masques et des respirateurs sur son territoire. Que serait-il advenu de la précieuse livraison d'un million de masque chinois, si les chinois n’étaient pas parvenus à endiguer l’épidémie sur leur sol ? Gouverner c’est prévoir. Exercer le pouvoir, c’est anticiper dans sa globalité et non se contenter d’appliquer à la lettre, et en dernière minute, les préconisations « des scientifiques », pour reprendre un élément de langage inlassablement déroulé par nos ministres depuis plusieurs jours. L’Élysée n’est pas l’académie des sciences, pas plus qu’il ne devrait être une chambre de commerce. Nos gouvernants apprennent, à leur dépend, ce qu’est l’action politique, la vraie. Eux qui espéraient que l’économie, ouverte de préférence, puisse pacifiquement régenter le monde et organiser les sociétés redécouvrent que c’est la décision humaine et non les flux livrés à eux-mêmes qui font l’Histoire et le devenir d’une Nation. Je les écoute s’inquiéter du risque de pénurie de médicaments, feignant de découvrir que la mondialisation économique a entrainé la délocalisation de nombreuses activités stratégiques, pour ne pas dire vitales, à l’étranger. Les mêmes qui, jusqu’alors, préconisaient une économie de service et à « haute valeur ajoutée » comme seule solution compétitive, saisissent enfin que l’agriculture, la santé, l’énergie, la défense sont autant de secteurs que nous devons maitriser dans un monde en tension et aux ressources finies. Cette crise sonne comme un avertissement. Il est temps, dans cette période difficile, de redéfinir les priorités de l’État et de redonner à la France son autonomie.

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