Le laboratoire Crossject trouve son oncle d’Amérique. La chaleur des déchets se diffuse dans l’agglomération de Mulhouse. Weleda quitte l'Alsace pour l'Allemagne. De l’argent frais pour les investissements de l’aéroport de Strasbourg. L’abbaye de Cluny en route vers l’Unesco. Bruno Selli, confirmé président du Comité directeur du CRRI 2000.

 

• Le laboratoire Crossject trouve son oncle d’Amérique


Les Américains ont tiré les premiers. Comme souvent, avec des innovations de première main issue de la vieille France empêtrée dans ses normes, procédures et parfois préjugés. Le laboratoire dijonnais et graylois Crossject, concepteur d’un système d’injection sans aiguille, baptisé Zeneo® (400 brevets), décroche la timbale outre-Atlantique. La BARDA, autorité pour la R&D avancée dans le biomédical et rattachée au ministère de la Santé, lui commande pour 60 millions de dollars de l’antiépileptique Zeneo Midazolam. Contrat qui pourra monter jusqu’à 155 millions, toujours de dollars, en cas de validation des options prévues.
La BARDA joue ici parfaitement son rôle qui consiste à acquérir et/ou de développer des contre-mesures médicales, en lien avec des menaces collectives visant la santé ou l’intégrité physique des citoyens américains. Le seul bémol à cette bonne nouvelle pour Patrick Alexandre, PDG et fondateur de Crossjet, concerne l’accord définitif de la très puissante Food and Drug Administration (FDA), administration de contrôle des denrées alimentaires et des médicaments.
Il s’agit d’un second accord conclu outre-Atlantique après celui de juin dernier avec la société Eton Pharmaceuticals pour Zeneo Hydrocortisone, dédié à lutter contre l’insuffisance surrénalienne aigüe, de nature à booster un chiffre d’affaires non significatif à une petite dizaine de millions d’€. Crossjet s’appuie sur une centaine de personnes et prévoit d’en recruter plusieurs dizaines dans les prochains mois. D. Hugue

 

bandeau Village CA

 

• Weleda supprime 127 postes en France, principalement sur son site alsacien de Huningue

weleda
Weleda s’est implantée en France en 1924 à Huningue, dans le Haut-Rhin. © Traces Ecrites


Le groupe pharmaceutique suisse Weleda a annoncé ce 4 juillet aux représentants du personnel sa volonté de supprimer 127 postes en France, principalement sur son site de Huningue (Haut-Rhin). Le site de 325 salariés ferait notamment les frais du déremboursement de l’homéopathie par la Sécurité sociale, une mesure entrée en application en janvier 2021.
Les lignes de fabrication de médicaments homéopathiques, sa seule activité industrielle, devraient être délocalisées d’ici 2023 en Allemagne, a-t-on appris de source syndicale. Les 40 postes de délégués commerciaux chargés de promouvoir la marque en France devraient également être supprimés. Enfin, le nouvel espace de vente inauguré en 2019 avenue Roosevelt à Paris devrait être fermé.
« Nous sommes abasourdis par cette annonce. Weleda a certes tout misé sur la pharmaceutique à Huningue, un marché mouvant, très dépendant des évolutions de la règlementation. Mais on nous disait toujours que les profits de la cosmétique pouvaient compenser les pertes. Un expert-comptable mandaté par le CSE nous avait indiqué récemment que le groupe avait un très bon bas de laine », souligne Laurence Saturni, déléguée syndicale CFTC du site de Huningue. P. Bohlinger

 

hautemarne

 

• La chaleur des déchets se diffuse dans l’agglomération de Mulhouse

chaleur mulhouse
La nouvelle chaufferie est le point de départ d'un réseau de plus de 14 kilomètres. © M2A


Mulhouse Alsace Agglomération (M2A) a procédé la semaine dernière à l’inauguration de son réseau de chaleur alimenté en bonne partie par ses déchets. La centrale installée à Rixheim (Haut-Rhin) se raccorde en effet à l’usine d’incinération des résidus urbains du Sivom de la région mulhousienne, dont M2A forme la majorité du périmètre.
Celle-ci fournit 75 % de l’énergie nécessaire pour la production de chaleur, qui monte en régime pour atteindre 80.000 gigawattsheures annuelles en 2024, l’équivalent de 8.000 logements. Ce réseau s’étend sur 14,5 kilomètres desservant le secteur en développement urbain de l’est de l’agglomération, en direction de la Suisse.
Son installation a représenté un investissement de 24,7 millions d’€ pris en charge par le délégataire de M2A, la société Valorim réunissant RCU-A (Réseaux de chaleur urbains d’Alsace, lui-même filiale du distributeur de gaz alsacien R-GDS) et Dalkia (groupe EDF). L’Ademe a soutenu le projet à hauteur de 33 % via son Fonds chaleur. M. Noyer

 parcmulhouse

 

• De l’argent frais pour les investissements de l’aéroport de Strasbourg

strasbourg
Le pavillon d'honneur de l'aéroport strasbourgeois sera rénové pour 12,5 millions d'€. © Rey-de Crécy Architectes


L’Eurométropole de Strasbourg a voté la semaine dernière sa contribution au programme d’investissement pluriannuel de l’aéroport de Strasbourg-Entzheim
: rénovation du Pavillon d’honneur (12,5 millions d’€), rénovation énergétique des locaux, centrale biomasse, etc. Sur un montant global d’environ 50 millions d’€, la collectivité en apporte 2,05 millions sous forme d’une avance en compte courant d’actionnaires versée en deux temps, cette année puis en 2023.
Les pouvoirs publics s’engagent à financer à hauteur de 20,45 millions d’€ par leur participation à l’augmentation de capital de la Société Aéroport de Strasbourg-Entzheim, société anonyme dont ils forment l’actionnariat : État (63 %, apport de 12,8 millions d’€ via l’Agence des participations de l’État), chambre de commerce et d’industrie Alsace-Eurométropole (23,2 %), Région Grand Est, Collectivité européenne d’Alsace et Eurométropole (4,6 % chacun). M. Noyer

 

bpbfc

 

• L’abbaye de Cluny en route vers une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco

clunyL’inscription de Cluny et les sites clunisiens sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO franchit une étape. L’adhésion du Conseil départemental de Saône-et-Loire à la Fédération européenne des sites clunisiens et l’attribution d’une subvention de 20.000 € donne le feu vert à la rédaction du dossier de candidature qui ne concernera pas uniquement le monument phare, l’Abbaye de Cluny, en Saône-et-Loire, mais une liste de sites en Europe. Ils sont au nombre de 200 dans sept pays.
Enrique Saiz Martin, ancien directeur général du patrimoine culturel de Castille et León (Espagne) et expert des biens classés sur la liste du Patrimoine mondial, avait réalisé une pré-étude en 2020 pour le compte de la fédération.
Les premiers éléments de la candidature seront rédigés d’ici décembre 2022 dans le but de boucler le dossier pour juillet 2024. La liste de sites clunisiens sélectionnés devra démontrer qu’elle constitue « un ensemble reconnaissable de bâtiments et de lieux avec leur propre typologie et signification qui, de l’abbaye de Cluny, s’est répandu dans toute l’Europe sur au moins cinq siècles, et dans lequel se manifeste un univers culturel et symbolique spécifique qui a contribué, fondamentalement, à la construction de l’Europe médiévale et moderne. »
Tout était parti de Cluny au 11e siècle avec l’édification de l’église abbatiale « Maïor Ecclesia » d'une grandeur exceptionnelle, 187 mètres de longueur sur une largeur de 90 mètres au niveau du transept, qui en faisait la plus grande église de la chrétienté à l’époque. Son influence a duré jusqu’à la fin du 15e siècle.
Devenue bien national à la Révolution, l'abbaye est vendue par lots à des marchands de matériaux. De l’église, il reste aujourd’hui un bras du grand transept et un cloître, et du site, deux palais occupés par l’Hôtel de Ville et le musée municipal. Les ruines de l’église ont été en partie reconstituées en réalité augmentée pour les quelques 100.000 visiteurs annuels. (Photo ci-contre © Traces Ecrites) C. Perruchot

 

Mouvements

 

• Bruno Selli, confirmé président du Comité directeur du CRRI 2000

crri
Le nouveau Comité directeur de GEBTP, l'association qui gère la marque CRRI 2000, avec Bruno Selli (3ème en partant de la gauche) président et Laurent Germain (à l’extrémité droite), directeur général. © Samuel Carnovali


C’est dans un contexte général tourmenté que Bruno Selli a été élu président du nouveau Comité directeur de CRRI 2000, groupement d'entreprises (GEBTP) du nord Franche-Comté. Augmentation du prix des matériaux, diminution de la marge des entreprises, difficultés de recrutement et hausse de la demande de travaux… Les données du baromètre CRRI 2000 du deuxième trimestre 2022, réalisé auprès de ses 33 adhérents, renforce le sentiment général. Bruno Selli, gérant de DPL Selli à Audincourt (Doubs), entreprise de rénovation-peinture reste président aux côtés de Laurent Germain, en tant que directeur général.
CRRI 2000, fédère des entreprises du Nord-Franche-Comté dans les domaines du bâtiment et des travaux publics. Son objectif est de regrouper les spécificités et savoir-faire de ses adhérents afin de réaliser des travaux en conception réalisation, macro-lots et travaux service. En rassemblant plus de 15 métiers et 1.500 emplois, CRRI 2000 réalise un chiffre d’affaires de 200 millions d’€ en 2021. M. Vollot

 

Commentez !

Combien font "7 plus 2" ?