Emmanuel Macron qui l’avait emporté dans tous les départements de l’Est en 2017 perd 3 départements de Bourgogne-Franche-Comté et 5 dans le Grand Est.
La Bourgogne-Franche-Comté avait placé Marine le Pen en tête du premier tour de l’élection présidentielle. Le vote s’est inversé au second tour, le 24 avril, en faveur du président sortant, mais avec un score bien inférieur aux 58,5% de la moyenne nationale : 52,87% en Bourgogne-Franche-Comté et 52,07% dans le Grand Est). Dans l’une et l’autre région, Emmanuel Macron perd du terrain par rapport à sa première élection en 2017 : plus de 7 points en Bourgogne-Franche-Comté et près de 6 points dans le Grand Est.
Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), situé en troisième position au premier tour dans chacune de ces régions, ont en partie entendu le "Tout sauf Le Pen" que leur avait soufflé leur candidat. La majorité de leurs voix se sont portées sur Emmanuel Macron, mais ils ont aussi bien alimenté les votes blancs ou nuls qui frôlent les 7% en Bourgogne-Franche-Comté et près de 5,50% dans le Grand Est. L’abstention est aussi en progression : Plus d’un quart des électeurs ne se sont pas rendus aux urnes.
Légère domination du président sortant en Bourgogne-Franche-Comté
Vus plus près du terrain, les résultats montrent que le président sortant qui avait gagné dans les 8 départements de Bourgogne-Franche-Comté en 2017 ne l’emporte cette fois que dans 5 d’entre eux : la Côte-d’Or, le Doubs, la Saône-et-Loire, le Jura et le Territoire de Belfort. Il fait ses meilleures performances en Côte-d’Or (57,27%) et dans le Doubs (57,12%). Dans le Territoire de Belfort, la différence avec son adversaire se compte en quelques 1.700 voix. En Saône-et-Loire, il rassemble 53,33% des suffrages et dans le Jura, 53,07%.
Symbolique, dans le département la Nièvre qui a fait émerger un président de gauche pendant deux septennats, François Mitterrand, c’est Marine Le Pen qui l’emporte, certes de justesse, avec 225 voix d’avance. La domination de la candidate du Rassemblement National est beaucoup plus nette en Haute-Saône, son meilleur score régional avec 56,90%. Les électeurs de l’Yonne lui apportent 51,59% de leurs suffrages.
Moitié moitié dans le Grand Est
Dans le Grand Est, la moitié des 10 départements sont acquis au Président sortant, l’autre à la candidate du Rassemblement National. Tandis qu’Emmanuel Macron fait son meilleur score dans le Bas-Rhin avec 58,96%, Marine Le Pen domine largement dans les Ardennes (56,66%), la Haute-Marne (56,96%) et la Meuse (55,61%). Les électeurs des Vosges (52,42%) et de l’Aube (51,68%) lui ont également donné leur préférence.
En Moselle, Emmanuel Macron l’emporte de justesse avec à peine un point de plus que son adversaire. En revanche, sa victoire est nette en Meurthe-et-Moselle (54,42%) avec un très confortable 76,78% à Nancy. Dans le Haut-Rhin, il obtient 52,90% des voix avec 65,80% à Mulhouse où Jean-Luc Mélenchon dominait le premier tour (36,06%). Et dans la Marne, 52,10%.
Plus de 70% à Nancy, Strasbourg et Besançon
Un tour d’horizon des grandes villes confirme que les citadins ont plébiscité Emmanuel Macron tandis que les ruraux ont préféré Marine Le Pen. Les meilleurs scores du président sortant se situent à Nancy 76,78%, Strasbourg 77,65%, Besançon 72%, Dijon 69,88%, Metz 67,19 %. Il fait aussi plus de 60% à Mâcon (66,47%), Auxerre (64,60%), Epinal (64,04%) Chalon-sur-Saône (63,37%), Huningue et Thionville (63,93%), Saint-Louis (63,94%), Nevers (62,10%), Beaune (60,99%).
Réactions du monde des entreprises
La CPME, via un communiqué transmis par la CPME68, se félicite de la réélection d’Emmanuel Macron. Le syndicat patronal des PME et artisans souhaite que ce quinquennat permette « la poursuite des réformes annoncées, en particulier celle des retraites. »
Il espère également que certains sujets, comme la réforme de la fonction publique et la remise à l’équilibre des finances publiques, « quasiment absents de la campagne électorale », soient remis sur la pile des dossiers prioritaires. Le syndicat patronal en profite pour reposer la question de la durée actuelle de remboursement des prêts garantis par l’Etat (PGE) « qui font peser un risque majeur sur les entreprises ».










































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