Implanté en Moselle, DV group investit 5 millions d’euros pour augmenter ses capacités en maintenance industrielle dans la région. Après avoir agrandi son site d’électronique de Metz, il vient de lui adjoindre une antenne à Mulhouse. De nouveaux ateliers, d’électromécanique cette fois, sont également en construction à Sarre-Union, à la jonction de l'Alsace et de la Lorraine.


Ses ingénieurs de pointe travaillent en toute discrétion, mettant leurs compétences au service des grands sites industriels auxquels leur expertise en maintenance est indispensable. Afin de mieux servir ses clients, DV group a décidé d’étendre sa toile dans le Grand Est à partir de ses deux sites mosellan. L’entreprise siégeant dans le Pas-de-Calais et dont l’acronyme associe les initiales des noms de son fondateur (Luc Devos) et de son PDG actuel (Pierre Vandenhove), mobilise à ces fins plus de 5 millions d’euros sur trois ans.

 

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Créée en 2004, l’antenne de Norroy-le-Veneur (Moselle), dans l’agglomération de Metz, vient ainsi de bénéficier d’un investissement de 1,5 million d’euros ayant permis d’augmenter ses capacités d’un quart. Une extension de 400 m² de ses ateliers a été livrée fin 2024. Ce site d’électronique – l’un des onze du groupe de 350 salariés (chiffre d’affaires de 48,5 millions d’euros en 2024) – assure le diagnostic et la réparation de convertisseurs de fréquence, des équipements également appelés « onduleurs. » Ces appareils, on les retrouve partout dans l’industrie ! Ils servent à contrôler la vitesse, la direction et le couple des moteurs électriques dans des applications de production, de logistique et d'automatisation des processus.

« Nous pratiquons la maintenance 4.0, à partir de métiers basés sur des compétences techniques. Qu’on ne s’y trompe pas toutefois : nos intervenants ne sont pas des techniciens, mais des ingénieurs en électrotechnique », introduit Reynald Boutillier, directeur du pôle électronique de puissance de DV group.

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La réparation d’une panne courante sur une carte électronique prend environ une demi-journée. © Philippe Bohlinger


Sur l’une des paillasses du laboratoire messin, une carte électronique attend d’être extraite de son onduleur. Armé d’une batterie d’outils de diagnostic (oscilloscope, détecteur de haute tension, etc.), un ingénieur électrotechnicien va analyser ses différents composants, contrôler leur bon fonctionnement, évaluer leur durée de vie, etc. Un véritable travail d’enquêteur qui peut prendre une demi-journée pour une panne commune, jusqu’à plusieurs jours pour les plus gros onduleurs. La tâche est parachevée en zone d’essai où les équipements sont testés pendant 12 heures. Après un contrôle préventif de sa carte électronique, un variateur Siemens de 20 ans d'âge va par exemple pouvoir reprendre du service dans une usine sidérurgique. 

« Nous apportons notre expertise en électronique de puissance aux industriels, de manière curative, mais aussi en préventif sur les marchés du transport urbain (tramways, bus électriques) ainsi que dans l’automobile, la sidérurgie ou encore l’éolien », détaille Rémy Butez, le responsable du site de Norroy-le-Veneur. Et de poursuivre : « Un constructeur automobile dont la ligne de production est vieillissante a besoin de fiabiliser celle-ci sans devoir la revamper totalement. Pour ce faire, nous réalisons des mesures physiques qui seront analysées par une intelligence artificielle et complétées par les connaissances de nos ingénieurs ».

 

Savoir-faire reconnu au-delà de la frontière

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Rémy Butez (à gauche), responsable de site à Norroy-le-Veneur (Moselle) et Reynald Boutillier (à droite), directeur du pôle électronique de puissance de DV group. © Philippe Bohlinger


Les 21 salariés du site sont reconnus pour leur expertise dans l'ensemble du Grand Est, mais aussi au-delà en Allemagne, en Suisse ou encore aux Pays-Bas. Le groupe compte d’ailleurs augmenter sa part de chiffre d’affaires à l’export, située actuellement à 20 %.

Pour accroître le rayonnement de ses activités, Reynald Boutillier vient d'ouvrir, en mars dernier, un site d’électronique à Mulhouse (Haut-Rhin), moyennant un investissement de 750.000 euros. Cette antenne pilotée depuis Norroy-le-Veneur compte actuellement quatre salariés. Elle devrait rapidement monter en cadence avec un objectif à termes de 10 collaborateurs. DV group recrute d’ailleurs une demi-douzaine d’ingénieurs électrotechniciens, réparateurs et ingénieurs technico-commerciaux pour ces deux sites.

Le groupe n’est pas en reste dans la région sur un autre volet, la maintenance électromécanique. Cette activité, très différente de la première, nécessite des ponts roulants pour manipuler de lourds moteurs, réducteurs, pompes et autres ventilateurs industriels. Dans ce domaine, DV group planifie le déménagement de son site de Sarreguemines (Moselle) où travaillent huit personnes. Il injecte 3 millions d’euros dans la construction de 1.300 m² d’ateliers tout neufs à une vingtaine de kilomètres, à Sarre-Union (Bas-Rhin). Leur ouverture est prévue à l’horizon 2026. Enfin, les sept salariés de l’agence commerciale de Colmar (Haut-Rhin), dédiée à l’électromécanique, complètent le maillage du groupe nordiste dans le Grand Est.

 

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Avant de reprendre du service sur un site sidérurgique, ce convertisseur de fréquence Siemens passe au banc d’essai. © Philippe Bohlinger

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