Une université pour les métiers du nucléaire en Sud Bourgogne. Soprema construit son usine à côté de son siège de Strasbourg. Oncodesign à Dijon rassemble 6 millions d’€ de financements nouveaux. L'Alsacienne RDS prête à commercialiser son patch connecté en 2024. Doubs et Haute-Saône : "l'expérience en magasin" pour relancer le commerce de l’habillement. Point de rentrée au Medef Côte-d’Or.

 
• Une université pour les métiers du nucléaire en Sud Bourgogne 

L’Université des métiers du nucléaire s’implante en Sud-Bourgogne, à compter de début octobre. Ce réseau national de formations sectorielles va se déployer dans les bassins du Creusot-Montceau et du Grand Chalon (Saône-et-Loire) qui en constituent un bastion, autour de Framatome. Ses initiateurs, le Club du nucléaire de Bourgogne-Franche-Comté et le Campus des métiers et qualifications ITIP (Industrie Technologique Innovante et Performante), souhaitent « dynamiser les dispositifs de formation, en particulier sur les compétences critiques menant aux quatre métiers en tension de la filière : soudeur, conducteur d’équipement d’usinage, chaudronnier et contrôleur non destructif », exposent-ils. Près de cinquante (48 exactement) formations initiales, continues ou par alternance sont déjà identifiées du BTS au bac + 5 en mode initial. L'Université a vocation à en ouvrir d'autres ou à intégrer le nucléaire dans le cursus d’offres existantes. Selon la communauté urbaine du Creusot-Montceau et la communauté d’agglomération du Grand Chalon, 2.660 offres d’emploi étaient à pourvoir en septembre 2023 en Saône-et-Loire dans les quatre métiers en tension. Au niveau national, la filière du nucléaire prévoit de procéder à 10.000 recrutements par an sur dix ans. M. Noyer

 

be5.0

 

• Soprema construit son usine à côté de son siège de Strasbourg

SOPREMA nouvelle usine strasboURG
La nouvelle usine de produits d'étanchéité liquide s'étendra sur 3 hectares au port de Strasbourg, début 2024. © Groupe Soprema


En face de son nouveau siège inauguré en septembre, pour 47 millions d'€, le groupe d’étanchéité-isolation Soprema (10.500 salariés dans le monde et un chiffre d’affaires de 4,8 milliards d’€ en 2022) poursuit également la construction d‘une nouvelle usine d’étanchéité liquide, dans la zone du port de Strasbourg (Bas-Rhin). La construction du nouveau bâtiment s’achèvera début 2024, dans le but d'une mise en service des installations au milieu de l’année prochaine. L’unité étendue sur 3 hectares abritera la fabrication de toutes les gammes d’étanchéité de Soprema. Elle représente un investissement de « plusieurs dizaines de millions d’€ », se contente d’indiquer le groupe interrogé sur ce point. Le président de Soprema avait évoqué lors de l'inauguration un investissement de 130 millions d''€ pour l'ensemble des projets strasbourgeois. « Cette nouvelle usine a vocation à tripler la capacité de production de solutions d’étanchéité liquide à base chimique pour le site de Strasbourg et ainsi à se substituer en grande partie à la production actuelle sur place », ajoute le groupe. M. Noyer

 

Oncodesign à Dijon rassemble 6 millions d’€ de financements nouveaux

La société de recherche en traitements anti-cancéreux Oncodesign à Dijon (Côte-d’Or) annonce la conclusion d’un accord de financement de 6 millions d’€ répartis à parts égales entre la Caisse d’épargne Bourgogne-Franche-Comté, le Crédit agricole Champagne Bourgogne et Société générale Grand Est. Cet emprunt « porte à 13,35 millions d’€ la trésorerie d’Oncodesign Precision Medicine (OPM) au 3 octobre 2023 », annoncent la société et ses banques. Il permet d’avancer dans le process de développement clinique du produit phare OPM-101 contre les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, « en poursuivant la phase I d’essais et en préparant la phase IIa sans perdre de temps du fait de la morosité boursière ambiante », déclare son président-directeur général Philippe Genne dans un commmuniqué. OPM est cotée depuis novembre dernier en bourse (marché Euronext Growth) et a réalisé une augmentation de capital de 8 millions d’€ en décembre 2022 dont 5 millions apportés par ses fondateurs. Son autre produit en essai cliniques, sous licence de Servier, est orienté contre la maladie de Parkinson. M. Noyer 

 

• L'Alsacienne RDS prête à commercialiser son patch connecté en 2024 

RDS ELIE LOBEL
Elie Lobel préside RDS, créée en 2020 à Strasbourg. © RDS


La start-up strasbourgeoise RDS annonce l’arrivée de Capital Grand Est parmi ses investisseurs, complétant son tour de table de 13 millions d’€. Cet apport vient conclure la levée d’amorçage de la société, créée en 2020. RDS a développé un mini-patch connecté, équipé de cinq capteurs qui permettent de mesurer en temps réel une dizaine de paramètres cardio-respiratoires vitaux, et une plateforme en ligne qui transmet ces données aux professionnels de santé. Ce dispositif facilite le suivi et le retour à domicile des patients à risque après une opération chirurgicale. Le lancement commercial de ce produit, baptisé MultiSense, est prévu en 2024 en Europe.

La société qui emploie une vingtaine de collaborateurs, continue à lancer de nouveaux essais cliniques et prépare la procédure d’enregistrement auprès des autorités américaines. L'arrivée de Capital Grand « et plus globalement le soutien reçu durant cette phase d’amorçage vient confirmer l’intérêt porté à notre technologie par les investisseurs alors que nous préparons un tour de série A », déclare Elie Lobel, président de RDS. « De nombreux hôpitaux nous ont également exprimé leur soutien, notamment en France, en Belgique et en Allemagne, ce qui montre bien que notre dispositif MultiSense répond à un réel besoin dans la transformation des parcours patients. » En parallèle del' apport financier, Jean-François Rax, directeur associé de Capital Grand Est, fait son entrée au sein du comité stratégique de RDSJ.Giorgi

  

pvf2023

 

Doubs et Haute-Saône, "l'expérience en magasin" pour relancer le commerce de l’habillement

Pour trouver les motifs d’espoir pour le commerce indépendant de l’habillement, la CCI Saône-Doubs et la Fédération nationale de l’habillement ont co-organisé une conférence et un temps d’échanges début octobre à Montbéliard (Doubs). Les quelque 75 participants ont pu écouter l’exposé d’Olivier Badot, expert national de la consommation, sur les tendances du moment, qui rendent le contexte difficile pour le segment du moyen de gamme, « celui-là même qui forme le cœur d’activité de nos magasins indépendants de centre-ville », relève Nathalie Bernard, directrice du pôle appui aux entreprises de la CCI interdépartementale.

La montée du seconde main, après la crise sanitaire, est également à prendre en compte. Sans compter celle du commerce en ligne. « Mais les solutions existent, souligne Nathalie Bernard. Une clé consiste à « créer l’expérience en magasin » : modification des agencements, animation d’ateliers et cours, témoignages d’influenceurs/influenceuses, défilés en boutique… Elles peuvent passer aussi par des événements organisés en commun par plusieurs points de vente voisins ». Quant au digital, les commerçants indépendants se trouvent dans la nécessité d’investir dans les réseaux sociaux, mais pas forcément de se lancer dans l’e-commerce, leur atout restant leur force incomparable de conseil, qu’ils peuvent entretenir par des formations. Confortée par cette expérience montbéliardaise, la CCI Saône-Doubs va poursuivre ce type d’initiatives. M. Noyer

 

medef octo 2023

 

• Point de rentrée au Medef Côte-d’Or 

PRESIDENT MEDEF
David Butet, président du Medef Côte-d'Or, a fait le tour d'horizon des initiatives à succès du syndicat patronal dans le département.
© Patrice Bouillot


Après le succès des « rencontres des entreprises de France » (Ref), nationales fin août puis départementale le 28 septembre à l’opéra de Dijon, David Butet peut se permettre de rappeler le poids du syndicat patronal qu’il préside en Côte-d’Or. Le Medef 21 représente près de la moitié des salariés du secteur privé du département, et ses 330 mandataires siègent dans toutes les organisations paritaires, où ils impulsent des projets tels que la création prochaine d’une crèche privée dans la zone industrielle de Longvic. Les dernières initiatives ont été des réussites, assure David Butet, à l’instar de Génération des leaders éveillés, « un programme de formation pour permettre aux dirigeants de prendre soin d’eux », unique en France à ce jour et qui pourrait bien faire école - une deuxième promotion d’une quinzaine de chefs d’entreprise sera constituée à partir de janvier prochain.

Handijob, opération de job dating fléchée sur les personnes en situation de handicap, connaît un succès tel - 70 personnes recrutées l’an dernier sur les 130 candidats à l’emploi présentés aux recruteurs - qu’une édition à Beaune s'ajoutera cette année à celle de Dijon, respectivement les 22 et 24 novembre. Quant au programme Model (Mobilité de détachement local), solution de prêt de main-d’œuvre entre entreprises, il concerne une quinzaine d’entreprises - là encore, la Côte-d’Or est pilote en France. Enfin, le Medef s’est vu confier par l’État l’animation du club départemental des « entreprises qui s’engagent pour une société inclusive et un monde durable », fort déjà d’une quarantaine de membres. Autant d’initiatives bienvenues « dans un contexte d’inquiétude face aux crises devenues récurrentes et de transitions profondes, et alors que l’État ne cesse d’alourdir les charges et les taxes pesant sur les entreprises », résume David Butet. P. Bouillot

Commentez !

Combien font "5 plus 1" ?