Apsiis fait naître une start-up des petits réacteurs nucléaires dans le nord-Franche-Comté. Belle seconde édition du salon Business Industries Dijon et troisième en vue. Un master QHSE et hydrogène se crée à Auxerre. En Haute-Saône, coup d’arrêt pour l’aménagement de la zone Aremis. Le CNAM forme à la plasturgie de demain dans le nord-Franche-Comté. Dix-neuf partenaires pour l’entrepreneuriat féminin en Bourgogne-Franche-Comté.


• Apsiis fait naître une start-up des petits réacteurs nucléaires dans le nord-Franche-Comté

Sous le nom de Neext Engineering, une start-up finalise sa création dans le nord-Franche-Comté dans le domaine des petits réacteurs nucléaires modulaires, les SMR dans l’abréviation de leur terminologie anglaise. Visant un effectif à court terme d’une dizaine de personnes, la société par actions simplifiée (SAS) naît des actions montées par l’association Apsiis pour préserver et développer les compétences en énergie mises à mal par les délocalisations de General Electric (GE) à Belfort. L’Association de Préfiguration de Sociétés d’Intégration et d’Ingénierie Systèmes concrétise ainsi le « P » de son nom complet, dans un domaine stratégique : « Notre territoire possède l’expertise exceptionnelle du modulaire appliqué à l’énergie hérité de GE, pour sa duplication au nucléaire », rappelle Philippe Petitcolin, président d’Apsiis.
Cette technologie est montée en haut de la pile des priorités de l’État dans le cadre de la relance du nucléaire, pour sa modularité qui permet la construction de plusieurs réacteurs jusqu’à 300 mégawatts environ, plutôt qu’une grosse centrale de 1.600 MW. Neext Engineering répondra à l’appel à projets national des SMR en cours. Apsiis a par ailleurs déjà suscité l’implantation à Belfort de l’ingénieriste en énergie Oteenga et développé un outil de maquettage de projets dans l’hydrogène. M. Noyer 

 
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• Belle seconde édition du salon Business Industries Dijon et troisième en vue

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Le groupe Galilé (200 millions d’€ d’activité), que préside Éric Michoux et qui a racheté le 7 juillet AIT Stein portant à 35 son nombre d’unités, fait une arrivée en force sur le salon avec de nombreux cadres du groupe. En photo de gauche à droite, Philippe Blanchard, directeur de pôle nucléaire ; Anne-Cécile Colin, directrice du pôle ingénierie ; Johanna Héry, responsable juridique ; Guillaume Sliwa, DG de la filiale dijonnaise CLM (boîtes à gants et sous-ensemble inox pour le nucléaire) ; Marie Michoux, responsable communication et Julie Lacroix, DRH.  © Traces Ecrites
 
Si la première édition du salon Business Industries a rencontré un succès d’estime, la seconde, les 7 et 8 septembre derniers, marque le coup et en annonce une troisième, prévue les 29 et 30 novembre, toujours au Parc des expositions de Dijon. Jugez-en avec une fréquentation de près de 2.100 visiteurs, en provenance notamment pour 64% de Bourgogne-Franche-Comté, 10% de Rhône-Alpes et 6,5% du Grand-Est. Les 98 exposants, surtout la seconde journée, affichaient pour la plupart un large sourire, promettant de revenir l’an prochain. Côté forum de l’emploi, 24 recruteurs ont répondu présent, ainsi que 6 organismes de formation. La centaine d’offres proposées a généré pas moins de 600 entretiens. Quant au rendez-vous du village d’affaires, les 28 acheteurs inscrits ont pu bénéficier de 179 entretiens. D. Hugue
 
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Le sous-traitant franc-comtois Roland Bailly, spécialiste notamment des bols vibrants qui orientent la distribution de pièces, de la réalisation de moules et de la fabrication de micro-pièces techniques surmoulées, demeure fidèle au salon Business Industries Dijon. En photo : Pascal Duquet, responsable technico-commercial de l’entreprise bisontine. © Traces Ecrites
 

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• Un master QHSE et hydrogène se créé à Auxerre

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Le master QHSE et hydrogène a été officialisé par le président-maire de l’Auxerrois, Crescent Marault (premier à gauche) et Claude Vaucouloux, (deuxième à droite) directeur du Pôle Formation 58-89, le 8 septembre dernier, à l’issue de la conférence « Numériquez-vous » portée par l’UIMM, le Medef et le groupement local du numérique NumYco. © IDXPROD-ID'PHOTO


Un an après l’inauguration de la première station de production et de distribution d'hydrogène de Bourgogne-Franche-Comté, la communauté d'agglomération de l'Auxerrois (Yonne) et le Pôle Formation 58-89 lancent un master Qualité Hygiène Sécurité Environnement (QHSE) et Hydrogène. La première promotion, de onze étudiants, débutera le 26 septembre prochain sur les sites du Pôle Formation 58-89 et de AUXR-LAB. « Ce master est très technique, il s’adresse à des personnes qui ont déjà des compétences solides en QHSE », précise Sébastien Guilbert, responsable de l’enseignement supérieur au Pôle Formation 58-89. « Le cœur des enseignements portera sur la QHSE, le volet hydrogène viendra en illustration, mais la formation permet une mise en application dans tous les domaines », souligne-t-il.
Ce cursus, soutenu à hauteur de 70.000 € par l’intercommunalité, a été construit en collaboration avec l’Institut des métiers de l’Environnement et de la Transition écologique (IET), qui crée ainsi un troisième campus à Auxerre, en complément de ceux de Lyon et Nantes. Le déploiement de cette formation a pour objectif de permettre aux organisations locales de disposer d’un vivier de salariés formés à la maintenance hydrogène. M.Vollot

 

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• En Haute-Saône, coup d’arrêt pour l’aménagement de la zone Aremis

En 2005, le Conseil général de la Haute-Saône avait acquis l’ancien aérodrome militaire de Lure-Malbouhans (237 hectares) afin de le reconvertir en un parc industriel, baptisé Aremis et dédié aux mobilités innovantes. Pour la réalisation de la phase 1 de la zone d’aménagement concerté (ZAC), le SYMA - syndicat mixte regroupant le Département, la communauté de communes du Pays de Lure et la CCI de Haute-Saône – avait obtenu en 2016, par arrêté préfectoral, l’autorisation de détruire des espèces protégées et leurs habitats, le site faisant l’objet d’un classement en zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). La décision avait été contestée par des associations de protection de l’environnement qui ont porté l’affaire devant la justice administrative. Après une longue bataille juridique, l’arrêt de la Cour administrative d’appel de Nancy du 8 février 2022 avait annulé l’arrêté préfectoral. Puis cet été, le SYMA a renoncé à se pourvoir en cassation devant le Conseil d’État. Quelles sont désormais les perspectives d’avenir pour cette ZAC ? Dans un communiqué, France Nature Environnement Bourgogne-Franche-Comté « demande à ce que l’aménagement du site de Malbouhans soit définitivement abandonné pour un autre si le projet du véhicule du futur ne pouvait fonctionner sans construction d’infrastructures supplémentaires. » Contactés, le Département et le SYMA n’ont pas souhaité réagir. E. Prompt

 

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• Le CNAM forme à la plasturgie de demain dans le nord-Franche-Comté

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Neuf élèves composent la première promotion de la licence pro ECO3P. © CNAM


Eco-conception-produit-process en plasturgie, en abrégé Eco3P :  ainsi se dénomme la formation en alternance qui a été lancée ce lundi au lycée Nelson-Mandela à Audincourt (Doubs), à l’initiative du CNAM (Conservatoire national des arts et métiers) Bourgogne-Franche-Comté, de l’UIMM Franche-Comté et du Greta-CFA Haute-Saône et nord-Franche-Comté. Cette spécialité couvrira les thématiques de la plasturgie dans ses divers process (extrusion, thermoformage, injection…) en général, et en particulier ses dimensions environnementales : éco-conception, développement du recours aux polymères biosourcés, recyclabilité et analyse du cycle de vie, impact des règlementations européennes (Reach) et nord-américaines, etc. La formation délivrera une licence professionnelle du CNAM, au terme de l’année d’enseignement qui suivra un rythme  d'une semaine de cours - au lycée Mandela et au pôle formation voisin de l’UIMM à Exincourt - et trois semaines en entreprise, en contrat d’apprentissage. Ouverte aux bac + 2 (BTS Europlastics et autres voies), elle accueille une première promotion de neuf élèves, à laquelle est promise un cursus bien adapté aux attentes de la plasturgie d’aujourd’hui et de demain. M. Noyer

 

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• Dix-neuf partenaires pour l’entrepreneuriat féminin en Bourgogne-Franche-Comté

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Les partenaires du Paref, réunis lundi à Dijon autour de la secrétaire d’État Marlène Schiappa, de la députée Fadila Khattabi, de la secrétaire générale aux affaires régionales Anne Coste de Champeron et du vice-président de la Région Nicolas Soret. © Patrice Bouillot


Parce qu’« un dirigeant d’entreprise sur trois seulement est une femme », ainsi que le rappelle Thierry Buatois, président de la CCI Bourgogne-Franche-Comté, un plan régional pour la promotion et le développement de l’entrepreneuriat des femmes (Paref), a été signé l’an dernier par l’État, la Région et Bpifrance, avec une dotation de 450.000 € pour la période 2021-2023. Ce mercredi 21 septembre, 19 acteurs économiques se sont engagés dans ce dispositif : trois banques (Caisse d’épargne, BNP Paribas et Crédit agricole), les réseaux d’accompagnement à la création-reprise (Adie, BGE, CCI, France Active, Initiative France, Réseau Entreprendre), le Medef, la CPME, l’Ordre des experts-comptables et l’association 100 000 entrepreneurs. « C’est une nouvelle étape au bénéfice des entrepreneuses, encore trop souvent confrontées à des obstacles plus importants que les hommes, se réjouit Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale et solidaire et de la Vie associative, présente à Dijon pour l’occasion. Les réseaux comme celui qui se forme autour du Paref constituent un soutien et un booster pour les entrepreneuses et prouvent l’efficacité de la coopération entre les acteurs », a ajouté la membre du gouvernement. « Le Paref sera une réussite si, à chaque étape, les entrepreneuses sont accueillies, se sentent en confiance et ne rencontrent pas de freins, ajoute Nicolas Soret, vice-président de la Région en charge des finances, du développement économique, de l’économie sociale et solidaire et de l’emploi. Il traduit notre volonté commune de casser les stéréotypes, très tôt, chez les femmes comme chez les acteurs économiques. » P. Bouillot

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