Oncodesign Precision Medicine (Dijon) augmente son capital sans les institutionnels. A Nancy, St Hubert lance un plan d’investissement de 50 millions d’€ pour décarboner sa production de margarine. La plateforme digitale RH des artisans essaime du Grand Est à la Bourgogne-Franche-Comté. Dijon métropole, un Pacte pour aider les entreprises locales à mieux répondre aux marchés publics. Basée en Sud-Alsace, Weleda France renoue avec la croissance. Soprema circule en train depuis Strasbourg.
• Oncodesign Precision Medicine (Dijon) augmente son capital sans les institutionnels
Une augmentation de capital de 2 millions d’€ a été bouclée par Oncodesign Precision Medicine (OPM), annonce la société biopharmaceutique dijonnaise. Cotée sur Euronext depuis 2022, elle visait une levée jusqu'à un montant de 3 millions d'€. Cet objectif n'a donc pas été atteint, du fait du manque de répondant des investisseurs institutionnels, vers lesquels OPM cherchait à se tourner pour compléter son capital constitué surtout d'actionnaires individuels. Philippe Genne, son président-directeur généra, dit « regretter l’absence de prise de risques » de la part de ces investisseurs qu'il estime en « hibernation. » Les actionnaires existants ont permis de collecter 900.000 €, tandis que la souscription d’actions nouvelles a été réalisée par des investisseurs individuels, à hauteur de 700.000 €. Les engagements préalables de souscription et garantie permettent d’aboutir au seuil de 2 millions d'€ qui reste « dans la fourchette » des objectifs initiaux. OPM va s’appuyer sur cet apport pour poursuivre le développement clinique de ses molécules OPM-101 et OPM-102 contre les maladies inflammatoires et le cancer. La société a également reçu, en janvier, une subvention de 2,1 millions d’€ de l’Union européenne, via le Fonds de développement régional (Feder), pour le programme de recherche Comete contre les cancers de l'appareil digestif qu'elle conduit, avec le Centre de luttre contre le cancer de Dijon et l'Institut de chimie moléculaire de l'Université de Bourgogne. M. Noyer
• A Nancy, St Hubert lance un plan d’investissement de 50 millions d’€ pour décarboner sa production de margarine

St Hubert poursuit sa stratégie de sortie des énergies fossiles via un investissement de 50 millions d’€ sur sept ans dans son usine de Ludres (Meurthe-et-Moselle), au sud de Nancy. Propriété du fonds chinois Fosun qui détient également Club Med, le fabricant français de margarines réduites en matières grasses compte notamment abaisser ses émissions de CO2 de 63% en se passant du gaz naturel. « Le gaz représente encore un tiers de nos besoins énergétiques. Nous parviendrons à nous en passer totalement en misant sur la récupération de la chaleur fatale », remarque Jérôme Stein, le directeur industriel du site. La plus grosse part du programme sera toutefois absorbée par l’installation de nouveaux groupes de production de froid, synonyme de réduction des besoins en électricité de 45% sur ce poste. Le site de 109 salariés va également construire isoler thermiquement ses 20.000 m² d’ateliers industriels ainsi que ses procédés (tuyauteries, cuves). Ce plan pluriannuel résulte d’une nouvelle stratégie impulsée ces deniers mois par Jean-Christophe Sibilieau, le PDG de St Hubert, une entreprise de 220 personnes pour un chiffre d’affaires de 116 millions d’€ en 2023. P. Bohlinger
• La plateforme digitale RH des artisans essaime du Grand Est à la Bourgogne-Franche-Comté

Née dans le Grand Est pour l’aide au recrutement et à la fidélisation dans les petites entreprises artisanales, la plateforme numérique « Ma Boîte Mon Equipe » est mutualisée depuis l'an dernier avec quatre régions, dont la Bourgogne-Franche-Comté (*). Cette initiative commune aux employeurs et aux représentants des salariés - elle émane de la Commission paritaire régionale interprofessionnelle de l’artisanat (CPRIA) - a cumulé au fil de sa construction, depuis trois ans, deux rubriques d’information et sensibilisation et une troisième forte de 80 « outils » sous forme de conseils, documents et vidéos de formats courts. L'artisan à la tête d’une entreprise de moins de 11 salariés peut y puiser pour chercher à résoudre ses soucis récurrents de détection de candidats, d’accueil-intégration du salarié et de gestion des RH (contrat de travail, livret d’accueil, gestion des conflits, montée en compétences, accompagnement des seniors, égalité homme-femme…), en suivant un parcours chronologique des différentes étapes sur la plateforme.
« Nous avons souhaité rassembler un maximum de documents sans assommer le dirigeant d’informations, au contraire en lui permettant l’accès rapide à ce qu’il recherche », souligne Christine Cadet, secrétaire générale de l’U2P Grand Est, représentant les employeurs à la CPRIA. « Ma Boîte Mon Equipe » doit aussi aider le dirigeant à se poser les bonnes questions sur l’attractivité de son entreprise, en somme comment celle-ci doit, elle aussi, se présenter de la meilleure manière face au candidat. Cette offre sera présentée au prochain salon des conditions de travail Preventica à Strasbourg du 18 au 20 juin, et pour commencer à la soirée de dévoilement de l’édition, ce jeudi 22 février. M. Noyer
(*) les autres associées étant la Bretagne, l’Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur
La CPME Côte-d’Or (à l’initiative du projet ), le Mouvement des entreprises de France Côte-d’Or et les trois chambres consulaires (métiers et artisanat, agriculture, commerce et industrie) ont signé avec Dijon métropole, vendredi 16 février, un « pacte territorial de réussite de l’achat public ». Celui-ci traduit le fait que « les collectivités ont compris que la commande publique joue un rôle majeur dans le développement économique et que les entreprises ont besoin de règles claires, lisibles et connues », se réjouit Yves Bard, vice-président de la chambre de métiers et de l’artisanat Bourgogne-Franche-Comté.
Plus complet que le small business act qui lui préexistait, ce document prévoit notamment la possibilité pour les entreprises de participer à l’élaboration des critères métiers des appels d’offres et l’intégration de l’apprentissage parmi ces critères, ainsi la mise en place d’un contact unique pour les entreprises souhaitant se positionner. « Dispositif unique au sein des métropoles françaises, scellant l’alliance entre le public et le privé », selon David Butet, président du Medef 21, « outil simple et pratique laissant espérer une mise en œuvre rapide et efficace » selon Francis Penequin vice-président de la CCI, ce document s'inscrit dans un contexte d'un demi-milliard d’€ d'investissements entre 2021 et 2026 émanant de la métropole et de ses communes membres. « 73 % des marchés publics sont attribués à des entreprises de la métropole et 94 % à des entreprises côte-d’oriennes », appuie François Rebsamen, président de Dijon métropole. Geoffroy Secula, président de la CPME 21, a invité la région Bourgogne-Franche-Comté à s’inspirer du modèle dijonnais pour ses commandes. P.Bouillot
• Basée en Sud-Alsace, Weleda France renoue avec la croissance
La filiale du groupe suisse Weleda spécialisé dans les produits homéopathiques et la cosmétique naturelle, dit avoir retrouvé la croissance en 2023 tant au niveau de ses ventes (+1% en pharmacies et parapharmacies) que de son bénéfice, sans en préciser les montants. Après plusieurs années de baisse consécutive à l’arrivée de nouveaux concurrents dans la cosmétique naturelle et au déremboursement des médicaments homéopathiques par l’assurance-maladie l’entité française du groupe basée à Huningue (Haut-Rhin) - où elle avait supprimé 127 emplois en 2022 - est parvenue à inverser la tendance en 2023, grâce au lancement de nouveaux produits, notamment sur le segment des soins anti-âge. Weleda a aussi introduit en France une sélection de déodorants stick qui ont permis à cette gamme de préempter 35% de parts du marché des déodorants naturels et bio. « Le travail des équipes Weleda pour lancer des innovations inspirantes, répondant à des besoins des consommateurs, alliant efficacité, naturalité et respect de l’environnement, porte ses fruits et délivre de la croissance dans un marché très concurrentiel », se félicite Ludovic Rassat, président-directeur général de Weleda France. La marque s’apprête à lancer encore de nouveaux produits en 2024. J.Giorgi
• Soprema circule en train depuis Strasbourg
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Le groupe Soprema de produits de couverture et d’étanchéité a relancé, depuis le début de l’année, une ancienne de ligne ferroviaire entre le port de Strasbourg où se trouve son siège et l'une de ses usines principales, et la gare de Rouen (Seine-Maritime). Le parcours bénéficie à la fois aux matières premières et aux produits finis du groupe familial, acteur mondial de son domaine (chiffre d’affaires de 5 milliards d’€, effectif de 10.500 salariés). Il évitera la circulation de 200 à 400 camions par an, soit 5.000 à 10.000 tonnes, et « réduira de plus de 50 % les émissions de gaz à effet de serre liés à ce transport », explique l’entreprise, qui indique envisager la duplication ailleurs. La relance est effectuée avec Fret SNCF et l’opérateur ACPMC. Depuis Rouen, les produits Soprema rejoindront par la route leur destination finale: des dépôts en région parisienne et dans l’ouest de la France. M.Noyer













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