AdhexPharma rachète l’allemand tesa Labtec. Le fret du Grand Est se met en mode conférence. La 3ème promotion de l’accélérateur PME Bourgogne Franche-Comté est lancée. Avec Urbasolar, la Haute-Saône reconvertit ses sites d’enfouissement de déchets en centrales solaires. Le centre commercial de l'allemand Cemagg surgit dans les Trois Frontières, aux portes de l’Alsace.
• Le dijonnais AdhexPharma rachète l’allemand tesa Labtec
Le spécialiste dijonnais des patchs transdermiques AdhexPharma, qui vient de fêter ses 70 ans, poursuit sa croissance externe. Après le rachat, en 2021, de son concurrent allemand AMW, il acquiert tesa Labtec, autre entreprise germanique. Installée à Hambourg, avec une unité à Langenfeld dans le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, tesa Labtec est une CDMO (Contract Development and Manufacturing Organization) qui développe des patchs transdermiques (Transfilm) et des films orosolubles. Ce rachat permet à AdhexPharma de renforcer son implantation en Allemagne, mais également d'hériter des 30 ans d’expérience de l’entreprise en matière d’administration de substances contrôlées. « Nous bénéficierons de son expertise de longue date dans la formulation de patchs et de films oraux. Nous intégrerons aussi la gestion des substances contrôlées dans notre portefeuille », souligne Bruno Loiseau, directeur général d’AdhexPharma. La SAS dijonnaise emploie 130 personnes et a réalisé un chiffre d'affaires de 29 millions d'€ en 2021. A. Morel
• Le fret du Grand Est se met en mode conférence

qui traversent le Grand Est. © E-login 4
Pour se procurer une vision globale du sujet et guider leurs actions dans les prochains années, l’État et la région lancent la conférence du fret et de la logistique du Grand Est, un secteur qui emploie 63.000 personnes en direct dans la région et 106.000 en ajoutant celles qui exercent ces fonctions dans des entreprises dont ce n'est pas le métier principal. Un premier atelier consacré à l’immobilier et au foncier se déroulera ce jeudi 6 octobre à Strasbourg. Il sera suivi de quatre autres dans la région, au rythme d’un par mois jusqu’à février, successivement sur les infrastructures et flux de fret, la transition écologique pour le secteur d’activités, les ressources humaines et le « système logistique régional », à savoir la logistique analysée comme atout pour l’économie et l’aménagement du territoire. Ces réunions convient tous les acteurs de la chaîne logistique – pouvoirs publics, entreprises de transport et logistique, chargeurs, gestionnaires d’infrastructure, formateurs, recruteurs, autres prestataires et associations - à échanger dans un même cadre, la variété des participants devant déboucher en mars sur une synthèse représentative qui fixera le cap des politiques pour les années à venir.
Les enjeux majeurs portent sur la capacité de cette grande région située au cœur des principaux axes de circulation ouest-européens à ne pas se résumer à une zone de transit, mais à capter la valeur ajoutée logistique. D’autre part, la nécessaire sobriété de la consommation foncière, qui semble à première vue entrer en contradiction avec la nature de l’activité. Ensuite, les moyens de répondre à la dégradation dans le temps des infrastructures, en termes de financement et de planification. Enfin, les problématiques de transition écologique (réduction des gaz à effet de serre) et de recrutement-formation (pénurie de main d’œuvre). M. Noyer
• La 3ème promotion de l’accélérateur PME Bourgogne Franche-Comté est lancée

Bpifrance et la région Bourgogne-Franche-Comté ont mis sur les rails, fin septembre, la troisième promotion d’entreprises à bénéficier de l’accélérateur PME. Ce dispositif vise à faire émerger les ETI de demain, en fournissant pendant deux ans du conseil, divers séminaires de formation et du réseautage. Un diagnostic à 360 degrés de la PME est réalisé par des spécialistes de Bpifrance, épaulés par des enseignants de HEC. Il radiographie l’entreprise, sur une dizaine de points clefs comme l’organisation RH, le développement commercial, la politique à l’export, le numérique… Les 14 entreprises sélectionnées proviennent de la plupart des départements de la région et représentent des activités très variées : produits d’équipement de la ferme avec Japy Tech (Côte-d'Or), hydraulique avec Fluidexpert (Saône-et-Loire), ou isolation thermique des bâtiments avec Myral (Côte-d'Or). « Une étude conduite par le CNRS a montré qu’en moyenne, une PME qui suit notre parcours voit son chiffre d’affaires croître 10 % plus vite qu’une autre comparable qui n'y a pas recouru », assure Bruno Rogowski, concepteur national de ce programme Bpifrance. A. Morel
• Avec Urbasolar, la Haute-Saône reconvertit des sites d’enfouissement de déchets en centrales solaires

La centrale solaire de Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin (Haute-Saône) a été inaugurée vendredi 30 septembre. Plus de 6.700 panneaux photovoltaïques ont été installés sur un ancien site d’enfouissement de déchets de 5,8 ha. Missionné par le SICTOM du Val de Saône (syndicat intercommunal de collecte et de traitement des ordures ménagères) propriétaire du foncier, le SYTEVOM de Haute-Saône (syndicat mixte pour le transfert, l’élimination et la valorisation des ordures ménagères) a choisi Urbasolar pour le développement, le financement, la construction et l’exploitation de cette unité de production d’énergie renouvelable. Basé à Montpellier, le groupe (300 millions d’€ de chiffre d’affaires hors production d’électricité), lui-même filiale de l’électricien suisse Axpo, est un spécialiste du photovoltaïque, exploitant 650 centrales pour un total de 1 gigawatt. La centrale solaire de Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin, d’une puissance de 2,8 MWc (mégawatts crête), doit produire chaque année 3.000 MWh (mégawattsheures), soit la consommation électrique de plus de 1.500 habitants. Dans le même département, l’ancien site de stockage de déchets de Vadans (2,5 ha) a également été reconverti en parc photovoltaïque par Urbasolar. E. Prompt
• Le centre commercial de l'Allemand Cemagg surgit dans les Trois Frontières, aux portes de l’Alsace

La création de nouveaux centres commerciaux se raréfie. Mais l’opérateur allemand Cemagg en fait le pari, aux portes de l’Alsace. Il a ouvert, jeudi dernier, la « Galerie des Trois Frontières » (Dreiländergalerie) dans la commune de Weil-am-Rhein située à la confluence de la France et de la Suisse, dans l’aire d’attraction de Bâle. La proximité de la prospère métropole suisse motive cet investissement de 100 millions d'€ pour implanter 67 boutiques, restaurants et services sur 26.000 m2 de surfaces de vente. « Ce territoire possède un haut potentiel de revenu, dans toutes ses composantes helvétique, allemande et française et nous apportons des enseignes que le consommateur ne trouve pas au pied de chez lui », indique Andreas Thielemaier, directeur de Cemagg Weil, citant par exemple la maison de couture Peek & Cloppenburg, Abercrombie & Fitch, et Hollister. La combinaison de quelques marques de prestige, de magasins haut-de-gamme de prêt-à-porter et d’une offre alimentaire plus basique (magasins Lidl et Rewe) doit procurer à ce shopping center transfrontalier une fréquentation d’1,5 à 2 millions de visiteurs, « dont environ 40 % venant de Suisse et 30 % chacun de France et Allemagne », selon le directeur. M. Noyer




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