Un industriel espagnol de l’agro-alimentaire va investir 42 millions d'€ à Chalon-sur-Saône. La Collectivité européenne d'Alsace fusionne les conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. La cristallerie Baccarat reprise par cinq fonds internationaux. Le Club de foot de Nancy passe sous capitaux étrangers. Rougeot transforme des boues de sables en matière première pour les tuiles. De l’argent de General Electric pour H2SYS.

 

• Un industriel espagnol de l’agro-alimentaire va investir 42 millions d'€ à Chalon-sur-Saône

La nouvelle circulait depuis plusieurs semaines dans les milieux économiques, sous le sceau de la discrétion : un groupe espagnol de l’agro-alimentaire est sur le point de s’implanter à Chalon-sur-Saône, avec 200 emplois à la clé. Marie-Guite Dufay, présidente du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté rompt le silence le 30 décembre dans un communiqué, sans pour autant en révéler l’identité.
« L’industriel demande toute discrétion tant que le permis de construire n’est pas accordé », nous avait indiqué préalablement Le Grand Chalon, la collectivité propriétaire du parc SaôneOr où il doit s’installer. Une « fuite » qui a vivement fait réagir Sébastien Martin, président du Grand Chalon, auprès de la presse locale : « Je dénonce l’attitude irresponsable du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté qui a pris l’initiative de communiquer sans l’accord de l’entreprise sur un projet qui, je le rappelle, est confidentiel. »
L'investissement est d'ampleur, inégalé depuis plusieurs années en Bourgogne : 42 millions d'€ pour construire et équiper plusieurs dizaines de milliers de mètres carrés sur un terrain de 14 hectares du parc d'activités SaôneOr. Cette implantation boucle d'ailleurs l'aménagement de la première tranche, de 50 hectares, de cette ancienne friche de Kodak. Si bien que la communauté d'agglomération de Chalon a l'intention de procéder à la viabilisation de la seconde tranche, de même taille, dès l'année prochaine.
Dans son communiqué, le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté fait savoir que l’Agence Economique Régionale et Business France travaillent sur le dossier depuis plus d’un an et qu’il a débloqué 400.000 € dans le cadre de son plan d’accélération des investissements et que L’État en ajoutera autant.
L'industriel devrait se faire connaître avant la fin de ce premier trimestre. Les premiers recrutements, entre 80 et 100 emplois, probablement pour la fin de 2022, seront des postes de production, robotique, administratifs, de logistique, des systèmes d’information et de maintenance.

 

Batifrancun

 

• La Collectivité européenne d'Alsace fusionne les conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin

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Frédéric Bierry (tout à droite), premier président de la Collectivité européenne d’Alsace lors de son élection le 2 janvier. © Alexandre Schlub/CeA


La Collectivité européenne d'Alsace (CeA), regroupant les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, est officiellement née le 1er janvier 2021. Frédéric Bierry (Les Républicains) est le premier président de ce territoire de 1,9 million d’Alsaciens. «  C’est une étape qui restera dans les choix qu’a fait notre pays pour son organisation institutionnelle », a déclaré Josiane Chevalier, préfète du Bas-Rhin qui a présidé le 2 janvier, la cérémonie d’installation de cette  collectivité d’une forme unique.
Le Président de la République, Emmanuel Macron, avait donné un accord de principe le 31 octobre 2017, à l’occasion d’un déplacement à Strasbourg, validé par le  Parlement le 3 août 2019, par une loi relative aux compétences de la Collectivité européenne d’Alsace. Prochaine étape, l’élection de 80 conseillers d’Alsace, au mois de juin prochain.
Concrètement, la CeA reprend les compétences traditionnelles des départements  enrichies de compétences nouvelles : la coopération transfrontalière en raison du voisinage avec l’Allemagne et la Suisse,  une offre de formation bilingue, le transfert des routes nationales et autoroutes non-concédées et la possibilité d’instituer, « prochainement », une contribution poids-lourds.
Les défenseurs de cette nouvelle collectivité espèrent bien aller plus loin : « Le temps de la reconquête de la reconnaissance institutionnelle de l’Alsace ne s’arrêtera pas là », a déclaré le président Frédéric Bierry. « La loi 4 D prochaine (loi de décentralisation), et la loi Autonomie doivent nous permettre de concrétiser des demandes de différenciation et d’expérimentation supplémentaires. » Il a également levé le voile sur l’organisation d’une collectivité qui compte 6.000 agents, « à l’échelle de 7 bassins de vie, du sud au nord de l’Alsace, représentés par 7 vice-présidents. »
La création de cette collectivité hybride répond à une revendication forte des Alsaciens dont beaucoup jugeaient l’identité alsacienne diluée dans la région Grand Est où toutefois, ils demeurent. Les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin subsistent en tant que circonscriptions administratives de l’Etat qui conserve préfectures et sous-préfectures.

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• La cristallerie Baccarat reprise par cinq fonds internationaux

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La cristallerie Baccarat est rachetée par des fonds sino-américains, dont son principal créancier. @ Laurent Parrault


La majorité des actions de la fameuse cristallerie de luxe basée en Meurthe-et-Moselle, est désormais détenue par un consortium de cinq fonds internationaux, dont Tor Investment Management, basé à Hong Kong, l’un de ses principaux créanciers. Tor Investment Management ainsi que les fonds Sammasan Capital, Dolphin Capital, CEOF Holdings et Corbin Opportunity, détiennent 97,1 % du capital de Baccarat SA. L’actionnaire majoritaire était la société Fortune Legend Limited (FLL), filiale du groupe chinois Fortune Fountain Capital (FCC). Cette dernière était en liquidation judiciaire depuis septembre 2020.
Depuis l’officialisation de la transaction, le 28 décembre, le cours de l’action Baccarat sur Euronext Paris est suspendu via une offre publique de retrait obligatoire, afin de racheter les 2,9 % dispersés au prix du marché. Le dernier chiffre d’affaires publié s’élevait à 86,8 millions d’€ fin septembre 2020 ; il était de 164 millions fin 2019.



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Le Club de foot de Nancy passe sous capitaux étrangers

Jacques Rousselot, entrepreneur, seul actionnaire de l'Association sportive Nancy Lorraine (AS Nancy) depuis 27 ans a vendu le club de football le 31 décembre à un consortium international composé « essentiellement de personnes physiques résidentes américaines, avec une personnalité indienne et une personnalité chinoise qui se sont associées au sein de diverses structures pour reprendre le capital du club.»  Des personnes qui ont une expérience dans le sport et dans le divertissement, a encore précisé Etienne Favre, conseil du cédant.  Cela faisait trois ans que Jacques Rousselot cherchait un repreneur pour le club qui évolue en ce moment en division 2. Le président opérationnel est Gauthier Ganaye qui officiait à Ostende (Belgique) et précédemment à l’OGC Nice.

 

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• Rougeot transforme des boues de sables en matière première pour les tuiles

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L'unité de lavage des sables et de recyclage des boueux et des eaux de la carrière de Mont-Saint-Vincent. © Rougeot


Le groupe de travaux publics Rougeot annonce avoir réalisé un investissement de 1,8 million d’€ sur la carrière de Mont-Saint-Vincent (Saône-et-Loire) pour y recycler les boues de lavage de ses installations en galettes d’argile pour la fabrication de tuiles en terre cuite.
Une unité de lavage des sables produits à partir du gisement de granit de la carrière pour la maçonnerie, le remblai et les terrains sportifs, permet de déshydrater et de presser les boues. Quant à l’eau, celle-ci est recyclée et renvoyée à l’unité de traitement de lavage. « Une démarche d’économie circulaire qui permet ainsi de réutiliser et de transformer les déchets en nouvelles ressources  », commente le groupe.



• General Electric : première aide financière du fonds Maugis au bénéfice d’H2SYS

 

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H2SYS fabrique des générateurs électriques à hydrogène. © H2SYS

 
H2SYS, fabricant de groupes hydrogène à Belfort est la première entreprise à bénéficier du fonds Maugis, une enveloppe de 50 millions d’€ qu’avait versé General Electric à l’Etat pour ne pas avoir tenu son engagement de créer 1.000 emplois comme promis au moment du rachat de la branche énergie d’Alstom.
Le comité de gestion de ce fonds de revitalisation industrielle géré par Solutions Fiducie, réuni le 28 décembre, accorde un accompagnement financier à l’entreprise belfortaine, d’un montant non précisé, « conditionné au lancement d’une chaîne de production et à la création d’un nombre d’emplois minimum. »
H2SYS prévoit en effet le développement d’une ligne de fabrication de groupes électrogènes hydrogène, permettant de produire de l’électricité qui devrait générer 15 emplois. Ce projet avait déjà été retenu par le fonds de soutien à l’industrie en octobre, avec à la clé une aide de 800.000 €.

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