L’entreprise familiale de taille intermédiaire achève, avec son enseigne pour les professionnels, le travail de repositionnement de ses cinq marques qui l’installe comme une référence des peintures, lasures et autres produits de décoration et protection des bois intérieurs et extérieurs. Il fabrique ces gammes sur son vaste site de Domblans.
« Révélons le meilleur du bois. » Sous ce slogan en forme de profession de foi, le Jurassien Plastor décline sa nouvelle identité de marque, pour attirer à elle les clients particuliers et professionnels en quête de produits d’entretien et de décoration de bois, sa spécialité.
L’entreprise s’inscrit dans un mouvement de repositionnement des différentes marques de sa maison- mère, le groupe V 33 à Domblans (Jura) qui déploie une large gamme de produits de finition. « Elle vient en fait conclure un travail déjà opéré ces dernières années pour les quatre autres entités », souligne Virginie Pinero, responsable marketing de Plastor.
Ces actions ont ainsi concerné, auparavant, les marques destinées aux particuliers : V33 elle-même, Libéron (peintures, ébénisterie, produits de droguerie) présente en GSB (grandes surfaces de bricolage) et les peintures d’intérieur Hypnotik qui passent par le négoce de la décoration. Ainsi que l’autre enseigne tournée vers le B&B (artisans, parquetiers…), Cécil Professionnel dans les peintures d’intérieurs. Plastor, elle, se focalise sur des spécialités : les vitrificateurs (un film chaud de protection), les huiles et cires, les colles et joints, ou encore les lasures. Son offre s’écoule principalement par le biais de magasins de décoration, comme le réseau d'indépendants UGD.

L’ensemble confère ainsi au groupe V 33 un statut de poids lourd de la finition bois, conservant le statut familial de ses fondateurs en 1957, les de Grivel. Il emploie 750 salariés et réalise un chiffre d’affaires annuel de 250 millions d’euros. Ses produits sortent des ateliers du vaste site de Domblans qui a fait l’objet d’extensions régulières, la dernière siginificative remontant au début des années 2020. L’usine, source de fierté pour son incarnation du made in France et du made in Jura, prend place au milieu de la verdure et de 250 arbres. Un tel environnement a inspiré à Plastor l’une des justifications de sa nouvelle base line, « à savoir un rapport fort d’ancrage dans le territoire et dans la nature », expose Virginie Pinero.
Le militantisme pour le développement durable s’exprime aussi par des actes d'ordre économique. Plus précisément au niveau de la composition des produits. L’augmentation de la part du biosourcé dans les formulations du groupe V 33 forme l’axe prioritaire de travail de son laboratoire de recherche-développement de quelques 30 personnes à Domblans.
La montée du biosourcé, comme offre de base

Au bénéfice de Plastor, cette équipe a mis au point un vitrificateur en phase aqueuse formant aujourd’hui la base de son offre, puis, en 2022 un premier exemple de biosourcé, un saturateur formé d’huiles de végétales et de résines. Ce produit hydrofuge nourrit les bois de toutes essences et les protège des pluies, autres intempéries, rayons UV et diverses agressions.
Une nouvelle étape se profile en cette fin octobre : la commercialisation d’une huile d’origine végétale, vouée à remplacer progressivement la version pétrosourcée classique, confectionnée à partir de dérivés du pétrole. « Là où sur le marché on dénombre des compléments de gamme biosourcés, nous avons décidé d’en faire le fondement de notre offre », appuie Virginie Pinero.
Le caractère sain est également mis en avant. Plastor fait valoir des émissions de COV (composés organiques volatils) « quatre à cinq fois inférieures au seuil autorisé » de la norme de référence (la NF EN 16.000), qui sont validées par des tests au bout de seulement trois jours d’utilisation, alors que la règlementation permet d’attendre jusqu’à 28 jours. Par ailleurs, complète la responsable marketing, « nous avons rédigé pour chaque produit sa fiche de déclaration environnementale et sanitaire (FDES) », le document rassemblant les données pour en établir le bilan carbone et procéder à son analyse de cycle de vie (ACV) de la matière de base jusqu’à la destinée post-utilisation (réemploi, recyclage, incinération, enfouissement…).
L’évolution des gammes de la PME jurassienne s’inscrit dans un objectif de se déployer davantage dans les applications pour les bois en extérieur, devenues une « grosse minorité » complémentaire aux bois intérieurs, la spécialité historique. Pour renforcer sa visibilité sur les deux segments, Plastor à parrainer pour la première fois en 2024 un « Challenge bois » annuel dans la région voisine Auvergne-Rhône-Alpes, qui distingue les réalisations d’apprentis menuisiers, charpentiers et parquetiers, du CAP au BTS. Rien de tel pour attirer l’attention de futurs clients-utilisateurs.

Photos fournies par l'entreprise.



















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